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Hier au siège de la VSV, avenue Bongandanga commune de Kasa-Vubu à Kinshasa, s’est tenue la conférence de presse co-animée par Pélagie Makiedika Ibanda, Présidente de l’ONG "Cause rurale" et Coordonnatrice nationale de RMDD et Rostin Mankete, directeur exécutif de la VSV avec la modération de Mme Paulette Misenga, directrice adjointe chargée de la Communication. A la manœuvre, Pélagie Makiedika de " Cause rurale", une Ong qui opère dans la province du Kwango et dont le siège social est situé à Kasongo-Lunda.

Cette structure a fait un travail de terrain, un travail de titan pour l’assistance avec ses maigres ressources des expulsés congolais d’Angola dans le Kwango que " Cause rurale " a recensés et évalués à quelque chose comme 100.000 personnes. Mais problème, ces 100.000 expulsés survivants au Kwango à l’exception de ceux de Kamako dans le Kasaï sont sans assistance et donc abandonnés à leur triste sort. D’où le cri d’alarme que lacent la VSV et "Cause rurale". D’autant que le tableau que celle-ci brosse de la situation humanitaire de 100.000 expulsés n’est ni plus ni moins que catastrophique.
Les deux ONG appellent le Gouvernement central à prendre ses responsabilités, c’est-à-dire aller sans attendre au chevet de ces 100.000 expulsés d’Angola dans le Kwango. Pourquoi cette affluence là dans le Kwango ? On comprend, selon des explications fournies par "Cause rurale" que la raison se trouve dans le fait que le Kwango occupe près de la moitié de 2.511 Km de frontière entre la RDC et l’Angola, soit 1.200 Km.
Il y a aussi en tout 30 postes-frontières dont 20 officiels et 10 clandestins qui sont situés sur la frontière du Kwango. "Cause rurale" dénonce en plus le traitement inhumain et dégradant que les autorités angolaises ont réservé à ces 100.000 expulsés congolais violant et foulant aux pieds, le Pacte tripartite liant la RDC, l’Angola et le Congo-Brazzaville signé le 29 décembre 1998.
"Cause rurale" ne veut pas voir ces graves violations des droits de l’homme par l’Etat angolais rester lettre morte come ce fut le cas à l’époque avec le Congo-Brazza. "Cause rurale" fait voir l’impact de la présence de 100.000 expulsés dans le Kwango, une province dont la population estimée à 2 millions d’habitants croupit dans une pauvreté indicible.
Dans son rapport sur la situation des droits de l’homme de 100.000 expulsés d’Angola, l’ONG "Cause rurale" trace la typologie des expulsés congolais notamment des expulsés complètement démunis et ceux qui disposent d’un pécule. Il y a un tableau récapitulatif à cet effet. Mêmement pour les besoins nécessaires. Jusqu’à ce jour, les expulsés continuent à dormir à la belle étoile, dans des marchés, des écoles ou des terrains de foot. Un petit nombre est aiguillé vers les familles d’accueil dans des studios minuscules.
Malgré tout, "Cause rurale" poursuit sans désemparer sa mission par le monitoring avec les moyens du bord sur la situation de 100.000 expulsés. L’ONG note que le Kwango vit dans une situation alarmante sur le plan alimentaire et nutritionnel avec l’attaque des cultures comme le manioc qui conduit à la pénurie alimentaire dans les grandes agglomérations.
Cette malnutrition chronique frappe 45,6%. Cette vulnérabilité expose aussi bien les refoulés que les communautés d’accueil à des risques d’épidémie. Sur ce tableau apocalyptique de 100.000 expulsés d’Angola dans le Kwango, "Cause rurale" formule des recommandations au gouvernement central, à la communauté humanitaire, aux partenaires techniques et financier, au gouvernement d’Angola et à la " Commission africaine des droits de l’homme basée à Banjul, en Gambie. On retient plus particulièrement en ce qui concerne la "Communauté humanitaire" que "Cause rurale" préconise de diligenter des enquêtes sur ces violations des droits de l’homme et les violences sexuelles aggravées subies par les Congolais expulsés d’Angola. KANDOLO M.
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