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*Il veut des résultats qui soient acceptés par la majeure partie des congolais. C’est son combat de tous les jours et, en dépit de l’indifférence de la CENI, il n’a pas changé d’orientation. Il tient, mordicus, à ce qu’il y ait un consensus entre toutes les parties prenantes aux élections du 23 décembre 2018 sur les questions qui fâchent dont celle de la ‘’machine à voter‘’ pour laquelle il propose, d’ailleurs, une alternative qui fait toutefois réfléchir pour son côté software. Il s’agit, évidemment, de la technologie Blockchain qui, selon lui, devrait permettre de vérifier l’évolution, par tous et en toute transparence, non seulement sur un seul serveur mais également sur plusieurs, du vote jusqu’aux résultats définitifs.

Il l’a expliqué, si pas réexpliqué, à Corneille Nangaa hier, mardi 20 novembre 2018 au CEPAS, à la Gombe, lors d’un face-à-face organisé avec le concours de l’association de la société civile : ‘’Agir Ensemble pour les élections Transparentes et Apaisées‘’, AETA.

Il était question de susciter un dialogue et un échange entre les filles et fils du Congo, de faire une sorte d’évaluation par rapport aux efforts des uns et des autres et surtout, d’inviter le Président de la Centrale électorale à livrer un aperçu clair de l’évolution du processus électoral en RD. Congo. Les divergences autour de la machine à voter faisant obligatoirement surface, le leader de ‘’Les Progressistes’’, Samy Badibanga Ntita, a appelé la CENI à privilégier la tenue des élections véritablement démocratiques et apaisées. Pour cela, un consensus avec tous les candidats s’impose.

Pour lui, en effet, la machine à voter devrait être bannie ou alors subir une double vérification tout simplement. ‘’Un consensus est obligatoire dans le cap où nous sommes arrivés, et pour éviter de vivre les pires élections que celles des deux précédentes, nous devons ensemble lever cette équivoque autour de la machine à voter‘’, a-t-il exhorté.

Malheureusement, du côté de Nangaa, ce n’est vraiment plus le moment de parler de consensus, ni des discours qui ne pourront davantage que distraire et faire passer du temps. ‘’Il y a un temps pour tout, et c’est le temps des élections maintenant‘’, a-t-il tranché sur un ton sec.

Lancé en mode conférence-débat, le leader de ‘’Les Progressistes’’ ne s’est pas pour autant découragé, malgré l’obstination de l’homme de la MAV.

Il a donc, ressorti du placard, son ingénieuse proposition pour la décrispation de cette tension dans laquelle personne ne veut céder à la merci de l’autre.

Il s’agit de la technologie blockchain, un nouveau procédé qui permet d’avoir plusieurs serveurs et de vérifier les résultats d’une opération.

Avec cette technique, précise-t-il, il est possible d’effectuer une double vérification dans la machine en question, et de se rassurer de la fiabilité des contenus dans le serveur.

Le fait est que l’opinion ignore de quoi sont faites ces machines, les anglais n’ont pas pu les auditer et elles restent jusqu’à présent, une boîte noire pour tous. ‘’Dans un temps extrêmement court, on peut copier les résultats du serveur de la CENI au blockchain, et les informations seront validées avant même que les clés USB n’arrivent‘’, a développé, à sa manière, un technicien qui accompagnait Samy Badibanga.

Et cela ne coûtera pas grand chose au contribuable, a-t-il surenchéri.

Une belle proposition, certes, que n’a pas désavouée Corneille Nangaa qui, de surcroit, a promis d’y penser si cette dernière faisait du moins gagner du temps.

Tout compte fait, Samy Badibanga a appelé la CENI à rechercher, à tout prix, un consensus technique avec tous les candidats. Car, dit-il, la première rencontre avait été un échec. Les candidats à la Présidentielle et la CENI s’étant séparées, ce jour-là, en queue de poisson. Autrement dit : ‘’nous devons tenir à l’impératif de la date des scrutins, mais aussi à l’impératif de la paix dans le pays‘’, insiste-t-il.

La Pros.
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