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"La coalition nationale de l’Education pour tous, CONEPT/RDC ne baissera pas les bras jusqu’à ce que la gratuité de l’enseignement en RDC soit effective. Il n’est pas bon que les parents continuent à payer les enseignants", a martelé le Coordonnateur national de cette plate forme de la société civile du secteur de l’éducation. Ce dernier s’exprimait lors d’un dialogue communautaire organisé à Kinshasa, à l’occasion de la journée internationale de l’enseignant célébrée le 05 octobre sous le thème : "L’éducation, c’est le droit à un personnel enseignant qualifié". Au cours de ce dialogue communautaire, la problématique des frais scolaires payés par les parents dans l’enseignement primaire et secondaire était au centre de discussions.

Pour ce faire, trois panélistes ont répondu aux questions des membres du Réseau des professionnels des médias pour l’éducation pour tous (REPROMEPT). Il s’agit du coordonateur national de la CONEPT/RDC Jacques Tshibalanga, du secrétaire général the Young men association for éducation (YMAE) Serge Bondedi et du responsable de l’observatoire indépendant de l’éducation (OIE). Une occasion pour ces acteurs de la société civile du secteur de l’éducation d’inviter le gouvernement à une action immédiate au travers un engagement ferme. Et aussi, au respect de cet engagement librement consenti.
Au finish, ces activistes tiennent à obtenir de l’exécutif national, la suppression totale des frais de scolarité dans les écoles de la République. Cela, vu les dégâts causés dans le système éducatif congolais.
A ce sujet, la CONEPT/RDC estime que la communauté nationale devrait explorer d’autres sources de financements innovants, telles que les secteurs miniers, télécommunications, et autres. Aussi, a mentionné Jacques Tshibalanga, il y a possibilité de signer un pacte avec les candidats à la présidentielle qui inscriraient au nombre des priorités de leurs actions, la question du financement de l’éducation nationale.

NECESSITE DE LEVER LA BARRIERE
Pour le numéro 1 de la CONEPT/RDC, les frais de scolarité sont la pire forme d’exclusion des enfants du système éducatif et leur ferment les portes à l’éducation. Il a ainsi, appelé l’Etat congolais à garantir le droit à l’éducation. Selon Jacques Tshibalanga, la meilleure décision que cette plate forme de la société civile attend de l’exécutif national est celle de supprimer les frais de scolarité. Pour lui, vouloir le maintenir, c’est contribuer à l’expulsion des enfants congolais de l’école.
En outre, cet activiste du secteur de l’éducation salue l’effectivité de la rentrée scolaire, un mois après sur toute l’étendue du territoire nationale. Ce, malgré quelques poches d’insécurité et l’épidémie d’Ebola qui ravagent certains territoires du pays.
Pour sa part, Serge Bondedi a présenté le rapport d’une descente dans certaines écoles de la capitale. Cette enquête, à entendre le responsable de l’IMAE, a permis de comprendre qu’il existe des réseaux qui entretiennent le marchandage de l’éducation en RDC. Il s’agit des réseaux confessionnels qui vendent obligatoirement les uniformes dans les écoles, tenues de gymnastique et autres objets classiques.
Il a ensuite, fait savoir que depuis le mois de juin, le rapport de cette enquête est sur la table du ministre en charge de l’Education en RDC. Toutefois, il a dénoncé la complicité du comité des parents dans la fixation des frais de scolarité.

REFORME IMMINENTE DE LA MESP
La CONEPT/RDC a, au cours de cette rencontre évoqué la question de la reforme de la mutuelle de santé des enseignants qui traverse une zone de turbulence. Les parties prenantes, politiques et syndicalistes se rejettent la responsabilité, a-t-il souligné. Après une analyse approfondie de la situation, ce regroupement déplore ce qu’elle qualifie de politisation et de syndicalisation à outrance de cette Asbl.
Cependant, en examinant les revendications des uns et des autres, la CONEPT estime que tout le monde a raison. Avant d’indiquer que la MESP reste un bien des enseignants qui ont intérêt à la protéger contre la politisation et la syndicalisation de sa gestion. Ainsi, la seule voie de sortie de la crise, selon la CONEPT, est la réforme de cette Asbl en tenant compte des textes le régissant.
Le secrétaire exécutif de l’OIE a plaidé pour l’effectivité de la gratuité de l’enseignement en RDC qui est un droit garanti par la loi fondamentale du pays. Don-Bosco Babowa est d’avis que pour rendre cette mesure exécutoire sur l’ensemble du territoire national, les congolais doivent se mettre débout pour changer cette situation, a-t-il conclu. MAMOU
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