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Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) alerte le Gouvernement congolais et les partenaires internationaux sur une situation humanitaire alarmante qui prévaut actuellement dans la province du Kasaï. Au total, 80.000 enfants expulsés d’Angola et installés dans cette province du Kasaï expriment un besoin criant d’assistance humanitaire.

Sans ressources ni abri adéquat, ces familles refoulées de la République d’Angola n’ont pas de quoi nourrir leurs enfants. Ce qui présage une nouvelle catastrophe humanitaire si le Gouvernement congolais et les partenaires internationaux n’interviennent pas au plus vite.
Au-delà de l’assistance humanitaire ces Congolais refoulés d’Angola sont exposés à l’insécurité ambiante au sein de cette province. L’Unicef appelle ainsi les autorités sécuritaires congolaises à prendre des dispositions afin de mettre ces 80.000 enfants à l’abri des actes de viol et d’autres formes de barbarie.
"Des milliers d’enfants parcourent de longues distances en quête du mieux vivre. Ils sont ainsi exposés aux intempéries, à la faim, à l’insécurité et au risque de violence", a déclaré le représentant de l’UNICEF en RDC.
Au cours d’un point de presse organisé le mardi 30 octobre dernier à Genève, le porte-parole de l’UNICEF, Christophe Boulierac, est revenu sur la situation alarmante de ces enfants vulnérables.
La province du Kasaï a accueilli ces dernières semaines des flux importants des populations refoulées de l’Angola. " Quoi que certains enfants et familles refoulés soient orientés vers des provinces voisines, notamment le Kasaï central et le Kwango, le défi reste encore énorme. Un nombre important de ces renvoyés se trouvent jusqu’à présent au Kasaï dans des conditions difficiles ", alerte-t-on.
Pour sa part, le Haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme a demandé à Luanda de suspendre les expulsions en cours, jusqu’à ce qu’il soit mis en place un système pour s’assurer que tous ces retours sont effectués dans le strict respect de l’état des droits des migrants.
Selon Julie Delivero du bureau Afrique du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève, le Haut-commissariat a constaté qu’il y a eu usage excessif de la force dans le refoulement des Congolais. Il a documenté au moins six morts et 100 cas des blessés graves. Orly-Darel NGIAMBUKULU
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