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* Par ailleurs, le Premier ministre honoraire, l’un des 21 candidats Président, promet de donner sa position dans les jours à venir.

Il est peu bavard et abhorre la politique-spectacle. Lui, c’est le Premier ministre honoraire, Samy Badibanga Ntita, l’un des 21 candidats à la présidentielle du 23 décembre prochain. Samy Badibanga est conscient et reconnait que le processus est bien avancé. Il ne doute pas que les étapes les plus difficiles ont été franchies. En même temps, il n’ignore pas que les 68 jours restants sont aussi extrêmement importants.

Très attentif aux intrigues politiques auxquelles les Congolais sont habitués à l’approche de chaque cycle électoral, Samy Badibanga ne cache pas sa crainte de voir la barque du processus en cours, chavirer à quelques mètres du quai. En cause, la polémique persistante autour de la machine à voter et du Fichier électoral. Ces deux aspects étant la pierre d’achoppement entre la Centrale électorale entant qu’organe technique d’organisation des élections, et l’Opposition, partie prenante audit processus.
Instruit par l’ampleur de la controverse autour de la machine à voter et du fichier électoral, Samy Badibanga appelle à la sagesse de la classe politique. Il n’ignore pas que ces deux questions sont du domaine de la confiance et de la transparence. La question électorale, dit-il, bien que relevant de la gestion technique, est de par sa nature, remarquablement politique. C’est donc ici, que Samy Badibanga, dans le sens de modestie de l’opinion qui le caractérise, insiste sur l’humilité de tous ceux qui sont impliqués dans le processus électoral en cours. Particulièrement, ceux qui détiennent une portion de pouvoir. Car, souligne cet ancien locataire du château douillet de l’ex-Avenue des 3Z, « la politique est un terrain privilégié de compromis. Et donc, de consensus ».

BIENTOT, LA POSITION DE « LES PROGRESSISTES »
A en croire Samy Badibanga, la machine à voter et le fichier électoral sont deux questions à la fois technique et politique. Techniques, dans la mesure où elles participent à l’instauration d’un climat de transparence du scrutin à venir. Elles sont politiques, car devant se conjuguer dans un impératif de temps. Ce, dans un environnement bien précis de communication divergente.
Sans en rajouter à la discussion ambiante autour de ces deux questions, Samy Badibanga promet cependant, de se prononcer opportunément. « Au moment venu, nous donnerons notre position comme contribution à la crise actuelle », dit-il. Privilégiant l’intérêt général de la Nation congolaise et par de-là, celui de son peuple, le candidat de "Les Progressistes" à la présidentielle du 23 décembre prochain, invite les uns et les autres à se libérer de leur individualité. « Notre appel est que les acteurs politiques cessent de se cloitrer dans leur orgueil et leur égo et que chaque leader fasse preuve d’humilité pour que nous soyons dignes de la république et du peuple qui attend de son élite une conduite responsable », renchérit Samy.
Dans un jeu politique où chacun voit midi devant sa porte, pas donc facile que les choses puissent aller de soi. Mieux que quiconque, Samy Badibanga le sait. Aussi, estime-t-il qu’il faille un courage hors du commun et un sens élevé de responsabilité, pour que le pays triomphe de démons de la division. Son plus grand souhait est de voir la classe politique congolaise parvenir à une issue acceptable du problème.
« Nous devons nous surpasser et exiger le meilleur de nous-mêmes pour répondre au rendez-vous de l’histoire de notre démocratie », enchaîne Samy Badibanga. Ce, avant d’ajouter que « cela est possible à condition que l’on fasse preuve d’humilité et d’esprit de consensus ».
Loin d’être un prophète de malheur, Samy Badibanga craint cependant, une situation pas très bonne. « Si rien n’est fait en urgence, alors qu’il ne reste qu’un peu plus de deux mois pour aller aux élections, les techniciens du processus (ndlr : la Commission électorale nationale indépendante) vont craquer sous la pression des politiciens qui, eux, obéissent à une logique qui, parfois, ne repose sur aucune rationalité des questions purement techniques », prévient le prétendant de « Les Progressistes », à la bataille présidentielle du 23 décembre de cette année.
Tout bien considéré, le processus électoral en RD Congo semble traverser une zone de turbulences. L’échec de la deuxième rencontre mercredi 10 octobre, entre la CENI et les 21 candidats au scrutin présidentiel, s’en trouve le dernier épisode. Pourvu que l’orage passe. Car, il existe aujourd’hui, une opportunité historique, avec les élections du 23 décembre 2018, pour une première transition démocratique et pacifique dans ce pays qui, elle-même, doit ouvrir la voie à la consolidation de la stabilité en RDC et y créer les conditions propices à son développement.
Grevisse KABREL
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