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Au fur et à mesure qu’on approche des échéances électorales en République démocratique du Congo, rien n’est laissé au hasard. Le malheureux événement survenu sur le campus de l’Université de Kinshasa ayant entrainé le décès de deux étudiants, a permis aux deux blocs issus de Genève, d’émettre sur la même longueur d’ondes.

Depuis le Belgique où séjouent l’un et l’autre, Fatshi et Fayulu ont, chacun, manifesté leur solidarité avec les étudiants en désapprouvant "l’usage excessif de la force".
Dans un communiqué relayé par les médias en ligne la plateforme électorale "Lamuka" qui réunit les cinq leaders de la déclaration de Genève qui ont apporté leur soutien au candidat président de la République Martin Fayulu, appelle à une enquête indépendante et crédible afin d’identifier tous les éléments de la police responsables de la mort de deux étudiants de l’Unikin. Ce, avant de promettre que le meurtre de deux étudiants ne reste pas impuni.
"LAMUKA qui porte le candidat commun de l’opposition, Martin Fayulu Madidi, soldat du peuple, condamne avec force les répressions sanglantes et répétitives dont la communauté estudiantine est victime chaque fois qu’elle exerce son droit constitutionnel de manifester pacifiquement", dit notamment la coalition dans son communiqué.
Par ailleurs, le présidentiable Martin Fayulu attendu - en principe - le mercredi 21 novembre prochain à Kinshasa, exige une enquête indépendante avant de déplorer sur Twitter "un usage excessif et disproportionné de la force" en dénonçant "les carences de l’appareil sécuritaire en RDC". Et d’enchainer : "Mes pensées vont aux familles des victimes du drame survenu à l’Unikin"
"Je tiens à rappeler aux forces de l’ordre leur mission régalienne", a conclu M. Fayulu

FATSHI Y VA DE SA CONDAMNATION
Pour sa part, le candidat président de la République issu du congrès de l’Union pour la démocratie et progrès social (UDPS), s’est interrogé sur son compte Twitter : "Pourquoi une telle barbarie ? Au nom de quel principe peut-on se permettre de causer la mort sur un campus d’université ? "
Non Congo, il est temps de dire ça suffit", a poursuivi M. Tshisekedi. "On en a assez de servir de chair à canon ".

LA POLICE JOUE A L’APAISEMENT
En attendant, la police appelle dans un communiqué du Commissariat provincial de la police, les étudiants au calme et rassure l’opinion que toutes les dispositions sont prises pour établir les responsabilités de ces actes afin que les coupables répondent de leurs actes conformément à la loi. "Déjà, le policier qui a tiré lundi sur un de deux étudiants décédés a été mis aux arrêts et sera déféré à l’auditorat militaire", indique ledit communiqué.
Le commissariat provincial en a profité pour présenter ses sincères condoléances aux familles éplorées et à toute la communauté estudiantine avant de mettre en garde tout policer qui utiliserait les armes à feu pour les interventions sur les sites universitaires.
Le bilan de ces événements fait état, hormis la mort de ces deux étudiants, de 8 policiers grièvement blessés, 12 véhicules endommagés dont 3 appartenant à la police et 9 aux privés. Emma MUNTU
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