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Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc, la République Démocratique du Congo est plongée dans une instabilité politique et une insécurité sociale dont la classe politique est sans conteste le cerveau moteur de la situation. Négativement divisée au lieu de
l’être positivement, et d’accepter de consentir stratégiquement des sacrifices pour l’intérêt du peuple congolais au nom de qui elle se bat, notre classe politique donne l’impression de vouloir une chose et son contraire. Tout en étant d’accord pour la vérité des urnes programmées au 23 décembre 2018, il nous semble difficile de réussir ce pari sans réconciliation et pardon mutuel de la classe politique avant cette date historique qui permettrait aux filles et fils de ce potentiel riche pays de 2.345.410 Km2 de prouver aux yeux du monde qu’ils sont politiquement sages, intelligents et matures pour éviter l’éventuelle impasse qui se profile à l’horizon « 23 décembre 2018 », à cause de leur irréalisme sur l’arrangement particulier de l’Accord global et inclusif de la saint Sylvestre, les funérailles dignes pour l’opposant historique de notre pays, maintenant la problématique de la « machine à voter » qui risque de tout compromettre suite à l’inflexibilité positionnelle de l’opposition politique et de la majorité au pouvoir sur la « machine à voter ». Puisque « toute personne a droit à la liberté d’expression, ce droit implique la liberté d’exprimer ses opinions et ses convictions notamment par la parole, l’écrit et l’image sous réserve de la loi, de ordre publique et des bonnes manières », nous implorons notre classe politique pour qu’elle choisisse le moindre mal afin que soit organisé dans notre pays des élections libres, transparentes et apaisées, sans heurts. De cette manière nous aurons respecté les articles 1 et 5 de notre constitution ainsi que 23 et 24 afin règne la justice, la paix et le travail. Socle de la passation du pouvoir entre le Président entrant et sortant. C’est de cette façon que nous aurons patriotiquement honorés les mémoires du prophète Simon KIMBANGU, les héros nationaux Patrice Emery LUMUMBA et mzée Laurent Désiré KABILA, ainsi que l’opposant historique Etienne TSHISEKEDI Wa MULUMBA. Sans patriotisme et réalisme politique de la part de nos compatriotes qui ont choisi de servir ce pays et son peuple en faisant la politique, il sera difficile, si pas impossible, de bâtir une République Démocratique du Congo plus beau qu’avant, dans la paix. L’instabilité politique et l’insécurité sociale qu’entretiennent volontairement ou involontairement notre classe politique ne trouveront pas des solutions acceptables et acceptées sans organisation d’un culte œcuménique de réconciliation et de pardon mutuel pour l’opposition politique et la majorité au pouvoir. Organiser les élections le 23 décembre 2018, c’est bien. Mais les réussir pour qu’il y ait moins des constations postélectorales, c’est mieux. Avec cette approche, la classe politique aura exploité rationnellement le contenu de notre devise qui est « Justice-Paix-Travail-Travail » et de notre hymne national « Le Debout Congolais ». Ainsi, le réalisme politique supplanterait son irréalisme. Et les préoccupations susmentionnées, ne manqueront pas de trouver leurs solutions, car la réconciliation et le pardon mutuel auront contribué à inciter notre classe politique à mettre de l’eau dans son vin, et à regarder dans la direction de la vérité où la souffrance du patient peuple congolais ne pas à voir avec des lunettes. Pour ce faire notre classe politique devrait examiner et argumenter rationnellement sur l’utilisation ou pas de la « machine à voter », et les conséquences qui en découleraient. Se fier aux déclarations médiatiques de la classe politique, c’est remettre en cause le principe même de la démocratie pour laquelle tout le monde semble se battre. A notre avis, seul le réalisme politique assis sur le patriotisme, le nationalisme, la rationalité, la sagesse, la maturité éviteraient à notre pays sa balkanisation, et son impasse qui se profilerait à l’horizon du 23 décembre 2018. Que les professionnels des médias usent du pouvoir qui leur est reconnu aux articles 23 et 24 de la Constitution de notre pays pour que soient combattus les méfiances, les soupçons, l’extrémisme, l’insouciance, la méconnaissance, et l’irréalisme qui semblent se développer dans notre classe politique, et la pousse à l’inflexibilité positionnelle qui plonge le pays dans la situation politique et sociale où il se trouve. Pour que la vérité puiser triompher sur la « machine à voter » qui risque de tout compromettre pour la vérité des urnes du 23 décembre 2018, nous sollicitons de la CENI et notre classe politique une démonstration télévisée de sa fiabilité et de ses avantages. En cas de fiabilité et d’acceptation conditionnée, les critiques constructives peuvent être émises pour son amélioration. Dans le cas contraire, notre classe politique a intérêt à être réaliste pour que nos élections sans heurts soient effectivement organisées, dans un délai acceptable et acceptée. Si nous voulons réellement bâtir un pays plus beau qu’avant, dans la paix, convertissons nos mentalités négatives en mentalités positives dans nos milieux respectifs, avec en tête notre mature, sage et intelligente classe politique.

Aimé-Isidore KAKUSA GULUNDUGA-MULONDO Animateur en Administration et Gestion des Entreprises Formateur Audiovisuel/RTNC-KINSHASA
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