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* Dans leur communiqué, les E.U se félicitent de la passation pacifique de pouvoir en RD Congo, et condamnent en même temps, les artisans de cette alternance que sont les responsables de la CENI. * Aubin Minaku paierait-il l'adoption du Code minier? La Commission électorale nationale indépendante (CENI) n'a pas tardé à rejeter les sanctions brandies un jour plus tôt par le Secrétaire d'Etat américain.

 La Centrale électorale se déclare stupéfaite par ces désignations publiques et restrictions de visas, rejette les allégations de corruption et de violations de droits de l’homme, mises en exergue dans le communiqué du Secrétaire d’Etat. Dans un communiqué signé le samedi 23 février par son porte-parole Jean-Pierre Kalamba, la Centrale électorale en RD Congo est formelle. "Les préparatifs à la tenue des élections législatives nationales et provinciales dans les circonscriptions électorales de Yumbi, Beni-ville, Beni-territoire et Butembo-ville, prévues pour le 31 mars prochain, se poursuivront tels que planifiées».

DE DEUX CHOSES, L’UNE A en juger par la catastrophe, mieux l’apocalypse que redoutaient nombre de chancelleries à Kinshasa, le cas RD Congo peut faire école en Afrique. Pour une première fois dans l’histoire contemporaine du continent noir, un Président élu sortant, a passé le flambeau à un président élu entrant. Pour une première fois aussi, les Congolais, depuis l’accession de leur pays à l’indépendance en 1960, ont assisté à cet événement le 24 janvier 2019, sans la moindre goutte de sang. Ce qui, aux yeux de plusieurs analystes en dehors des frontières congolaises, constitue une véritable avancée démocratique. Dire que Washington l’a même reconnu dans son communiqué, quand il souligne : "(…) Cette décision reflète l’engagement du

Département d’Etat à travailler avec le nouveau gouvernement de la RD Congo pour concrétiser l’engagement qu’il a pris de mettre fin à la corruption et de renforcer la démocratie et la responsabilité…" .Dans une déclaration claire comme celle-ci, on n’a pas besoin d’interprète. La leçon à en tirer est que Washington se félicite de l’alternance, du transfert pacifique des responsabilités au sommet de l’Etat congolais. Cependant, des analystes avertis estiment que le communiqué du Secrétaire d’Etat américain contient des contradictions manifestes. Dès lors qu’il exprime son satisfecit et accepte de travailler avec le nouveau pouvoir de Kinshasa, il n’y a pas mille façons de comprendre que Washington reconnait la légalité et même la légitimé des dirigeants issus des scrutins du 30 décembre dernier. Parce qu’il s’agit des dirigeants élus, on ne peut donc pas prétendre se féliciter du fait qu’il y ait eu passation démocratique du pouvoir, et ne pas reconnaitre les artisans de celle-ci.







C’est-à-dire, les personnes qui ont abattu un travail de fond dans le sens d’atteindre cet idéal. Vu des observateurs, le communiqué du Département d’Etat pose problème. Soit qu’il devrait rejeter le pouvoir, parce qu'issu des élections irrégulières, soit reconnaître à la fois le nouveau pouvoir et le travail abattu par tous ceux qui se sont impliqués dans le déroulement desdites élections qui ont concouru au transfert civilisé du pouvoir entre Joseph Kabila et son successeur Félix-Antoine Tshisekedi. Pour rappel, Washington a annoncé le week-end dernier, des restrictions de visas imposées à plusieurs responsables de la RD Congo. Dans son communiqué signé le 22 février courant, le Secrétaire d’Etat américain motive ses sanctions par ce qu’il qualifie d’implication des personnalités ciblées, "dans une corruption importante, des violations des droits de l’homme, des abus ou une atteinte à la démocratie". Les personnes concernées par ces nouvelles sanctions ciblées des Etats-Unis sont Corneille Nangaa, Norbert Basengezi, Marcellin Basengezi, respectivement Président, vice-président et conseiller du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

A eux s’ajoutent Aubin Minaku, speaker de l’ancienne Assemblée nationale et Benoit Lwamba Bindu, président de la Cour constitutionnelle. Selon le Secrétaire d’Etat américain, ces personnes qu’il a publiquement désignées sont impliquées dans une importante corruption liée au processus électoral (ndlr : la présidentielle et les législatives nationales et provinciales du 30 décembre dernier). Grevisse KABREL Minaku, l'ombre du Code minier? Sans aucune aversion contre le Secrétaire d’Etat américain, ni parti pris pour les personnes nommément citées dans le communiqué, des voix s’élèvent de plus en plus à Kinshasa, pour dire que la décision de Washington ressemble à ce fameux arbre qui cache la forêt. "Les vraies motivations sont ailleurs", dit-on dans les rues de Kinshasa. En ce qui concerne le cas Aubin Minaku, des observateurs à Kinshasa lient la décision de Washington à la nouvelle loi portant révision du Code minier, votée au Parlement et promulguée par l’ancien Président Joseph Kabila. Selon ces observateurs, Tout le péché de l’ancien speaker de la Chambre basse aura donc été d’avoir privilégié l’intérêt supérieur de la nation congolaise, au détriment de celui de certaines puissances et multinationales.

En l’occurrence les Etats-Unis. Sinon, on ne trouve pas de liens directs entre la corruption évoquée par Washington pendant les élections de décembre dernier et la fonction de Président de l’Assemblée nationale, autrefois occupée par Aubin Minaku. Aux yeux des observateurs indépendants, ça sent un règlement de compte à mille lieues. A tous égards, nombreux sont encore des Congolais qui considèrent les sanctions ciblées des Etats-Unis contre les personnalités du pays, comme une sorte de règlement de compte. D’autres pensent qu’il s’agit plutôt d’une manière d’intimider le nouveau pouvoir et le conditionner moralement.

Désignations publiques et restrictions de visas imposées à plusieurs responsables de la République démocratique du Congo en raison de leur implication dans une corruption importante, des violations des droits de l'homme, des abus ou une atteinte à la démocratie Bureau du porte-parole Washington DC 22 février 2019 Les États-Unis soutiennent le peuple de la République démocratique du Congo (RDC) à la suite du transfert historique du pouvoir de ce pays. Les élections reflètent le désir de la population de la RDC de changement et d'institutions gouvernementales responsables. Cependant, la conduite et la transparence du processus électoral suscitent des préoccupations légitimes. Le secrétaire d'État désigne publiquement, en raison de leur implication dans une corruption importante liée au processus électoral, les personnes suivantes: M. Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC); M. Norbert Basengezi Katintima, vice-président de la CENI; M.

Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller du président de la CENI; M. Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l'Assemblée nationale de la RDC; et M. Benoit Lwamba Bindu, Président de la Cour constitutionnelle de la RDC. Cette désignation publique est faite en vertu de l'instruction 7031 (c) de la loi de 2019 portant ouverture de crédits pour le Département d'État, Opérations étrangères et programmes connexes (Div. F, PL 116-6-). La Section 7031 (c) prévoit que, dans les cas où le Secrétaire d'État dispose d'informations crédibles indiquant que des fonctionnaires de gouvernements étrangers ont été impliqués dans une corruption grave ou une violation flagrante des droits de l'homme, ces personnes et les membres de leur famille immédiate ne peuvent entrer dans le pays. États Unis. Le secrétaire d'État impose également des restrictions de visas aux fonctionnaires électoraux, ainsi qu'aux responsables militaires et gouvernementaux soupçonnés d'être responsables, complices ou auteurs de violations des droits humains ou d'atteintes au processus démocratique en RDC.

Ces personnes se sont enrichies par la corruption ou ont dirigé ou supervisé des actes de violence à l'encontre de personnes qui exercent leur droit de réunion pacifique et leur liberté d'expression. Ils agissaient en toute impunité aux dépens du peuple congolais et faisaient preuve d'un mépris flagrant pour les principes démocratiques et les droits de l'homme. Le département d'État souligne que les actions annoncées aujourd'hui sont spécifiques à certains responsables et non au peuple congolais ou au gouvernement nouvellement élu. Cette décision reflète l'engagement du Département d'État à travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC pour concrétiser l'engagement qu'il a pris de mettre fin à la corruption et de renforcer la démocratie et la responsabilité, ainsi que le respect des droits de l'homme. Pour plus d'informations, veuillez contacter AF-Press@state.gov .


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