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Un climat de révolte prend de plus en plus de place auprès des marchands du Marché de la Liberté à Masina, victimes de l’incendie de la semaine dernière. Cinq jours après le sinistre, l’administrateur du principal de ce lieu de négoce de la Tshangu subit de pressions de part et d’autre, mais avoue n’être pas compétente pour indemnisés les dommages causés par cet incident dans la nuit du jeudi au vendredi derniers.

Le feu, qui s’est déclaré le jeudi vers 19 heures 15’, a détruit d’innombrables étalages dans plusieurs pavillons notamment 6, 7, 10, 11, 12, 15, et deux magasins. Le feu a embrassé le marché jusque tard la nuit devant une foule de gens impuissants. A ce jour, les pavillons concernés sont impraticables. Les vendeurs des sacs de voyage, des téléphones portables et autres techniciens opérant sur ce site restent inactifs en attendant l’issue de l’affaire.
Déjà, au lendemain de l’incendie, ce marché a connu des échauffourées à l’arrivée de Mme Fatou venue constater les dégâts. Des marchands associés à des badauds en colère ont tenté sans succès de piller le reste des marchandises. Les forces de l’ordre, qui sécurisent le site du sinistre depuis l’incendie, ont recouru à la force pour disperser la foule en furie. Des marchands au Marché de la liberté ne comprennent pas comment l’incendie peut se déclarer dans plusieurs pavillons pourtant bien gardés par les agents de sécurité habitués à veiller sur les biens des commerçants.
Dans la foulée, les victimes de cet incendie reconnaissent tous qu’ils n’ont pas souscrit à une police assurance pour être indemnisées, mais affirment que les deux parties (commerçants et gestionnaire du marché) ont convenu de payer à chaque fois des frais pour que les marchandises soient gardées en sécurité et à l’abri du vol. « C’est pourquoi chaque soir après activité, des hommes en uniformes circulent à travers le marché pour éviter qu’une personne étrangère n’accède aux installations », font-ils comprendre brandissant les différents reçus attestant la paie desdits frais auprès de services compétents.
Les gestionnaires du Marché de la liberté ne semblent pas rassurer les victimes quant à l’issue de l’affaire. Mme Fatou, qui aurait diligenté une enquête pour connaître les vraies raisons de l’incendie, tente en vain de calmer les victimes. Une situation confuse qui, si on n’en prend pas garde, risque d’avoir des retombées négatives sur le fonctionnement de l’ensemble des activités dans ce marché-référence pour le district le plus populaire de la ville de Kinshasa. Rachidi MABANDU
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