Liens commerciaux

0
*A six jours du rapatriement du corps du Sphinx de Limete, seul FATSHI, Autorité morale du parti, peut jouer au sapeur-pompier.
C'est le 1er juin prochain que l'icône de l'opposition congolaise, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba sera conduit à sa dernière demeure. L'annonce a été faite par le Coordonnateur général du Comité d'organisation des obsèques, Lucien Lundula Lolatui, au cours d'une conférence de presse hier jeudi 23 mai, à l'Hôtel Memling à Kinshasa. "Le Premier ministre honoraire Etienne Tshisekedi Wa Mulumba sera enterré le 1er juin 2019, dans la concession familiale à la Nsele où un mausolée digne de son combat sera érigé ",a-t-il annoncé.
Après un peu plus de deux ans du décès d'Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, le 2 février 2017 à Bruxelles, la dépouille va pouvoir enfin être inhumée sur la terre de ses ancêtres. Des hommages fusent de partout pour magnifier le combat mené par l'ancien président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dont il était l'un des pères fondateurs, et dont la constance et la persévérance ont fait une icône de la lutte pour le mieux-être des Congolais tant à l'échelle nationale qu'internationale.
"Ce ne sont pas des obsèques, mais la commémoration et la célébration de la victoire de la démocratie, ainsi que l'accomplissement du rêve d'Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, désormais incarné par l'avènement de son fils Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo au sommet de l'Etat. Avec lui, l'Etat de droit se met en place et la lutte contre les antivaleurs devient réalité", a souligné le Coordonnateur général du comité d'organisation des funérailles de l'immortel Etienne Tshisekedi.
Défenseur de l'Etat de droit, grand patriote et apôtre de la non-violence, Etienne Tshisekedi est demeuré, jusqu'à la fin de sa vie, un farouche opposant à toute dérive dictatoriale. L'organisation des funérailles officielles nationales constitue un hommage de l'ensemble de la nation congolaise, ainsi que la reconnaissance et le témoignage de sa gratitude envers celui qui a sacrifié sa vie pour qu'aujourd'hui l'on puisse en cueillir les fruits…






CLIMAT DELETERE
Seulement voilà. A une semaine du rapatriement du corps d'Etienne Tshisekedi, il règne une atmosphère de plus en plus tendue au sein de son parti. De violentes bagarres avaient opposé le 8 mai courant, deux groupes rivaux de militants UDPS, à la permanence du parti du président Félix Tshisekedi, située à la 11ème rue Limete. La police avait recouru au gaz lacrymogène pour disperser les deux camps.Renseignements pris, des partisans de Jean-Marc Kabund A Kabund, nommé "unilatéralement" président ad intérim de l'UDPS par Félix Tshisekedi ", avaient refusé l'accès au siège du parti, à un groupe de combattants qui accompagnaient ce jour-là, deux figures de l'UDPS, Victor Wakwenda et Jacquemin Shabani, jusqu'alors président de la Commission électorale permanente du parti.
Le premier groupe, pro Jacquemin Shabani, estime que l'UDPS est dans une mutation due à la disposition statutaire par rapport au fait que le président du parti ne peut plus exercer ses fonctions, parce que devenu Président de la république. Ils appellent de ce fait à l'application de l'article 26 des statuts. "Le Directoire se met en place conformément à l'article 26", insiste un cadre du parti.
Dans le camp des pro Kabund, président a.i, on prône le statu quo, estimant que l'empêchement de Félix Tshisekedi n'est pas définitif, mais temporaire…
Donnant la version officielle du parti, Simon Adrien Kalenga, en charge du Département de la Communication de l'UDPS, a affirmé qu'"il n'y a pas crise à l'UDPS. Partant, il n'y a pas de restructuration à la tête de l'UDPS, il n'y a pas un directoire mis en place au sommet du parti et il n'en sera pas question. L'exécutif national est dirigé par le président ad intérim, Jean-Marc Kabund sur décision du président élu au congrès extraordinaire de mars 2018, aujourd'hui mis en disponibilité au bénéfice de la République".
VIVEMENT L'IMPLICATION DE L'AUTORITE MORALE
C'est pendant que cette crise n'est pas totalement évacuée qu'intervient la nomination,le 19 mai, d'Augustin Kabuya au poste de Secrétaire Général de l'UDPS. Une promotion actée, mais qui n'emporte pas l'adhésion de tous. Des grandes voix du parti dont Peter Kazadi et Jacquemin Shabani continuent d'en appeler à la mise en place d'un Directoire. L'intéressé dit n'avoir pas de temps à polémiquer sur sa nomination parce qu'ayant un challenge beaucoup plus important : travailler pour faire gagner FATSHI en 2023.
Dans l'état actuel des choses, seul FATSHI, en sa qualité d'Autorité morale du parti, peut ramener la sérénité au sein de la formation Tshisekediste. Depuis la mort de l'emblématique et charismatique président de l'UDPS, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. L'UDPS est devenu le parti présidentiel. Son président est devenu chef de l'Etat. Avec l'avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir, les obsèques de son père, en sa qualité d'ancien Premier ministre, débordent du cadre de l'UDPS. Ce sont des obsèques d'Etat. Aux yeux de beaucoup d'observateurs, si le pays venait à rater l'organisation, du fait de la confusion qui persiste au sein du parti, ce serait un mauvais signal donné à l'extérieur. D'où, tous ces regards tournés vers FATSHI, non pas comme Chef de l'Etat, plutôt en sa qualité d'autorité morale du parti, appelé à jouer au sapeur-pompier.
Il y va de l'image de la RDC pour des funérailles officielles de l'ancien Premier ministre auxquelles sont attendus de nombreuses délégations étrangères dont des chefs d'Etat. Didier KEBONGO
LIENS COMMERCIAUX

Post a Comment Disqus

LES CHAINES DE KINSHASA EN DIRECT 24H/24

[VIDEOS][carouselslide][animated][20]

[Musique][vertical][animated][30]

 
Top