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Le débat a été houleux LE  mardi 20 novembre 2018 au CEPAS (Centre d’Etudes pour l’Action Sociale), à Kinshasa, entre le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et le candidat président de la République Samy Badibanga, autour du mot « Consensus ». C’était lors d’un « Débat public sur les éléments du consensus avant la tenue des élections du 23 décembre 2018 », organisé par l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj).

Pour Corneille Nangaa, le « Consensus » n’est pas dans la Constitution de la République démocratique du Congo. C’est un terme purement politique qui ne concerne en rien une institution indépendante comme la CENI, du reste structure technique chargée d’organiser les élections.

Dans sa réplique, Samy Badibanga a rappelé à son interlocuteur que les élections en préparation devraient avoir lieu il y a deux ans. Mais si elles n’ont pas eu lieu, et reportées pour deux ans, c’est parce qu’il y a eu consensus entre les politiques, la société civile et la CENI, au terme d’un dialogue.

Attendu à ce débat, le président du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral, Joseph Olenghankoy, a brillé par son absence. Et pourtant, l’assistance l’attendait pour parler des efforts que son institution consent pour décrisper le climat politique avant la tenue des élections. Surtout que les résultats sont très décevants. Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo… sont toujours en prison, de même que des  exilés politiques dont Moïse Katumbi Chapwe, Mbusa Nyamwisi… qui ne sont pas encore de retour.

Nangaa a soutenu également que « les élections inclusives n’existent pas dans le monde ». Il se dit lui-même victime de l’exclusion, car, dans sa casquette de président de la CENI, il lui est interdit d’être candidat. Même situation pour des policiers, des militaires et autres, tous exclus du processus électoral.

Le défi logistique des élections

Pour Nangaa, il n’y a aucun mécanisme de report des élections. « Les élections auront lieu le 23 décembre », rassure-t-il. Surtout que « les activités évoluent tel que planifiées dans notre programme ». Il informe que 511.000 agents doivent être formés pour 76.000 bureaux de vote.

La cascade de formation a déjà commencé à Kinshasa au niveau zéro. La formation au niveau des provinces est en cours. Les matériels sont en plein déploiement. Toute la partie de l’ancienne province de l’Equateur est totalement couverte en déploiement, comme dans le Kwango et le Kwilu. Au Maïndombe, le déploiement est en cours, comme dans l’espace Kasaï.

Au Kongo-Central, les matériels arrivent la semaine prochaine, de même qu’à Lubumbashi.

Nangaa souligne que ces matos qui sont déjà à 80% en République démocratique du Congo (RDC), devront atteindre les 26 provinces, 32 villes, 310 communes, 2.815 quartiers en milieu urbain, et 145 territoires, 734 secteurs, 6.095 groupements et 88.000 villages en milieu rural.

Près de 40 millions d’électeurs sont donc attendus pour élire un président de la République parmi les 21 candidats, 500 députés nationaux parmi les 16.000 postulants… Pour la députation nationale, la moyenne est de 40 candidats pour un siège.

Il faut noter que parmi les intervenants, il y avait Me Joséphine Mbela, chargée de plaidoyer de l’Acaj, qui a développé le point sur l’ « urgence d’appliquer les mesures de décrispation politique de l’Accord de la Saint Sylvestre ».  De son côté, Me Gérard Bisambu, secrétaire exécutif de l’Aeta, a parlé des « préoccupations majeures de la société civile par rapport au déroulement du processus électoral ».

Par Stone
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