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La soirée a été effectivement longue pour le Président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), Joseph Olenghankoy Mukundji. En effet, le vendredi 16 novembre dernier, aux alentours de 17 heures, heure de Kinshasa, après avoir été avec le représentant légal de l’Islam en RDC, le numéro 1 du CNSA a pris langue avec le collectif de 7 candidats présidents de la République, principalement  pour faire l’état des lieux du processus électoral et aborder des questions sensibles qui fragilisent la tenue des bonnes élections qui, pourtant, sont prévues le 23 décembre 2018, selon l’almanach publié par la CENI. Sous le chapeau de son porte-parole, Théodore Ngoy,  ledit collectif a ainsi appelé le CNSA à jouer son vrai rôle, pour baliser le chemin qui mène aux bonnes élections.

Entre-temps, le CNSA a enregistré impérativement ses plaidoyers pour trouver les solutions équitables. Donc, plus question de sombrer dans les manœuvres superfétatoires, la campagne se rapproche progressivement. Ces 7 candidats tiennent au respect des préalables. C’est pourquoi, ils ont voulu fixer leur position, en faisant le vœu d’aller aux élections démocratiques, transparentes et apaisées sans la machine à voter ainsi qu’avec un fichier électoral nettoyé. Les 7 candidats ont également demandé l’accès aux médias publics et une protection physique comme il est écrit noir sur blanc dans la loi. Toutefois, si ces conditions ne sont pas garanties, ils promettent  de boycotter la campagne électorale.

«Cette campagne n’aura pas lieu, s’il n’y a pas de décisions qui sont prises dans le sens d’écarter la machine à voter qui est une tricherie annoncée, depuis le mois de novembre 2017, par Minaku et Nangaa. Si l’on ne nettoie pas le fichier électoral, si on ne nous donne pas l’accès aux médias publics et la protection, nous n’acceptons pas que le pouvoir installe quelqu’un par une élection irrégulière. Nous allons nous y opposer par tous les moyens de droit et le peuple Congolais doit s’opposer», a lâché Théodore Ngoy parlant au nom du collectif. De son côté, le président du CNSA a répertorié les préoccupations du collectif, qui seront examinés minutieusement lors de l’Assemblée plénière.

Pour rappel, le groupe de 7 candidats à la présidentielle s’est adjoint avec d’autres candidats, pour demander à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de radier la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du FCC. Ces candidats déplorent aussi la campagne électorale prématurée de la coalition au pouvoir et se disent victimes d’un traitement inéquitable. « La campagne électorale qui commence a déjà débuté avec le candidat du FCC qui a une longueur d’avance de 3 mois, parce qu’il a accès aux médias publics, on peut faire son apologie du matin au soir. Et nous quand nous allons faire la campagne, quelle garantie pour accéder à tous les lieux où nous devons faire la campagne. Nous avons le cas de l’un d’entre nous, Jean Philibert Mabaya à qui on a refusé l’accès au stade de Tshikapa», a fustigé Théodore Ngoy.

Le CNSA a promis de faire parvenir ces revendications à qui de droit pour maintenir un climat de paix. «Nous allons présenter la situation pour que le CNSA puisse formuler les recommandations à qui de droit. Je pense qu’en cette période préélectorale, c’est important que le traitement de tous les Candidats soit égal pour apaiser le climat», a déclaré Valentin Vangi, rapporteur du CNSA.

Merdi Bosengele
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