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‘’ La grandeur des actions humaines se mesure à l’inspiration qui les fait naître’’, disait Louis Pasteur. A la lumière de cette maxime, nul ne peut se refuser de jeter des fleurs aux actions des autorités
contre le phénomène Ujana à Kinshasa. Depuis le week-end passé, du couloir ‘’Kimbuta’’ à Tshangu, ‘’Wenze ya Tomba ‘’ à Matete, Chez Tchetche à Lemba, Yaya Ngoma à Ngaba, Matonge (Molokaï) à Kalamu, Mputu Ville à Bandal, Rond-point Huilerie à Lingwala-Commune de Kinshasa, Bon Marché à Barumbu, Pakadjuma à Limete, avenue de la Justice à Gombe, le Rail à Magasin, Binza Météo et ‘’marché ‘’ UPN à Ngaliema, aux Nights &Lounge Bars les plus huppés, les services habilités sont à la recherche de ces filles passées maîtresses dans l’art de donner du plaisir et qui, tels de ‘’kuluna roses’’, écument Kin La belle de manière singulière. Ce, parce qu’entre ‘’victimes‘’ et ces ‘’opprésseuses’’ il y avait entente de passer quelques moments roses-bonbons. Recherchées hier comme le tout dernier tube de Gim’s, Boma Ye Music, Fally Ipupa, Koffi, les Ujana sont aujourd’hui recherchées pour une autre raison. En effet, depuis le week-end passé, sur instruction de la hiérarchie, les forces de l’ordre se sont mises en danse.

C’est donc fait. Après l’opération Likofi, une autre voit le jour dans la capitale de la République Démocratique du Congo avec, apprend-on, des similitudes qui bipolarisent l’opinion, créant des phobies et des manies au sein de la population. Une question permet de mettre le doigt sur cette problématique : qui est Ujana ? Une autre peut s’ajouter, comment et que faire d’une Ujana ? Pour rappel, Ujana, tiré du swahili jeune, à Kinshasa fait référence à ces jeunes si pas trop jeunes filles (17, 18 à 23, 25… ans) qui se promènent à l’aise seins à quasiment l’heure indiquant 12 heures et les fesses (permettez l’expression nos excuses ndlr) prenant l’air. Filles d’Eve (Lilith), Dalila, Jézabel, Reine de Saba, et voraces avec, ces Ujana mangent tout sans jalousie. Et, par tout, comprenez bien ce mot dans sa totalité de Poulet Mayo à … vraiment tout. Soit ! Si hier encore ces filles étaient prisées dans les ‘’Nganda’’ que ce soit dans un Hôtel, Night Club ou Lounge Bar, depuis la fermeture de Chez Tché Tché, une phobie de ces dernières s’emparent des tenanciers de pareils endroits et même des noctambules véritables disciples de Bacchus. Et de cette lecture, une petite folie s’empare peu-à-peu de bien d’âmes. Là, c’est la peur d’être arrêté injustement chez certaines filles ? Chez d’autres, c’est, à contrario du bon sens, la petite folie de grandeur selon la position sociale de chercher à protéger des Ujana ou leurs compagnons. Voilà, au Congo-Kinshasa, alors qu’à Beni l’on tue et que le processus électoral reste préoccupant, de nouveaux symptômes atypiques pointent le bout de leurs nez entendez : ‘’l’Ujanaphobie‘’ et ‘’l’Ujanamanie‘’ qui se définissent comme la peur d’Ujana et l’attirance voire le plaisir sournois de protéger ces dernières. A ces deux, un troisième pourrait être ajouté et celui-ci ne pourra naître que des dérapages de ceux censés faire respecter l’ordre public et les bonnes mœurs. Pour ne pas voir ce spectre se concrétiser, il faudra que les autorités ouvrent l’œil sur les excès de zèle dans les actes posés.

Danny Ngubaa
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