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Les préparatifs du come-back de Moïse Katumbi ont déjà commencé à Kinshasa et à Lubumbashi. La capitale du cuivre est la ville par laquelle le Coordonnateur de Lamuka va regagner le pays. Mais aux yeux de nombre d'observateurs, ce retour ne vaudra pas que par les préparatifs. En fait, cette rentrée du leader de Ensemble devrait constituer un bigbang dans le bigbang politique que l'on observe au pays.
Si le 24 janvier dernier, la RDC a connu la première alternance pacifique de son histoire au sommet de l'Etat , le retour de Moïse Katumbi Chapwe devrait donner le la du chamboulement de l'écosystème politique rd congolais. En commençant par la nouvelle opposition où les prémices dudit chambardement sont à trouver dans l'interview qu'il a accordée à RFI et France 24.
Dans cet entretien, Moïse Katumbi, qui a porté à bout de bras la candidature de Martin Fayulu à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, à laquelle il a lui-même été empêché de concourir, a par ailleurs salué le bilan des 100 premiers jours de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC, fêtés le dimanche dernier 5 mai.
Opposition républicaine
" Il y a des choses positives que Félix Tshisekedi est en train de faire, par exemple la liberté d'expression dans notre pays, la libération des prisonniers politiques ", a notamment déclaré le président de Ensemble, avant de saluer la fermeture des "cachots aux services de renseignement…. Il y a des gens qui sont restés dans ces cachots pendant dix ans sans être jugés. Il y a de bonnes choses", s'est-il exprimé.
Désigné " coordonnateur " de la coalition Lamuka pour une période de trois mois, le 27 avril dernier au terme de la réunion d'évaluation des leaders de ladite plateforme dans la capitale belge, Moïse Katumbi ne réclame pas " la vérité des urnes ", comme le fait encore et toujours Martin Fayulu, qui se considère comme étant le président élu."Pragmatique ", Moïse Katumbi se présente en revanche comme "opposant" à la coalition CACH-FCC.





En somme le Katumbi qui rentre ce 20 mai au pays ne sera ni un béni oui-oui du régime CACH-FCC ni non plus un opposant anti tshisekediste primaire. Ce sera tout simplement un opposant républicain. L'homme a un ancrage sociologique avéré. L'ancien gouverneur de l'ex-Katanga a su avoir en peu de temps des ramifications à travers le pays via des leaders locaux. Compte tenu de sa notoriété d'abord au Katanga et ensuite au pays, nul doute qu'un Moïse Katumbi s'imposant en opposant classique fera mouche. Peu après la création de sa plateforme électorale, Ensemble pour le changement, en Afrique du Sud, Moïse Katumbi avait subdivisé le pays en 12 régions politiques et nommé à la tête de chacune d'elle un coordonnateur régional. Il s'agit des personnes ci-dessous : Gabriel Kyungu (Grand-Katanga), José Endundo (Grand-Equateur), Boris Mbuku (Grand-Bandundu), Jean-Claude M'vuemba (Kongo central), Franck Diongo (Kinshasa), Richard Kana (Grand-Kasaï oriental), Dieudonné Bolengetenge (Tshopo/Bas-Uele), Esdras Ezadri (Ituri/Haut-Uele), Grégoire Kiro (Nord-Kivu), Jean-Claude Kibala (Sud-Kivu), Joseph Tchomba (Maniema) et Claudel-André Lubaya (Grand-Kasaï occidental).
En clair, l'ancien gouverneur du Katanga prendra la tête de cette opposition républicaine qui se cherche un porte-parole depuis la première législature. Et une fois le couloir de l'opposition républicaine occupé, la scène politique congolaise ne sera plus caractérisée par d'un côté le nouveau pouvoir incarné par Félix Tshisekedi et l'opposition hors et anti système conduite par Martin Fayulu. Il y aura bien une alternative républicaine à l'opposition.
En un mot comme en cent, le retour de Katumbi ne sera pas seulement frappé du sceau «Cahier de retour au pays natal» façon Aimé Césaire, mais ce sera un come-back qui fera bouger les lignes politiques. FDA
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