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Dans le souci d’éliminer la présence des moutons noirs dans le corps universitaire, Steve Mbikayi Mabuluki, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire -ESU-, entre en guerre contre les professeurs et chefs de travaux détenteurs de faux diplômes. Le contrôle a débuté lundi 20 août 2018. Une commission ad-hoc a été initiée dans le but de passer au peigne fin le cursus académique de tous les enseignants ayant défendu leurs thèses de doctorat à l’étranger. L’annonce a été faite lors de l’inauguration du monument Mgr Luc Gillon érigé en mémoire de ce recteur-bâtisseur de l’Université Lovanium à l’Université de Kinshasa -UNIKIN. Par ailleurs, le ministre Mbikayi a, dans son compte Twitter, informé l’opinion que des experts du ministère de l’ESU ont effectué une enquête préliminaire qui a permis de dénicher la présence au sein des alma mater des professeurs et chefs de travaux détenteurs de faux diplômes obtenus à l’étranger.





La tricherie est devenue monnaie courante en RD-Congo. Dans tous les secteurs d’activités, les moutons noirs s’accaparent des commandes avec tout ce que cela comporte comme effets collatéraux. Dans le souci d’améliorer la qualité de l’enseignement en RD-Congo, Steve Mbikayi Mabuluki, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire -ESU-, vient de déterrer la hache de guerre pour s’attaquer de front aux professeurs et chefs de travaux détenteurs de faux diplômes. Une commission ad-hoc a été mise sur pied pour procéder au contrôle du cursus académique de tous ces enseignants qui ont défendu leurs thèses de doctorat à l’étranger.

Après cette démarche, Steve Mbikayi promet non seulement de retirer les diplômes aux détenteurs de ces faux titres académiques, mais également de les traduire en justice pour faux et usage de faux. C’est tellement révoltant que le creuset du savoir qui semblait hors de portée, a succombé à cette gangrène. La qualité douteuse des produits largués sur le marché de l’emploi en fait foi. Les membres de cette commission de contrôle ont reçu des instructions strictes en vue de débarrasser la profession enseignante des brebis galeuses qui l’avilissent. Il n’est nullement question d’états d’âme, mais de remettre de l’ordre dans ce domaine éminemment élitiste. L’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et universitaire est tributaire de l’assainissement de ce secteur.

Ces inspecteurs qui vont se déployer dans tous les établissements publics et privés pour exécuter cette mission. Selon le ministre de l’ESU, cette activité est menée dans le but d’instaurer un système de contrôle visant à éviter et à ne plus cautionner la fraude dans les alma mater. Des sanctions appropriées et exemplaires seront appliquées sur tous les faussaires. Cette commission ad-hoc est composée de neuf membres, dont trois du cabinet ministériel, trois du secrétariat général et trois de différents conseils d’administrations de l’ESU. La commission va aussi se pencher sur les titres académiques obtenus au niveau national, après l’opération en cours. Aucun effort ne sera ménagé pour extirper des établissements d’enseignement supérieur et universitaire les gens sans titre ni qualité pour dispenser le savoir à ce niveau de l’élite.

Un «mouton noir» repéré à l’INBTP

Steve Mbikayi s’est exprimé, pour la première fois, à ce sujet, sur son compte Twitter, pour informer l’opinion des résultats de l’enquête préliminaire menée par des experts de son ministère qui ont projeté à l’écran la présence frauduleuse de professeurs et chefs de travaux détenteurs de faux diplômes obtenus à l’étranger. À titre illustratif, le ministre de l’ESU a fait savoir qu’un «mouton noir» a été déjà repéré à l’Institut national du bâtiment et des travaux publics -INBTP.

Mymye MANDA

Africanewsrdc
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