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La Commission électorale nationale indépendante -CENI- va publier, ce vendredi 24 août 2018, la liste des candidats retenus en marge de la présidentielle du 23 décembre. La CENI, qui fait face à une guerre d’invalidation des candidatures, nourrie par les militants -parmi eux des scientifiques- de différents camps politiques et ayant pour champ de bataille les réseaux sociaux, a dû avoir du pain sur la planche pour trancher et dresser cette liste.

Jean-Pierre Bemba et l’affaire subornation des témoins, Félix Tshisekedi et l’affaire diplôme, Shadary et la problématique de sa double candidature à la présidentielle comme indépendant et aux législatives nationales pour le compte du PPRD, sont certainement les dossiers ayant donné des maux de tête et du fil à retordre Corneille Nangaa et son équipe lors de l’opération de traitement des dossiers réceptionnés entre le 25 juillet et le 8 août 2018.




Durant cette période, 25 personnalités ont défilé dans les bureaux de la CENI pour déposer leurs dossiers en vue de batailler pour le fauteuil présidentiel. Le premier traitement des dossiers effectué par la CENI a donné lieu à la publication d’une liste de 20 candidats, 5 autres étant dans une situation d’irrégularité. Le principal motif serait d’ordre financier. Ces différents candidats n’avaient pas été en mesure de verser la caution exigée par la loi électorale pour prétendre présider aux destinées de la RD-Congo. Il est fort possible qu’après ce premier traitement, certains candidats se soient mis en conformité avec les exigences de la nouvelle loi électorale en payant notamment leur caution élevée à USD 100.000.Les candidats qui seront invalidés par la CENI ont la possibilité d’introduire un recours auprès de la cour constitutionnelle. Celle-ci va statuer et publier une liste définitive le 19 septembre 2018. Bien avant le verdict de la CENI, Michel Okongo Lomena a jeté l’éponge au motif que le processus électoral souffre de manque de transparence. Via un communiqué signé par son rapporteur, Jean-Pierre Kalamba Mulumba, la CENI a rejeté en bloc les motifs avancés par Okongo les qualifiant de «tendancieux et non fondés dont il impute la responsabilité» à la Centrale électorale. Selon ce communiqué, Michel Okongo n’a jamais déposé sa candidature au seul BRTC commis à la réception et au traitement des dossiers des candidats à la magistrature suprême. «De ce fait, la déclaration de retrait de candidature de l’intéressé ne correspond nullement à la réalité et n’est qu’un stratagème mis en œuvre par son auteur dans le dessein malveillant de jeter le discrédit sur le processus électoral, en relayant des accusations gratuites contre la Centrale électorale et des déclarations aussi non fondées qu’inexactes sur le respect du calendrier électoral et la machine à voter, en voulant donner l’impression d’agir par nationalisme et respect des valeurs, contra factum», a dénoncé la CENI dans son communiqué, non sans prévenir qu’elle «se réserve le droit d’en tirer toutes les conséquences que de droit contre son auteur».

Laurent OMBA
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