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* Pour ce faire, le ministre de l’ESU préconise l’augmentation du salaire des profs et chefs de travaux.
*Par ailleurs, sept lois votées parmi lesquelles les " Télécommunications ", l’Ordre national des Architectes, l’Ordre national des Ingénieurs civils et l’Ordre national des Ingénieurs des techniques appliquées.

Hier le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Steve Mbikayi a fait le déplacement pour la salle des Conférences internationales, siège du Sénat pour répondre à la question d’actualité posée par le sénateur Florentin Mokonda Bonza sur les événements malheureux survenus sur le site de l’UNIKIN, où deux étudiants ont été tués par des policiers. L’auteur de la question veut savoir pourquoi la manifestation des étudiants a sauvagement été réprimée par les forces de l’ordre. Il y a eu mort d’hommes sans en connaitre les tenants et les aboutissants.

Le ministre de l’ESU doit expliquer aux sénateurs les motivations de la présence des forces de l’ordre sur le site universitaire de l’UNIKIN. Ainsi que la mort des étudiants qui s’en est suivie.
Dans ses réponses, Steve Mbikayi fait savoir que quand il y a manifestations sur le site universitaire et que la Police intervient, c’est de la responsabilité du ministère de l’Intérieur et non de l’ESU, car, la Police n’est pas sous la tutelle de l’ESU mais bien de l’Intérieur.
Steve Mbikayi ne peut pas répondre des actes posés par la Police sur le site universitaire de l’UNIKIN. Mais il soutient mordicus que la question doit plutôt être posée à son collègue de l’Intérieur, pour expliquer la présence la police sur le site de l’UNIKIN.
En ce qui concerne les motifs des manifestations d’étudiants de l’UNIKIN, le ministre de l’ESU en a brossé la genèse.
On retient qu’à la base, il y a des problèmes du payement de la prime versée aux Professeurs par les parents et du salaire payé régulièrement par le gouvernement. Ici, il n’y pas d’arriérés, mais plutôt pour la prime. Les étudiants ont refusé de payer au taux budgétaire et exigé, celui de 90 pour 1 USD. Ce qui fait un manque à gagner pour les Professeurs sur l’assiette qui était prévue dans l’Accord.
Cette baisse du taux dans le payement de la prime par les parents a causé des arriérés de 8 mois à l’UNIKIN, souligne le ministre de l’ESU. D’où le gouvernement a pris l’engagement de payer ce manque à gagner. L’engrenage, c’est la prime et non le salaire qui a été augmenté pour le Professeur ordinaire.
Le ministre de l’ESU pose la question de savoir si on doit continuer à surcharger les parents à continuer à payer la prime aux Professeurs ? Non, répond-il. Cependant, il n’y a pas moyen que le gouvernement paye d’un trait le manque à gagner de la prime. Il est prévu de libérer 1/10ème du montant par mois en commençant par l’UNIKIN, car le Gouvernement a des problèmes de trésorerie. Même les ministres ne sont pas payés depuis de longs mois.
Les Profs de l’APUKIN ont décidé d’entrer en grève. Les étudiants ont manifesté contre cette grève des Profs. Ils n’ont pas du tout tort de manifester, car ils sont allés à l’Université pour étudier. Le gouvernement a toujours rappelé au devoir la Police, qui n’est autorisée à intervenir sur des sites universitaires qu’au moyen des balles blanches et non des armes létales.
Au débat, il y a eu plusieurs intervenants parmi lesquels d’anciens ministres de l’ESU qui maîtrisent très bien le secteur. On peut livrer la substance des trois intervenants. Le sénateur Salumu rappelle que les sites universitaires de l’ESU sont du domaine public de l’Etat donc inaliénables. Mais sur tous ces sites à l’exemple de l’UNIKIN, l’ISTA ou l’UPN, on a érigé des antennes de télécommunications, des Banques et même des stations d’essence.
Il veut savoir chez qui et combien ces sociétés payent leur exploitation sur les sites universitaires. Pourquoi les parents continuent à payer la prime académique. Sébastien Adambo Lomanisa rappelle le ministre de l’ESU à ses responsabilités. Il n’a pas le droit de s’abriter derrière le ministre de l’Intérieur. Lorsqu’il y a mort d’homme comme ce fut le cas à l’UNIKIN, c’est de la responsabilité du Gouvernement dont est membre le ministre de l’ESU.
A ce niveau, il ne peut pas se dérober. Est-il membre du Gouvernement ou pas. Le Gouvernement doit nous dire pourquoi on a tiré sur les enfants sur le site de l’UNIKIN. Hier, c’était le tour de l’UNIKIS. Le sénateur Lombeya, ancien ministre de l’ESU et Recherche scientifique rejette l’argumentaire de Steve Mbikayi sur la tutelle de la Police au ministère de l’Intérieur, ça ne tient pas debout.
Lui en tant qu’ancien ministre de l’ESU, il doit être tenu informé au premier chef de tout ce qui se passe dans son secteur par rapport à l’intervention des forces de l’ordre. En quoi est-il alors ministre ? Le ministre de l’ESU doit faire en sorte que lorsque la Police doit intervenir sur le site universitaire de l’UNIKIN, qu’elles soient cantonnées au niveau du Rond-point Ngaba. La Police n’a pas l’obligation d’aller sur le campus universitaire de l’UNIKIN.
En ce qui concerne la grève des Profs, le sénateur Lombeya demande au ministre de l’ESU d’aller vers les Professeurs de l’APUKIN en grève. Le ministre Steve Mbikayi ne va pas vers les Profs. En refusant d’aller rencontrer les grévistes, cela a amplifié la crise jusqu’à ce jour. Il faut un minimum de respect pour les Professeurs. Ce sont des éducateurs avec des objectifs précis.
Une autre difficulté à relever, c’est la pluralité de taux de change à l’ESU. Tout en demandant au ministre Steve Mbikayi si le Gouvernement s’était réuni sur ces incidents, le sénateur Lombeya évoque la question centrale de la sécurisation des sites universitaires de l’ESU.

REPONSES DE STEVE MBIKAYI.
La prise en charge des parents a commencé en 1993.
Quant à la question des antennes des sociétés des Télécommunications ou des banques érigées sur des sites universitaires, ces Institutions ont une autonomie de gestion. Lorsqu’elles signent des contrats avec ces sociétés, le ministre de l’ESU n’est pas concerné.

REPONSES DU MINISTRE STEVE MBIKAYI AU SENATEUR LOMBEYA.
La Police est bel est bien sous la tutelle du ministre de l’Intérieur et non de l’ESU. Autrement, le ministre serait appelé à répondre des actes posés par exemple par des FARDC sur des sites universitaires, alors qu’ils relèvent du ministre de la Défense nationale. Les événements de l’UNIKIS sont dus au fait que le Comité de gestion avait fixé en USD le payement des frais académiques des parents alors que c’était fixé en FC.
En ce qui concerne la question sur le contrôle des dossiers des Professeurs sommés de présenter leurs thèses de Doctorat, Steve Mbikayi persiste et signe qu’il y a justement des faux Professeurs d’Universités qui ne disposent d’aucune thèse de doctorat. Le ministre de l’ESU dit qu’il va vers les Profs de l’APUKIN. Ils avaient signé un Accord sur le taux de 90 afin d’alléger la peine des parents.
Ce qu’il faut, c’est d’augmenter les salaires des Profs et des chefs de Travaux etc. afin de supprimer la prime des parents et alléger la tâche à ces derniers.
Après les réponses du ministre de l’ESU Steve Mbikayi, est venu le tour de Florentin Mokonda Bonza, l’auteur de la question d’actualité de faire sa conclusion. On voit comment le gouvernement est mis à rude épreuve.
Le ministre de l’ESU en tant que membre du gouvernement a l’obligation de savoir qui a envoyé les policiers à l’UNIKIN. Le ministre ne doit pas croiser les bras en disant que c’est l’affaire du ministre de l’Intérieur et non la sienne. En tant que ministre de l’ESU, c’est bien lui qui a la sécurité des étudiants.
Il est donc curieux de l’entendre parler des balles perdues. Est-ce qu’on peut tirer des balles perdues sur un site universitaire ? Cela dénote l’irresponsabilité de ce Gouvernement. Son œil est rivé sur le rétroviseur pour aller à 25 ans en arrière. C’est l’incapacité. Le constat c’est que les gens ne font pas leur travail comme il faut mais tout le monde court derrière l’argent.
Après cette question d’actualité adressée par le sénateur Florentin Mokonda Bonza au ministre de l’ESU Steve Mbikayi, la plénière a voté, à la séance subséquente, 7 lois. Il s’agit de la loi sur les "Télécommunications", la création de l’Ordre national des Architectes, l’Ordre national des Ingénieurs civils, l’Ordre national des Ingénieurs des techniques appliquées, sur les "ETD", "les subdivisons à l’intérieur des frontières des provinces", la loi sur le "Barreau" et la loi sur le SESOPA, qui organise le régime juridique de la sécurité des Parlementaires. KANDOLO M.
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