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Le Comité de pilotage a validé hier mardi 25 septembre, la Feuille de route des réformes Doing Business 2020 et réformes sur l’environnement général des affaires en RD Congo. Ce, après un travail rigoureux d’un groupe restreint d’experts du Gouvernement sur le climat des affaires, coordonné par l’ANAPI. La cérémonie a eu lieu dans un palace à Gombe, en présence de plusieurs témoins, dont des membres des Gouvernements central et provincial de Kinshasa, des Secrétaires généraux de l’Administration publique.


Tel un spécialiste en Pédagogie appliquée, Anthony Nkinzo a présenté, dans tous ses détails, ladite Feuille des réformes Doing Business 2020 initiées par la RD Congo. Des spécialistes présents dans la salle, ont compris ce que parler veut dire. D’emblée Anthony Nkinzo rappelle à son auditoire que le concept « climat des affaires » est un corps de facteurs qui influence la décision des investisseurs en fonction des facilités accordées par le pays d’accueil. Ces préalables sont d’ordre politique, judiciaire, juridique, sécuritaire, administratif, économique, social, infrastructurels et culturels.
Un exposé méthodique qui a naturellement commencé de Concept du climat des affaires Dans son mot de bienvenue par le calibré en quelque cinq minutes, M. Anthony Nkinzo, DG de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), a dû la fière chandelle au Président Joseph Kabila, qu’il a lui-même qualifié d’inspirateur de l’amélioration du climat des affaires et de la promotion des investissements en RD Congo. L’allocution de Bahati Lukwebo, ministre d’Etat en charge du Plan, puis, la présentation des réformes par le DG de l’ANAPI et le débat général ont été les trois grands moments de la manif.
Dans une approche holistique, le numéro 1 de l’ANAPI, entant que structure technique du Gouvernement, a schématisé l’amélioration du climat des affaires par un arbre dont les facteurs anthropologiques, les stratégies publiques ainsi que les us et coutumes tiennent lieu de racines. Le tronc y représente l’amélioration du classement dans les différents rapports de notation internationale et celle du climat des affaires et des investissements. Par contre, l’attractivité des investissements et la compétitivité du pays et des investissements tiennent lieu des feuilles.

DU CLIMAT DES AFFAIRES ET DU DOING BUSINESS
« On ne fait plus la langue de bois aujourd’hui sur l’amélioration du climat des affaires », rappelle Anthony Nkinzo, avant de préciser que « le monde actuel évolue à une telle vitesse que le plus rapide finit par bouffer le plus lent ». Une manière pour lui de dire que l’amélioration du climat des affaires n’est pas l’apanage de la RD Congo. Tous les pays y travaillent et cherchent à exploiter les créneaux qu’ils considèrent comme une faille chez l’autre.
Dans un grand oral traduisant une bonne maîtrise de la matière, le DG de l’Anapi est revenu sur les notions de Climat des Affaires et de Doing Business. Il définit le premier comme étant l’environnement général des affaires s’étendant à tous les indicateurs et facteurs. Le climat des affaires met donc en œuvre des réformes générales touchant tous les secteurs économiques ; des réformes aussi bien pour les grandes entreprises, que pour les petites, les moyennes et les micros entreprises. De par son champ d’application, le climat des affaires englobe le Doing Business et va au- delà des seuls indicateurs du Doing Business.
Par contre, le Doing Business est un service de la Banque Mondiale qui évalue les réglementations et les pratiques de 190 économies. Techniquement, Anthony Nkinzo souligne que le Doing Business est l’environnement des affaires déterminé à certains facteurs et indicateurs. Il met en œuvre des réformes déterminées sur 10 indicateurs bien précis ; des réformes se rapportant au développement des Moyennes, Petites et Micros entreprises ; est un sous-ensemble du climat des affaires en général. Les dix indicateurs sont la création d’entreprise, le Permis de construire, la Protection des investisseurs minoritaires, le Transfert de propriété
l’Obtention des prêts, l’Exécution des contrats. A cela s’ajoutent l’Exécution des contrats, le Paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier, le règlement de l’insolvabilité, et Raccordement à l’électricité.
Revenu sur le classement Doing Business 2018, le DG de l’ANAPI a rappelé que la RD Congo a été au 182ème rang au classement mondial. Par contre, en 2017, le pays a été classée au dernier rang, soit le 184ème pays, avec un score DDF de 37,57% sur le palmarès de performance des économies de l’Afrique sub-saharienne sur la facilité de faire des affaires en 2015-2016. Bien loin du Rwanda venu au 56ème rang, avec un score de 69,81%.Ainsi, le pays aura gagné deux places sur le palmarès.Ce, grâce aux efforts substantiels fournis par le pays dans certains indicateurs. A savoir la création des entreprises et le règlement de l’insolvabilité. Comme pour dire, les autres indicateurs ont battu de l’aile. D’où, l’appel pressant du ministre d’Etat en charge du Plan, Modeste Bahati, en direction de tous responsables des secteurs =concernés, les invitant à plus d’efforts pour relever le défi. Grevisse KABREL
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