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Jeudi 22 novembre 2018, la CENI lance la campagne électorale.  Dimanche 23 décembre 2018, le grand  rendez-vous de la  présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales est confirmé. Le FCC avance avec Shadary qui présente son programme aujourd’hui. Mais,  où va l’Opposition ?

Raté à Genève. Absence de coalition des forces à Kinshasa. Déficit de leadership. L’Opposition congolaise aura beau criailler mais, sans parvenir à vaincre ses vieux démons de la division.  A la place, les égos prennent le dessus sur l’intérêt général et  du combat pour l’alternance démocratique et pacifique au pouvoir.

Puis, avec les  épées tirées de leurs fourreaux, les leaders de l’Opposition cliquent le clavier des coups bas, des invectives et autres peaux de banane.  Alors que Fayulu a été désigné, il aura fallu moins de 24 heures pour qu’il fasse flèche de tout bois. Félix Tshisekedi et Kamerhe ayant décidé d’y aller en cavaliers solitaires jusqu’au bout, évoquant les raisons liées notamment, au refus de leurs bases respectives. A Kinshasa, rien de concret, pour que les candidats restés au pays, s’offrent des coudées franches. Malheureusement, les efforts engagés autour de Théodore Ngoy n’ont, jusqu’ici, donné le moindre signal fort en termes d’une nouvelle candidature commune conclue au pays. Donc, l’Opposition affiche un visage pâle, une puissance virtuelle mais sans assises synergiques, un château de sable mouvant, un royaume divisé contre lui-même.

Comment, dès lors, battre Shadary qui présente aujourd’hui à Pullman Hôtel  son programme, avec la triple  onction du Front Commun pour le Congo, de son équipe de campagne – 49 cellules certifiées – de Joseph Kabila, le Président sortant, plus de 17 ans aux affaires ?

A moins d’un miracle, l’Opposition s’y sera tellement mal prise qu’à l’issue des élections du 23 décembre 2018, elle tanguera entre la remise en question de leur crédibilité et de la fiabilité des résultats. Déjà, à Genève, les sept leaders, alors qu’ils étaient encore ensemble, préconisaient en des termes à peine voilés, le boycott des élections lorsqu’ils s’interdisaient, selon eux, de participer à une parodie électorale. A lire de près  les prescrits de leur Accord ayant bénéficié des auspices de la Fondation Kofi Annan, ils envisageaient, on ne sait comment, l’institution d’une transition sans Kabila qui prendrait plus ou moins deux ans et demi pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Or, en se détachant sous prétexte de se montrer fidèles à leurs bases, Félix Tshisekedi et Kamerhe donnaient ainsi un coup de sabot au plan concocté à Genève, tout en n’améliorant pas, cependant, le contenu de leurs propres stratégies  sur une  probable  nouvelle candidature commune, ne serait-ce qu’à leur niveau, pour se montrer capables d’affronter Shadary, Fayulu ainsi que tous les autres électrons libres, tels que Samy Badibanga, Noël Tshiani, Yves Mpunga, Alain Daniel Shekomba, Gabriel Mokia, Tryphon Kin-kiey Mulumba, Marie-José Ifoku, Seth Kikuni.

Samedi 17 novembre, Fatshi, 55 ans,  Vital Kamerhe, 59 ans, étaient ensemble à Bruxelles.  Pendant qu’ils étaient attendus à Kinshasa, selon le premier communiqué de Kalenga TK de l’Udps, ils peaufinaient, plutôt, une prise de position mi-figue, mi-raisin, dont la réponse, quant à la candidature commune, le ticket ‘’UDPS-UNC’’ est restée évasive et illusoire. Chose curieuse, Félix Tshisekedi, à en croire un texte flottant sur la page facebook   de Cheik Fita, depuis Bruxelles, promet de prendre le pouvoir cette année et de changer le cours de l’histoire en RD. Congo. Comment y arrivera-t-il ? Et, avec qui ?

Ecueils

Et, pourtant, au-delà de la candidature commune, la bataille contre la machine à voter reste entière. Il y a également l’affaire du fichier électoral corrompu, de la  configuration de la CENI et des mesures de décrispation qui, in globo, demeurent des véritables talons d’Achilles sous le pied de ce processus électoral.

A cela, il y a lieu d’ajouter les pesanteurs en matière de sécurité ainsi que toutes les difficultés de déplacement dans un pays où les quelques rares  avions existants, déjà réquisitionnés pour le transport des matériels et kits électoraux de la CENI, ne seront pas forcément à leur portée.

La quasi-inexistence d’infrastructures adéquates, sans compter les contraintes financières, allongeront, à coup sûr, la liste de tous les écueils auxquels l’Opposition sera confrontée, lors de   la tenue des élections du 23 décembre 2018.

LPM
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