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* Ce samedi, tous les nouveaux députés FCC autour de Joseph Kabila à Kingakati. Joseph Kabila réunit demain samedi 23 février à sa ferme de Kingakati, tous les députés nationaux nouvellement élus et battant pavillon FCC. Des sources crédibles contactées hier par Forum des As, renseignent que la rencontre de demain est la suite logique de celle de mercredi dernier, entre les présidents des regroupements politiques membres du FCC et l'ancien Président, Autorité morale de cette méga plateforme politique. La réunion de mercredi a été l'occasion pour tous les leaders des regroupements politiques estampillés FCC, de réaffirmer leur fidélité et loyauté à Joseph Kabila et de changer le statut du FCC qui, dorénavant, devient une plateforme qui incarnant la majorité parlementaire. Tous ont donc renouvelé leurs signatures au bas de l'Acte fondateur de cette grande coalition. A la lumière de cet engagement renouvelé, des analystes estiment que la majorité au niveau de l'Assemblée nationale se dégage d'elle-même. Dès lors que les différents responsables des regroupements politiques FCC se sont réengagés dans la consolidation de leur cohésion, les voies semblent déjà balisées. Les troupes de cette coalition seront très facilement indentifiables. Et donc, la réunion de tous les députés nationaux FCC avec Joseph Kabila demain à Kingakati, ne peut être perçue autrement. Elle marque le point d'orgue de cette affirmation de la majorité parlementaire.







INFORMATEUR : UN DEBAT VIDE On ne saurait dissocier les rencontres du FCC à la ferme présidentielle de Kingakati, des enjeux politiques actuels en RD Congo. En l'occurrence, la récurrente question sur la nomination d'un informateur, conformément aux dispositions de l'article 78 de la Constitution du 18 février 2006, en vigueur en RD Congo. Selon ce prescrit de la loi suprême du pays, "le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci (…). Si une telle majorité n'existe pas, le Président de la République confie une mission d'information à une personnalité en vue d'identifier une coalition". Cependant, dans les états-majors des regroupements et paris politiques, les avis sur cette question sont plutôt divergents, selon que l'on soit du FCC ou de l'opposition. Pour les plénipotentiaires de la coalition du 7 juin 2018,le problème de la majorité parlementaire ne se pose pas. A la lumière des résultats provisoires des législatives nationales publiés le 12 janvier dernier, il est noté que le FCC se retrouve avec bien plus de la moitié des 500 sièges prévus à l'Assemble nationale. Certaines sources qui se sont livrées à un exercice de comptabilité parlent même de quelque 350 députés FCC élus. Ce qui confère à cette plateforme, une majorité absolue à l'Hémicycle. Partant de ces données chiffrées disponibles et même vérifiables, des voix s'élèvent plus en plus au sein du FCC, pour conclure que le débat actuel autour de la nomination d'un informateur, est désormais vidé de toute sa substance.

" Le président de la République n'a pas besoin de nommer un informateur, car la majorité est clairement identifiée au Parlement", a déclaré Lambert Mende, ministre sortant de la Communication et des Médias, au sortir de la réunion du 20 février à Kingakati. Ce même cadre du FCC précise que le Président de la République a besoin d'un informateur lorsqu'il y a nécessité d'identifier une majorité. "Et la majorité vient de s'identifier d'une manière tout à fait très claire. Je ne sais pas s'il faut encore cet exercice (Ndlr : nomination d'un informateur) ?, s'interroge Lambert Mende, élu député national dans son Sankuru natal. Par contre, côté opposition, l'UDPS Peter Kazadi, très proche de l'actuel Président Félix Tshisekedi, cité hier par notre consœur Top Congo FM, se montre plus conformiste. Selon lui, on ne peut pas ne pas désigner un informateur, avant la nomination du Premier ministre. Question, selon lui, de respecter la Constitution. CONTRAIREMENT AUX DEUX PREMIERES LEGISLATURES… Evidemment, la situation actuelle diffère de celle de deux précédentes législatures. En 2006, par exemple, il s'était effectivement posé un problème réel d'inexistence de la majorité parlementaire.


C'est ainsi que Joseph Kabila, alors Président de la République élu du scrutin du 28 octobre de la même année, avait confié la mission d'informateur à Antoine Gizenga pour, justement, identifier une coalition. Le même problème, sinon la même difficulté s'est posée lors des élections de 2011. Comme en 2006, aucun parti ni regroupement politique n'avait manifestement la majorité parlementaire. D'où, la mission d'information confiée à l'époque, à feu Charles Mwando. C'est donc lui, à l'égal d'Antoine Gizenga en 2006, qui avait identifié la coalition politique ayant la majorité parlementaire. De tout ce qui précède, d'aucuns estiment que le Président de la république peut se passer du choix d'un informateur, pour nommer directement son Premier ministre. Naturellement, si par formalisme juridique ou constitutionnel, l'informateur venait à être désigné, ce serait justement pour vite constater qu'il existe bel et bien une majorité à l'Assemblée nationale. Par conséquent, le Chef de l'Etat pourrait ainsi nommer le tout premier Premier ministre de son mandat au sein de cette majorité. Cela n'énerve en rien, la Constitution. Sauf s'il l'on voudrait bien s'atermoyer pour faire perdre inutilement le temps. Grevisse KABREL
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