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Le ministère public a requis trois ans de prison contre cinq militants pro-démocratie détenus depuis décembre et poursuivis pour offense au président Joseph Kabila en République démocratique du Congo, a déclaré à VOA Afrique l’un des accusés.

L’un des avocats de la défense cité par l’AFP confirme le réquisitoire.

Le ministère public a requis jeudi "une peine maximale de trois ans de prison pour les cinq membres de Filimbi", a précisé à l'AFP Me Jacquemain Shabani, avocat de la défense.

Les cinq militants - Carbone Beni, Mino Bopomi, Cédric Kalonji, Grace Tshunza et Palmer Kabeya - sont accusés d'offense au chef de l'État, de publication d'écrits subversifs et d'incitation à la désobéissance civile.

Ils avaient été arrêtés fin décembre parce qu'ils mobilisaient pour la marche de catholiques du 31 décembre demandant au président Kabila de quitter le pouvoir.



"Nous avons plaidé pour l'acquittement", a affirmé Me Shabani. "Nous avons démontré que les actes posés par ces militants de Filimbi étaient en soutien à l'appel (des catholiques) et avaient pour objectifs le respect de la Constitution".

Le verdict devrait être rendu d'ici au 27 août.

Une quinzaine de personnes sont mortes dans la répression des trois marches organisées par un collectif des laïcs catholiques réclamant le départ du président Kabila.

Les cinq militants ont été présentés au parquet début juin après plus de cinq mois de détention sans charge ni assistance judiciaire ou droit de visite dans les locaux de l'Agence nationale des renseignements (ANR).

Leur leader, Carbone Beni, âgé aujourd'hui de 33 ans, a été hospitalisé avant l'ouverture du procès. Leurs proches affirment qu'ils ont subis de mauvais traitements pendant leur détention au secret à l'ANR.



"Tout mon soutien à #CarboneBeni qui fête son anniversaire aujourd'hui en prison à Kinshasa. Plus de 7 mois en détention, juste pour avoir exigé le respect de la Constitution", écrivait mercredi la directrice Afrique de l'ONG Human Rights Watch, Ida Sawyer.

M. Kabila, qui ne peut pas se représenter selon la Constitution, a finalement désigné le 8 août son ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat de la majorité à la prochaine présidentielle prévue le 23 décembre.

Avec AFP
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