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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) promet des « sanctions exemplaires » à l’endroit des médias qui continuent à se livrer à la campagne électorale précoce. Le président de cette institution de régulation, Tito Ndombi, l’a affirmé, au cours d’une interview accordée à Radio Okapi.

Le CSAC fustige les comportements affichés par certaines entreprises de presse et quelques candidats aux élections à tous les niveaux. Fort de ce constat, Tito Ndombi affirme avoir documenté à ce jour d’innombrables cas avérés des médias qui procèdent, d’une manière ou d’une autre, à la campagne électorale précoce.
« Cette attitude est illégale et irresponsable », martèle Tito Ndombi, avant de rappeler que la loi électorale prévoit une période de pratiquement un mois pour la campagne électorale. Cette période court du 22 novembre au 21 décembre prochain.
« En dehors de cette période, on ne peut pas faire la campagne électorale. C’est illégal. Nous avons fait une recommandation qui interdit la campagne précoce. Mais, nous constatons avec regret que beaucoup de médias ne le respectent pas. C’est ainsi que le CSAC prépare des sanctions disciplinaires et exemplaires à l’endroit de ces médias qui croient être au dessus de la loi », a prévenu Tito Ndombi.
« Si les médias continuent dans cette attitude, nous allons passer à l’étape ultime qui consiste à prendre des sanctions, et ce sera des sanctions exemplaires », a mis en garde, d’un ton rigoureux, le président du CSAC.
Cet énième avertissement du CSAC vaut son pesant d’or, au regard du matraquage médiatique auquel la population assiste depuis plusieurs mois déjà. Nombreux sont des candidats à différents postes électifs qui bombardent à longueur des journée des médias traditionnels et les réseaux sociaux par des messages qui frisent la propagande politique.
Il est très rare de parcourir une centaine de mètres à Kinshasa sans rencontrer une banderole vantant les qualités d’un candidat député ou président de la République. Les plus audacieux parmi eux sont ceux qui y inscrivent même leurs numéros de vote. D’autres vont même jusqu’à des descentes sur terrain, jusqu’à réunir les gens pour des fins de marketing politique, en distribuant des tee-shirts à leur effigie aux électeurs et d’autres biens.
« Nous demandons aux autorités de prendre des mesures qui s’imposent afin de rappeler à l’ordre les candidats qui ne respectent pas la loi. Il n’est pas correct de laisser ces prétendants à des ci-hauts postes marcher sur la loi. C’est irresponsable. Ils doivent savoir que la population n’est pas aussi idiote qu’ils se l’imaginent », a indiqué, un acteur de la société civile. Orly-Darel NGIAMBUKULU
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