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Le Président de la Chambre basse du Parlement de la RD. Congo, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a annoncé, vendredi 16 novembre dernier, à la représentation nationale, le rendez-vous que son Bureau aura, d’ici avant la clôture de la session en cours, avec le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Nangaa. A tout prendre, il sera question d’un entretien autour du rapport annuel relatif à l’état des lieux du processus électoral qui semble être à sa phase déterminante. En amont, il sied d’indiquer que des députés avaient souhaité que la CENI soit auditée depuis la session de Mars dernier, sinon, durant celle de septembre en cours. L’on note, en aval, que la majorité d’entre les élus nationaux du Peuple suggèrent, plutôt, de différer de bon aloi sine die cet exercice, du reste, constitutionnel. Ce, de manière à ne pas encombrer cette institution d’appui à la démocratie, actuellement, préoccupée par l’organisation des élections dans le délai imparti par son calendrier.

Processus électoral

L’audit de la Commission Electorale Nationale Indépendante, du moins, en ce qui concerne son rapport annuel est l’une des questions faisant débat dans le chef des élus du Peuple congolais. A quelques encablures de la tenue des élections dont le cap reste maintenu au 23 décembre prochain, des bouches continuent à réclamer, à cor et à cri, le face-à-face représentation nationale-CENI. Question de procéder au balayage des zones d’ombre qui, semble-t-il, donnent de la migraine à bien d’élus quant à l’évolution du processus électoral en cours. En effet, au cours de la plénière du vendredi 16 novembre dernier, d’aucuns par les députés présents dans l’auditorium ont, par ailleurs, soutenu que cette question d’auditer le Président de la CENI soit, carrément, zappée au profit des urgences en présence de cette institution indépendante d’appui à la démocratie. Aux antipodes, d’autres députés n’accueillent pas cet argument qu’ils qualifient de faux-fuyants au vu des lois de la République.

Bémol

Il est à noter, néanmoins, que le Speaker de cette Chambre basse du Parlement de la République a rassuré à ses collègues Députés que son Bureau aura à s’entretenir, le plus tôt possible, avec le Président de la CENI qui serait d’ores et déjà informé à ce sujet au travers une lettre écrite. Et d’ajouter, il ne s’agit pas d’une question soumisse au débat. Evidemment, dans une missive de la CENI adressée au Bureau de cette Chambre que coiffe Aubin Minaku Ndjalandjoko, le signataire de celle-ci, Norbert Basengezi Katintima, agissant au non de son Président empêché, a fait savoir à la représentation nationale, il y a peu, que les têtes couronnées de la CENI sont, pleinement, au four et moulin pour recevoir les matériels afférents à la tenue des scrutins en décembre prochain, et par ricochet, les évacuer à travers les 26 provinces du pays, à bonne heure. Toutefois, une chose reste certaine, les 500 députés siégeant à l’Assemblée Nationale, du moins la plupart d’entre eux en lice aux différents niveaux des législatives, sont préoccupés par le démarrage de la campagne électorale ce jeudi 22 novembre 2018. Etant donné, sans doute, la particularité de la présente session essentiellement budgétaire, et sachant que le Budget 2019 a été voté au Sénat en des termes identiques qu’à l’Assemblée Nationale, cette Chambre sœur a, donc, fondamentalement comme urgence l’adoption de cette loi sans laquelle, la session en cours ne saurait être close.
Jacques Kitengie
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