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Les journées "ville morte" à Béni, dans la province du Nord-Kivu ont eu un impact sur les opérations de riposte contre la maladie à virus Ebola au cours de la semaine qui vient de se terminer.

Le coordonnateur de la riposte, Dr Ndjoloko Bathe a, au cours d’une conférence organisée le dimanche sur place à Béni, révélé que les journées "ville morte" ont eu un impact sur les activités de riposte dans cette partie de la République.
A ses dires, le taux de couverture de suivi des contacts est passé de 98% à moins de 50% pendant les journées "ville morte". Il y a eu un ralentissement de la recherche active des cas dans les structures sanitaires et dans la communauté, en raison du manque de mobilité des équipes. "Aussi, un ralentissement des activités de surveillance aux points d’entrée et une rupture d’approvisionnement en eau à certains points d’entrée", a évoqué Dr Ndjokolo.

NON RESPECT DES PRECAUTIONS
Le Coordonnateur de la riposte a relevé qu’aucun échantillon n’a pu être prélevé ni analysé le 25 septembre. Il a déploré le non-respect du principe selon lequel tous les ménages et toutes les formations sanitaires par lesquels sont passés des cas positifs doivent être désinfectés endéans 24 heures. Aussi, Dr Ndjoloko a déploré non-approvisionnement en intrants et matériels de protection pour les prestataires de soins et les patients dans les structures où sont passés des cas positifs.
Dr Ndjoloko n’a pas manqué de soulever la difficulté de distribuer des kits de lavage des mains dans les écoles. Il a notamment regretté qu’aucune activité de sensibilisation ni une session de soutien psychologique n’aient pu être organisées.
Pour le coordonnateur de la riposte, en effet, il faut arrêter la stigmatisation de la population à Beni. "Contrairement à ce qui est souvent répété dans les médias, la population de la ville a été très coopérative avec les équipes de la riposte", a-t-il mentionné, tout en soulignant que cette collaboration est à féliciter et à encourager. Dr Ndjoloko a salué le comportement de la population. Selon lui, de plus en plus de contacts s’enregistrent volontairement auprès des équipes de vaccination. Particulièrement, des patients qui se présentent volontairement au CTE lorsqu’ils tombent malades. En outre, des familles endeuillées appellent les équipes d’urgence pour un enterrement digne et sécurisé des leurs décédés, tandis que les cas de résistance dans la ville de Béni sont, en réalité, concentrés autour d’une ou deux familles à la base de la propagation de l’épidémie à Butembo et à Tchioma.
Dr Ndjoloko a estimé qu’il est important que toute la communauté soit impliquée pour arrêter la propagation de la maladie.
La situation épidémiologique fait état de 159 cas de fièvre hémorragique signalés dans la région, dont 127 confirmés et 32 probables. Sur les 127 confirmés, 72 sont décédés et 45 guéris. Pendant ce temps, 13 cas suspects sont en cours d’investigation et un nouveau cas enregistré à Beni, est décédé peu après son arrivée au CTE. Mathy MUSAU
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