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A en croire le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, c’est hier mardi 18 septembre que la dernière machine à voter a quitté la Corée du sud pour la RDC. Au total, ce sont 106.000 machines qui sont prévues pour les élections de décembre prochain.

Mais en attendant, la polémique autour de cet appareil n’en finit pas d’enfler. Plus particulièrement au sein de la classe politique congolaise.
A la demande de la CENI, des experts de la Fondation britannique Westminster ont recommandé notamment que soient désactivées les communications externes (carte sim et wifi) jusqu’au moment où celles-ci sont nécessaires.
Il proposent aussi que le nombre maximum de bulletins de vote soit limité à 660 par machine, question d’éviter qu’il y ait un excès de vote.
Plus globalement, ces experts reconnaissent que leur évaluation de la machine à voter n’est pas exhaustive, car ils n’ont pu réaliser un audit et une certification du logiciel et du matériel. Leur travail s’étant limité aux fonctionnalités de cette machine et aux caractéristiques du matériel et du logiciel tel que présentées par la Centrale électorale congolaise.
Tout bien considéré, les experts britanniques ont fait la part du travail qui leur a été donné d’effectuer. La CENI, par la bouche de son vice-président, a déclaré qu’elle tiendra compte des suggestions et recommandations des experts britanniques.

CI-DESSOUS LES RECOMMANDATIONS DE LA FONDATION WESTMINSTER SUR LA MACHINE A VOTER
1.désactiver les communications externes (carte sim et Wifi) jusqu’au moment où celles-ci sont nécessaires ;
2. recouvrir tous les ports externes (soit modifier les volets de production, soit boucher les ports USB exposés) ;
3.limiter le nombre maximum de bulletins par machine à 660 pour empêcher un excès de vote ;
4. supprimer la fonction d’impression de code QR ;
5. veiller à ce que les bulletins de vote insérés de façon incorrecte ne produisent pas de vote manuel invalide ;
6. limiter les données sur l’USB à l’échelon provincial ;
7. réviser le processus de confirmation du code pour éliminer la fonction permettant d’enregistrer de vote lorsque l’électeur touche la photo du candidat ;
8. élaborer et diffuser les directives procédurales claires concernant le rôle des machines à voter, en plus de protocole concernant leur maniement, configuration et administration ;
9. réexaminer le processus de distribution pour réduire la période de temps pendant laquelle la machine est sous la garde du personnel du bureau de vote ;
10. inviter les représentants des partis politiques et observateurs au centre de distribution ;
11. impliquer les témoins des partis politiques et les observateurs dans le contrôle préalable ;
12. préparer des plans opérationnels détaillés pour remplacer les matériels et les disques externes ;
13. organiser les simulations pour permettre aux personnels des bureaux de vote d’acquérir de l’expérience dans l’utilisation des machines ;
14. se préparer aux files d’attente et s’engager à laisser voter les électeurs encore dans la file d’attente à la clôture du scrutin ;
15. créer un fichier long, distinct pour permettre un audit. FDA

La Fondation Westminster pour la démocratie en question

La Westminster Foundation for Democracy (WFD) est l’organisme public britannique dédié à la démocratie dans le monde.
La WFD travaille en partenariat avec les partis politiques, les parlements, les institutions d’audit électoral et financier britanniques pour aider plus de 30 pays en développement à rendre leurs gouvernements plus équitables, plus efficaces et plus responsables.
Les initiatives de la DCE incluent : aider à protéger les femmes contre la violence au Moyen-Orient , rendre la politique plus inclusive en Afrique, consolider les institutions démocratiques en Asie et instaurer la confiance dans la démocratie dans les Balkans occidentaux .
Au nom du Royaume-Uni, WFD recrute des observateurs électoraux internationaux et dirige le Partenariat du Commonwealth pour la démocratie (CP4D) , une initiative britannique visant à soutenir l’engagement politique des minorités et des groupes vulnérables dans les pays en développement du Commonwealth.
Plus de 25 ans après sa création, WFD emploie plus de 100 personnes dans 27 bureaux, de Caracas à Vientiane. Un nouveau cadre stratégique , récemment approuvé par le gouvernement britannique, engage la Fondation à se concentrer sur la société civile et les institutions indépendantes et à adopter les dernières innovations en matière de conception et de mise en œuvre de programmes.
WFD est membre du Partenariat européen pour la démocratie (EPD) , l’organisation faîtière des organisations européennes d’aide à la démocratie basée à Bruxelles.
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