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* "Nos frères de Lamuka ne veulent pas d’élections. Ils veulent qu’on casse des machines, qu’on perturbe les élections.
* En attendant, le ticket Fatshivit annonce son arrivée aujourd’hui à Mbuji-Mayi à 14 heures.

La campagne électorale qui avait bien commencé en République démocratique du Congo, semble basculer, peu à peu, dans la violence à 10 jours des élections. Pour ce, le ticket Fatshivit a décidé d’annuler l’étape de Butembo après Beni pour des raisons de sécurité. A haute et intelligible voix, Félix Tshisekedi accuse le camp Martin Fayulu, d’être à la base de cette situation d’insécurité. Ce que rejette Pierre Lumbi, directeur de campagne du candidat "Lamuka".

La coalition électorale Cap pour le changement (CACH) a affirmé avoir reçu des informations selon lesquelles des miliciens Maï-Maï s’apprêteraient à attaquer son cortège sur le tronçon Beni-Butembo, long de 52 km.
Hier, sur les ondes de Top Congo, Fatshi n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un double jeu de Lamuka. Il ne comprend pas que Lamuka qui a crié à la victime au Katanga, joué au bourreau à Butembo avant d’enchainer : "S’il n’en est pas ainsi, que les dirigeants de Lamuka condamnent ces actes".
Et Félix Tshisekedi à l’aéroport de Mavivi, peu avant de quitter Beni, de relater sur certains médias en ligne : "Alors que nous étions déjà en route pour Butembo, la police nous a fortement déconseillé d’emprunter cette route là. Avec ce qui s’est passé pendant le meeting, les Maï-Maï peuvent se trouver dans la même mêlée. Ils risquent de nous attaquer. Les policiers en armes ont refusé de nous accompagner, ils ont dit qu’ils vont s’arrêter à la barrière (sortie de la ville), ils disent qu’au-delà, ils ne sont pas responsables. Quand des autochtones vous disent ça, il faut en tirer les conséquences".
En lingala Fatshi a ajouté : "Nos frères de Lamuka ne veulent pas d’élections. Ils veulent qu’on casse des machines, qu’on perturbe les élections. Dans ce cas là, comment allons-nous changer le destin des Congolais. Nous, on veut aller aux élections que seul le peuple surveille, pour que l’opposition gagne. Cessez de parler avec eux et dites leur qu’ils sont dans l’erreur. Ils veulent le prolongement des souffrances du peuple de Beni. Nous, on vient ici pour nous rendre compte de la situation que traverse le peuple de Beni. Nous ne sommes pas venus ici pour nous bagarrer. Mais, ce sont eux qui sont dans l’erreur. Soyez mobilisés pour les élections du 23 décembre. Quand vous finirez de voter, ne rentrez pas à la maison, restez au bureau d’élection. Voilà ce que nous sommes en train de dire à nos frères. Mais voyez comment ils perturbent nos meetings. Mais quand le candidat numéro 13 viendra ici, ils ne feront pas ça. Notre adversaire c’est le numéro 13, le kabilisme, ceux qui nous amènent l’insécurité ici à Beni...".
Pour enfoncer le clou, Vital Kamerhe a précisé : "D’après les renseignements militaires, nos amis qui sont supposés être de l’opposition ont posté des Mai-Mai le long de la route pour abattre Félix Tshisekedi et moi (Kamerhe) puisqu’ils sont à la recherche d’un incident. Ils ne veulent pas qu’on arrive aux élections. Si Tshisekedi et Kamerhe arrivent à mourir ici, les gens vont se soulever à Kinshasa, au Kasaï, dans le grand Kivu et ça va être la fin de l’histoire. Les gens sont en train de se tromper de cible".

MISE EN GARDE DE TSHISEKEDI
Tshisekedi a saisi cette opportunité pour mettre en garde le camp de Fayulu pour le reste de son périple électoral.Notamment, dans le grand Kasai. En effet, au rond-point du 30 juin à Beni, le meeting de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe a été perturbé par des gens dans la foule qui scandaient des cris en faveur de la coalition Lamuka avant le jet de pierres sur les deux leaders.
Exacerbé, Fatshi hausse davantage le ton : " Nous sommes capables de faire pareil. Fayulu passera sûrement sur les deux Kasaï, il passera au Kongo Central et à Kinshasa. C’est curieux que la violence dont on fait preuve vienne plutôt des amis de Lamuka. Mais nous n’allons pas céder. Nous disons toujours que nos ennemis ne sont pas les gens de Lamuka. Notre ennemi c’est le pouvoir".
Il a, néanmoins, appelé la population à la retenue face aux réactions des militants de Lamuka qu’il a qualifiés des irresponsables et des inconscients. Et poursuivre : " Il faut sensibiliser nos amis-là qui sont des irresponsables et des inconscients. Ils ne comprennent pas que nous ne sommes pas ennemis. Quand ils nous attaquent, ils s’attaquent à eux-mêmes, en réalité. Parce que nos démarches c’est aussi pour leurs intérêts".

REPONSE DU BERGER A LA BERGERE
La réaction de Lamuka ne s’est pas fait attendre. Au cours d’un point de presse hier mercredi 12 décembre, le directeur de campagne de Martin Fayulu, Pierre Lumbi s’interroge : " Quelle est cette coïncidence qui consiste en ce qu’au moment où le pouvoir est en train de nous pourchasser, qu’il y ait aussi quelques camarades de l’opposition qui s’allient à eux pour nous pourchasser " ?
Et Pierre Lumbi d’ajouter que c’est eux les victimes, pas les bourreaux avant de poursuivre : " C’est nous qui sommes victimes et c’est nous qu’on accuse ! Aujourd’hui, ce ne sont pas les militants de l’UDPS qui sont morts. Plutôt, des gens, la population encadrée par Lamuka qui sont morts ".
Tout en refusant de porter le chapeau de ce qui est survenu dans la poursuite de la croisade électorale de Fatshi dans l’Est du pays, précisément à Butembo, Lamuka dit attendre plutôt que Cach puisse condamner ce qui s’est passé le lundi et le mardi à Lubumbashi et à Kalemie. "Nous avons toujours condamné les groupes armés. Et s’il y a des gens qui ont voulu empêcher Cach de faire ses meetings, nous les condamnons publiquement et nous attendons qu’ils condamnent ce qui s’est passé à Kalemie et à Lubumbashi " a-t-il lâché.
Toutefois, le camp Fayulu se dit très disposé à rencontrer le groupe Fatrivit : " Nous sommes prêts à les rencontrer pour en parler avec eux parce que nous croyons encore qu’ils sont de l’opposition et que ce qui nous différencie, c’est juste une approche stratégique. Notre adversaire est le pouvoir actuel qui nous maltraite, nous manipule, ils doivent comprendre cela et cesser avec ses attaques qui sont injustifiées".

ET FATSHIVIT AUJOURD’HUI A MBUJI-MAYI : L’APOTHEOSE
Le ticket Fatshivit arrive ce jeudi 13 décembre à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasai-oriental. C’est le point d’orgue de la campagne électorale de Fatshi si rien ne vient à perturber ce rendez-vous. Fief naturel de feu Etienne Tshisekedi où il était considéré comme un demi-dieu, Fatshi espère être reçu en grande pompe.
Pour rappel, à l’annonce du retour de Félix Tshisekedi de Nairobi, des milliers de militants s’étaient rendusà l’aéroport de Bipemba pour l’accueillir symboliquement.
En cette période de campagne électorale, Félix Tshisekedi sera le premier candidat président de la République à débarquer à Mbuji-Mayi, la ville où il était élu député national aux législatives de 2011 avant de renoncer au mandat sur décision de feu son père Etienne Tshisekedi.
Goma, Idjwi, Kabare, Bukavu, Kisangani et Beni étant entre autres les villes déjà parcourues jusque-là par Felix Tshisekedi et Vital Kamerhe depuis le lancement de la campagne électorale, le 22 novembre dernier. Emma Muntu
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