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La Présidence sud-africaine (RSA) a annoncé hier la nomination de l’ancien Président de la République Thabo Mbeki Mvuyelwa comme Envoyé spécial du Président Cyril Ramaphosa dans les Grands lacs où il est spécifiquement chargé du suivi du processus électoral en RDC qui doit conduire aux élections du 23 décembre 2018. Il vient faire le travail de Thomas Perriello, le tout dernier Envoyé spécial de Barack Obama, le Président des USA.

Thabo Mbeki a un atout personnel pour conduire à bien sa mission de veiller strictement à la régularité du processus électoral pour le compte de la République Sud-Africaine et, par ricochet, dont la RSA est un des membres influents. C’est qu’il connait très bien le personnel politique de la RDC dans le menu détail. En effet, c’est lors de son mandat comme Président de la RSA que se sont tenues à Sun-City en terre sud-africaine (2002-2003) les négociations inter congolaises qui ont donné lieu en 2006 à l’avènement de la IIIème République par l’adoption par referendum de la Constitution du 18 février 2006 après une période de transition de 2003 à 2006.
Pour y arriver, les Sud-Africains n’ont pas lésiné sur les moyens. C’est bien le Président Thabo Mbeki qui était à la manœuvre. Les Congolais sont reconnaissants envers la RSA pour son rôle joué en faveur de la paix au pays. Sans le tact du Président sud-africain Thabo Mbeki, les Congolais ne seraient jamais parvenus à la signature de l’Accord global et inclusif.
D’où, on peut attester, sans crainte d’être contredit que Thabo Mbeki a le profil du boulot. On peut rappeler qu’autrefois il est après les anciens Présidents de la République y compris l’ancien secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Koffi Anan à avoir signé une tribune au vitriol qui dénonçant vertement la situation politique en RDC avec une crise politique aigue qui n’en finit pas.
76 ans, fis de Gorvan Mbeki, le compagnon d’infortune de Nelson Mandela au bagne sud-africain de l’apartheid de Robben Island avec Walter Sisulu il a passé quasiment passé l’essentiel de son existence en exil. De retour, il prend activement part aux négociations avec le gouvernement d’apartheid de la minorité blanche, dirigé par Frederik de Klerk en vue de mettre un terme au régime de ségrégation raciale et engager une transition pacifique vers un pouvoir à majorité noire. Ce qui est fait.
En 1994, à la suite de la victoire de l’ANC à l’Assemblée nationale d’Afrique du Sud lors des premières élections au suffrage universel, Thabo Mbeki devient Vice-Président d’Afrique du Sud, fonction qu’il partage avec Frederik de Klerk. Tandis que Nelson Mandela est porté à la Présidence de la République sud-africaine.
C’est alors qu’il devient progressivement le dauphin de Mandela, après avoir écarté successivement tous les autres prétendants à la succession notamment Cyril Ramphosa. Après la démission de Frederik de Klerk en 1996, Thabo Mbeki devient l’unique Vice-Président d’Afrique du Sud aux côtés de Nelson Mandela. Ce dernier lui lègue alors l’essentiel de ses pouvoirs exécutifs. Président d’Afrique du Sud de 1999 à 2008 avec comme Vice-Président de la République Jacob Zuma. Lors des élections juin 1999, Thabo Mbeki est naturellement élu, lors de son second mandat, il est congédié, mis en cause dans une affaire de corruption liée à un contrat d’armement de 3,7 milliards d’euros. Mais les charges sont abandonnées en avril 2009.
KANDOLO M.
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