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La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a accordé, lundi 4 mars, la liberté provisoire au journaliste Diana Gikupa, incarcéré depuis le 13 février dernier à la prison centrale de Kinshasa. Il avait été condamné en décembre dernier par le Tribunal de paix de Gombe à six mois de prison et au paiement d’une amende de 20 000 dollars américains pour « imputations dommageables » à l’endroit d’une firme chinoise installée à Kinshasa. Son avocat, Me Hubert Sang-Mpam Kabwey, se dit soulagé et attend le début du procès en appel.

« C’est un énorme soulagement », confie l’avocat, affirmant que son client n’a pas bénéficié « d’un procès équitable au premier degré n’ayant pas été assisté par un conseil ».

Me Hubert Sang-Mpam Kabwey indique que Diana Gikupa va profiter de sa liberté provisoire pour se faire soigner. « Son état de santé s’est détérioré à cause des conditions d’incarcération », explique l’avocat qui dit attendre « avec assurance » la suite de la procédure.

« Nous attendons avec assurance le fonds de la question pour démonter que monsieur Diana n’a agi que suivant les normes déontologiques qui régissent sa profession », conclut-il. Joachim Diana a été condamné pour avoir publié dans son journal « La Colombe » une enquête sur le fonctionnement de l’hôpital appartenant à un entrepreneur chinois situé à la 1ère rue Limete à Kinshasa.

L’ONG de défense de la liberté de la presse Freedom for journalist (FFJ) a salué la décision de la Cour d’appel. « Nous prenons acte de la décision de libération de Diana, mais ce cas est bien un élément déclencheur pour finalement obtenir des gouvernants une loi devant mettre une croix à l’emprisonnement du journaliste pour avoir dit la vérité », a déclaré Me Gérard Nkashama, chef du département d’assistance judiciaire à FFJ, cité par le journal La Prospérité.
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