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La Majorité présidentielle (MP), a, par la voix de son porte-parole, André-Alain Atundu Liongo, jugé durement l’accord conclu, le dimanche 11 novembre à Genève, en Suisse, par les sept ténors de l’opposition congolaise, en prévision de la présidentielle du 23 décembre.

Selon l’ambassadeur Atundu Liongo, "l’acte posé par les sept Ganelon de Genève est immonde, immoral et anticonstitutionnel. Il mérite explication à la Nation de la part des 7 compères", a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu le vendredi 23 novembre.
Ce deal, conclu sous la facilitation de la Fondation Kofi Annan, et via lequel les sept leaders, à savoir Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Vital Kamerhe, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu avaient désigné Martin Fayulu comme leur candidat commun à la présidentielle, stipule notamment que le candidat commun, s’il est élu à la tête du pays, s’engage à ne faire qu’un court mandat de deux ans, avant de convoquer une nouvelle présidentielle inclusive (à laquelle devront concourir Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, Ndlr).

HALTE AU COMPLOT CONTRE LA REPUBLIQUE
Pour Atundu, "cet accord vise à surprendre la bonne foi du peuple et détourner la constitution qui nous régit". Et ce n’est pas tout. Le porte-parole de la Kabilie affirme que les sept "malheureux, perchés sur les hauteurs du Mont-Blanc" voulaient surtout une autre élection, dont ils "contrôleraient les tenants et les aboutissants pour réaliser leur funeste et exécrable dessein".
Signé par les 7 opposants, le compromis de Genève n’est soutenu finalement que par cinq d’entre eux, après le retrait des signatures de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe. Plus tard, l’UDPS, la formation chère à Félix Tshisekedi, a traité cet accord d’un "complot contre la République…"
Commentant au cours du même point de presse le deal intervenu entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, à Nairobi, au Kenya, le porte-parole de la MP a fait savoir qu’au sein de l’opposition, les signatures et les paroles n’ont aucun sens.
"C’est un événement entre eux, qui cherchent un candidat commun. Lorsqu’il y a deux candidats, je crois qu’il suffit de comprendre la notion de la candidature commune de l’opposition. Ceci montre plutôt la typologie de l’opposition", argue-t-il.
"Dans l’opposition, il y en a qui estiment que la politique, c’est un art consommé de mauvaise foi, des dribles… et que les paroles et les signatures n’ont aucun sens. Et et il y en a qui pensent que l’intérêt du peuple aujourd’hui, c’est leur frustration concernant la machine à voter, leur manque des moyens pour soutenir leur ambition", a-t-il déclaré.
Les deux leaders de l’opposition, qui se sont retirés de la déclaration de Genève, ont signé un accord vendredi dernier consacrant Félix Tshisekedi candidat de l’UNC et de l’UDPS à la présidentielle du 23 décembre prochain. Une fois élu, "nous allons gouverner ensemble", a promis le Président de l’UDPS.
Lire, ci-dessous, l’intégralité de la communication du porte-parole de la MP.
Didier KEBONGO


POINT DE PRESSE
Mesdames, Messieurs,
Bienvenue à ce point de presse tombé en pleine campagne électorale.
De prime abord, la Majorité Présidentielle déplore le décès de 2 compatriotes étudiants lors des manifestations estudiantines à l’UNIKIN au courant de la semaine passée.
Tout en présentant ses plus profondes condoléances aux familles, amis et connaissances des victimes, la Majorité Présidentielle en appelle au sens de responsabilité de toutes les personnes concernées pour déterminer les circonstances exactes et les véritables auteurs de ces actes délictueux afin de favoriser la manifestation de la vérité, de toute la vérité.

Mesdames, Messieurs,
Les dernières prestations et sorties politico-médiatiques de 21 candidats à l’élection présidentielle ont édifié l’opinion congolaise sur la typologie de ceux qui prétendent à la plus haute fonction de l’Etat,
Les congolais ont ainsi, à "l’occasion, retrouvé et reconnu ceux qui privilégient, à l’intérêt de nos populations, les sulfureuses combines internationales aux côtés de ceux qui confondent allègrement leurs frustrations personnelles aux aspirations et attentes légitimes des congolais.
Enfin, il y en a quand même un, qui, à peine désigné par sa famille politique comme candidat, s’est empressé, dans un bel élan de modestie républicaine, accompagné de tous les siens sans exception, de se présenter aux populations de Kinshasa et de l’arrière-pays en guise de reconnaissance du rôle irremplaçable du Peuple congolais, en tant qu’unique souverain primaire, pour accéder à la haute direction du Pays.
L’épisode de Genève a révélé à l’opinion, tant nationale qu’internationale, combien peut être dramatique le fossé entre !e Peuple et certains prétentieux personnages qui se comportent en véritables tuteurs du Peuple au point de l’ignorer et de s’en passer, sans état d’âme ni scrupules, pour déterminer et engager son destin.
Heureusement pour la Nation congolaise, cette fois-ci, mal leur en prit, puisque la réaction du Peuple était instantanée et brutale pour dénoncer telle imposture.

Mesdames, Messieurs,
Que les congolais de la Majorité ou de l’opposition se rencontrent en toute discrétion et à l’abri de la pression inconsidérée de l’opinion publique, rien de plus normal.
D’ailleurs, l’histoire de notre Pays, depuis son indépendance, jalonne de tels cas. Pensons à Antananarive, à Sun City, à Lusaka, à Ibiza et j’en passe.
Mais qu’un groupe de leaders de l’opposition radicalisée se réunissent en conclave à l’étranger, sous la direction tutélaire de l’ancien représentant spécial de l’ONU au Congo, sous le couvert de la fondation Kofi ANNAN, pour comploter contre la démocratie et la Nation Congolaise, dans une indifférence bienveillante de la Communauté Internationale, voilà qui dépasse tout entendement, surtout lorsqu’un se souvient des fatwa contre les personnalités congolaises et des manifestations intempestives organisées pour perturber l’ordre public au motif incongru du non-respect de a Constitution par le Président Kabila, malgré l’engagement pris à cette fin par ce dernier devant l’opinion et le Peuple réuni en congrès au Palais du Peuple.
L’acte posé par les 7 Ganelon de Genève est immonde, immorale, anticonstitutionnel. Il mérite explication à la Nation de la part des 7 compères.
Pris de cours par la détermination du Président Kabila de poursuivre le processus électoral jusqu’à son dénouement et dépassé par la tournure des événements, nos malheureux compatriotes perchés dans les hauteurs du Mont blanc ont trouvé dans les termes de l’accord l’astuce en vue de surprendre la bonne foi du Peuple et détourner la Constitution qui nous régit, dans le but d’instituer de façon imparable une transition sans Kabila de 2 ans de manière à organiser au bout de cette période transitoire une autre élection dont ils contrôleraient les tenants et les aboutissants pour réaliser leur funeste et exécrable dessein.
Triste fin pour ces personnages, ainsi démasqués, qui se présentent curieusement comme n’ayant pas les mains sales. La trahison de la souveraine volonté du Peuple et de ses aspirations légitimes est donc le prix fort à payer pour accéder coûte que coûte et par tous les moyens à la présidence de la République.
La Majorité Présidentielle garde malgré tout, sa sérénité car, au moment du vote, les populations congolaises sauront reconnaître le leur à qui confier les rênes de l’Etat pour leur plus grand bien !

Mesdames, Messieurs,
Aucun pays ne peut se développer en déconstruisant le passé, son passé.
Bien au contraire, la succession des mandats ou même les alternances doivent s’appuyer sur le passé et consolider les divers acquits pour mener le Peuple vers l’émergence et le Pays vers le développement. Et donc, tout celui qui, à l’occasion des élections du 23 décembre 2018, après la macabre découverte de Genève, prétendra effacer les vestiges de ses prédécesseurs est soit un bonimenteur soit un dangereux vendeur d’illusion. Car comment détruire les tours de contrôle de N’djili, de la Loano, l’aérogare modulaire de N’djili, le pont Luange, Zongo II, la fibre optique, annuler le code minier et prétendre, sans vergogne, avoir une vision de développement pour le Congo et œuvrer pour l’amélioration des conditions sociales du congolais.
Comment celui qui renonce aux idéaux d’émergence économique ou de la modernité peut-il donner un sens à l’indépendance de notre Pays et à la dignité de notre Peuple.
La période électorale est, dans un système démocratique, une période critique voire cruciale de jonction historique entre le passé, le présent et d’un Peuple.
Comment, de ce point de vue, ne pas reconnaître la révolution pardon et la révolution de la modernité comme des avancées politiques majeures dans la mesure où elles ont favorisé la démocratie et donné naissance à l’ambition économique dans notre pays, lui permettant ainsi de retrouver ses lettres de noblesse et sa place dans le concert des Nations.

Mesdames, Messieurs,
Face au spectacle de chaos et désolation piteusement offert au Peuple par des leaders radicalisés, rongés jusqu’à la moelle par leurs ambitions mesquines et individuelles, force est de constater que le candidat des Nationalistes peaufine son plan de campagne qu’il dévoile néanmoins au fur et à mesure provoquant un immense espoir,
II n’est pas dès lors étonnant que la grande majorité de congolais adhère à l’ambition nationale portée par le candidat du FCC, l’honorable Emmanuel SHADARY.
Dans tous les cas, le désaveu de l’acte ignominieux de Genève par la population congolaise est un bien meilleur test grandeur nature que les statistiques aléatoires, fantaisistes, présentées à des fins de surprendre la bonne foi du Peuple et justifier par avance leurs contestations des résultats des élections pour aboutir à une transition de 2 ans sans KABILA.
La Majorité Présidentielle exhorte le Peuple congolais à la vigilance et à la veille et si besoin est, à faire usage de l’article 64 de notre Constitution pour barrer la route à tous ces personnages douteux dont le comportement de flibustier inquiète à juste titre tous les patriotes qui partagent la passion du Congo avec le Camarade Joseph KABILA, au-delà de clivages politiques, idéologiques ou religieux.
En montrant à la face du monde que, pour eux, la politique est un art consommé de mauvaise foi et de duperies, ils ne manifestent aucune considération pour le Peuple souverain.

Mesdames, Messieurs,
L’engagement euphorique et l’élan de sympathie populaire qui marquent chacun des déplacements du candidat SHADARY sont une précieuse indication que le Peuple a déjà compris qui de 21 est susceptible de jouer adéquatement le rôle constitutionnel de garant de la Nation dévolu au Chef de l’Etat.
Au nom de tous ses membres, partis, regroupements et personnalités et sous la haute direction de son Autorité Morale, la Majorité Présidentielle exhorte et encourage l’honorable Emmanuel RAMAZANI SHADARY à poursuivre son combat jusqu’au 23 décembre 2018, car il est assuré de son soutien total qui ne lui fera défaut à aucun moment et sous aucun prétexte.
Foi de l’engagement de loyauté envers son Autorité morale, Joseph KABILA KABANGE.

Mesdames, Messieurs,
Le bien nommé candidat Emmanuel RAMAZANÏ SHADARY, c’est-à-dire Dieu avec nous, a rendu publique sa vision de développement et de gouvernance de la République Démocratique du Congo pour les cinq prochaines années.
Il évalue à plus ou moins 86 milliards de USD te montant nécessaire pour matérialiser et concrétiser son ambition.
En pareil cas, s’agissant d’un engagement, seule importe la pertinence rationnelle du mécanisme de collecte de ce fonds, qui en conditionne la fiabilité aux yeux de l’opinion. Pour amasser cette somme, il part du budget courant de ± 7 milliards USD, augmentés de 10 milliards progressivement grâce à la lutte contre la corruption, aux meilleures conditions de vie et donc de travail de magistrats, à la rigoureuse orthodoxie dans la collecte, la capture de ressources financières ainsi que la lutte contre l’impunité.
En effet, si l’on part de l’hypothèse généralement acceptée qu’au moins les 3/4 de recettes sont perdues en fraudes fiscales, en coulages et en pratiques de corruption, alors cette somme est crédible car elle traduit non seulement une évaluation critique et pragmatique de besoins nationaux de gouvernance et de développement, mais part de la volonté d’associer à cet effort toutes les forces actives de la République à savoir opérateurs économiques, autres contribuables et commis ou mieux personnel de l’Etat pour intégrer ces sommes perdues à la dynamique nationale de développement, de gouvernance et d’émergence en vue d’améliorer les conditions sociales des populations congolaises, y compris de celles dont la situation est précaire, ce qu’il appelle dans son programme la lutte contre la pauvreté. Aussi importante est la lutte pour le recouvrement de la dignité du congolais, porté par la philosophie de compter sur soi et de ne jamais trahir le Congo. De ce point de vue, le travail de stabilisation et de normalisation de la vie politique par le Président KABILA est un atout non négligeable et hautement appréciable.
Donc, l’effort de contribution sollicité à chaque citoyen est à la portée du Pays ; partant, ce budget est crédible d’autant que la lutte implacable contre l’impunité agira comme un puissant levier susceptible d’augmenter les recettes mécaniquement et par effet d’entraînement pour retirer les sommes nécessaires de cette niche budgétaire.
Plutôt que de continuer à pérorer et à pleurer sur notre sort ou sur le paradigme de paradoxe du Congo, pays riche aux populations à situation précaire, le candidat du FCC donne à chacun l’occasion de contribuer personnellement à l’émergence du Congo dans un esprit résolument nationaliste, loin de querelles improductives de politiciens de mauvaise foi, tapis dans l’opposition radicalisée et djihadiste.

Mesdames, Messieurs,
La présomption d’intégrité dont bénéficie le camarade RAMAZANI au sein de l’opinion nationale par rapport aux conclavistes de Genève est un atout qui le met, de toute évidence, hors de portée de ses concurrents.
Mesdames, Messieurs,
Maintenant que la campagne électorale est officiellement lancée, la Majorité Présidentielle souhaite au Camarade SHADARY bon vent et bonne route jusqu’à la victoire le 23 décembre 2018.
Car il porte les espoirs de toutes les générations pour un avenir radieux et prometteur.
Sans une tergiversation quelconque, la Majorité Présidentielle demande donc au Peuple congolais de voter massivement, le 23 décembre 2018 pour lequel CANDIDAT porteur d’un projet pour les populations congolaises, fait par les congolais et au Congo en toute souveraineté dans la lignée de la continuité du progrès initié et tracé par l’Autorité Morale du FCC, le Camarade Joseph KABILA KABANGE.
C’est le seul Candidat démocratiquement crédible en qui se reconnaissent les congolais face à des groupes d’intérêts obscurs, hésitants et incapables de s’exprimer d’une seule voix à travers un projet politique face au Peuple congolais, préoccupés qu’ils sont à chercher la meilleure façon de surprendre la bonne foi des congolais !

Fait Kinshasa, le 23/11/2018
Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO
Porte-parole
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