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*On devra juger les déplacements du Président à l'aune de leurs retombées sur les attentes générales des Congolais.
Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi a regagné Kinshasa hier dimanche 6 octobre vers 10 heurs, après un long voyage qui l'a conduit notamment en Belgique et à New York aux USA. Trois semaines en dehors du pays, le séjour euro-américain du Président congolais a été et l'est encore, un sujet diversement commenté dans les rues de Kinshasa. Y compris sur les réseaux sociaux. Bref, tout le monde y va de sa lecture de cette croisade du successeur de Joseph Kabila. Selon que l'on soit partisan ou pas, le sujet semble être abordé avec autant de passion.
Nouveau venu au sommet de l'Etat congolais, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi a raison de prendre des contacts de très haut niveau. Et personne ne saurait lui refuser cette prérogative. Il a encore raison de faire le tour de certaines capitales occidentales et américaines, quand on prend en compte l'environnement politique de son avènement au pouvoir.
Secret de polichinelle, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi prend la direction du gouvernail du Bateau RDC, dans une écologie diplomatique où les relations entre la RD Congo et certaines puissances occidentales n'étaient plus au beau fixe. Dès l'instant où la stabilité en interne est aussi fonction de la politique étrangère du pays, il parait alors normal que le nouveau Chef de l'Etat congolais place le curseur sur la réussite du pari de la redynamisation de la coopération bi et multilatérale. Bref, la diplomatie.
POURVU QUE LES RETOMBEES REPONDENT AUX ATTENTES
Des congolais friands de l'approche comparative, mettent face à face, le président honoraire Joseph Kabila et son remplaçant Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi. Le premier est présenté comme un chef de l'Etat, à la fois très peu bavard et pas du tout porté sur des voyages à l'étranger. Interrogé en son temps, sur les raisons de son refus de se déplacer régulièrement pour les Etats-Unis ou les pays d'Europe, Joseph Kabila avait répondu: " le voyage d'un Chef de l'Etat à l'étranger coûte cher". C'était tout dire.
Par contre, Fatshi semble être tout le contraire de son prédécesseur. Il parle et sort très régulièrement du pays. Depuis son investiture le 24 janvier 2019 à la Magistrature suprême du pays, l'actuel Président congolais aligne à ce jour, plusieurs voyages à l'international. Toutes proportions gardées, en Afrique. Le tout premier voyage officiel étant celui de Luanda en Angola, début février dernier.
Après des vagues d'expulsion brutale des Congolais vivant en Angola et des couacs diplomatiques subséquents entre la RD Congo son voisin, il était normal que Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, arrivé au pouvoir, prenne langue avec les dirigeants de ce pays avec lequel la RD Congo partage plus de 1000 Km de frontières communes. Non seulement pour discuter de la question de refoulement des étrangers congolais, mais aussi et surtout, repenser la coopération entre les deux pays.
Par ailleurs, le glossaire des sorties internationales de Félix Tshisekedi renseigne qu'après l'étape de l'Angola, il s'était respectivement rendu au Congo-Brazzaville (février et septembre), en Namibie (fin février), au Rwanda (mars), au Sénégal (avril), en Ouganda (juillet). Pas tout. Fatshi a séjourné pendant trois jours à Washington, dans le cadre de sa toute première visite officielle du 3 au 5 avril dernier. Il est retourné le 22 septembre, après un séjour à Bruxelles. Le dernier voyage en date, est celui du 5 octobre courant à Rome, où Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi a assisté à la cérémonie de création du quatrième cardinal congolais, Mgr Fridolin Ambongo.
De l'avis de plusieurs observateurs, l'objectif de tous ces voyages est de chercher à consolider la paix dans les frontières, et construire le socle d'une coopération économique plus large et plus forte. De ce point de vue, Félix Tshisekedi dont les promesses électorales de novembre dernier, résonnent encore dans les oreilles de ses électeurs, comme si c'était hier, ne saurait faire autrement.
Cependant, nombre d'observateurs postulent que tous ces voyages du chef de l'Etat sont soumis à la rude épreuve des résultats. En d'autres termes, on devra juger ces déplacements à l'aune de leurs retombées sur les attentes générales des Congolais. Que gagne donc le pays de tous ces déplacements en série, de Fatshi, au moment où en interne, existent des dossiers requérant le traitement en mode urgence et l'imprimatur du Président de la République. Cas de la cérémonie de lancement officielle de l'Opération "Kin-Propre". Initialement prévue le 28 septembre dernier, cette solennité a été reportée au 19 octobre, justement parce que le Chef de l'Etat se trouvait en mission en dehors du pays.
Un autre dossier est l'ouverture au trafic, de l'avenue ex-Bokasa, dont le tronçon Funa-Marché central a été réhabilité dans le cadre du programme d'urgence des 100 jours de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi. Alors que les travaux sont déjà terminés, des populations des communes de l'Est et celles d'une partie de l'Ouest de la ville, attendent l’inauguration de cette principale voie d’accès au Grand marché de Kinshasa.
Par ailleurs, un autre sujet d'intérêt national est le réexamen du projet de Loi de Finances de l'Etat pour l'exercice 2020. Après la réunion conjoncturelle du Gouvernement le mardi 2 octobre à la Primature, il a été annoncé que le projet de Budget approuvé dans un premier temps à 7,0 milliards de dollars américains, devait être à nouveau réétudié. A en croire le compte-rendu de ladite réunion, cette seconde lecture du projet du Budget devrait, en principe, avoir lieu au cours de la réunion du Conseil des ministres initialement prévue le vendredi 4 octobre. On espérait donc que le Président de la République serait de retour au pays avant vendredi, pour présider cette réunion. Hélas. Son agenda l'a amené au Vatican à Rome.
QUID DES MINSTRES COMPETENTS ET DES AMBASSADES CONGOLAISES ?
Au-delà de la polémique qu'elles suscitent, les sorties de Félix Tshisekedi mettent quelque peu à nu, l'état d'hypnose dans lequel se trouvent les missions diplomatiques de la RD Congo. La RD Congo n'est ni le seul ni le premier pays au monde qui vit des moments de crise dans sa coopération internationale ou régionale.
Des experts en Relations internationales sont unanimes que lorsque les relations entre deux Etats évoluent dans une sociologie de crise permanente ou séquentielle, c'est le moment où la machine de la diplomatie tourne à plein régime. Et les Congolais s'en rendent bien compte, par exemple, chaque fois qu'il y a brouille entre leur pays et le Royaume de Belgique. On voit rarement le Premier ministre belge se déplacer, pour venir échanger avec les autorités locales. Bien au contraire. Tout se passe par voie diplomatique. Il en est de même des autres puissances telles que la France et les Etats-Unis.
Si nous admettons que la force d'un Etat est également la conséquence de sa politique étrangère, alors on devrait accepter que la diplomatie congolaise est en très mauvaise santé. Question simple : que font nos diplomates, si le Chef de l'Etat doit chaque fois se déplacer pour parler des relations de coopération avec les autres nations. Evidemment, il est des questions qui relèvent de la compétence, mieux des prérogatives du Chef de l'Etat. Mais d’autres questions peuvent être traitées par le ministre des Affaires étrangères ainsi que celui de la Coopération internationale et Intégration régionale.
D'autres, enfin au niveau des ambassadeurs. Mais, dès lors que le Chef de l'Etat se voit obligé de faire le travail d'un diplomate, alors il se prose un vrai problème fonctionnel de nos ambassades à l'étranger.
Malgré le jugement que l'on pourrait faire de notre diplomatie, des analystes non engagés estiment que la mise en place du Gouvernement llunkamba, devrait permettre au président Félix Tshisekedi, de renoncer à certains voyages. Par exemple, lorsqu'il s'agit de négocier avec des investisseurs étrangers, par exemple, on ne trouve pas les raisons qui feraient que le Chef de l'Etat puisse se déplacer personnellement, alors qu'il a des ministres compétents. Il en de même pour les autres secteurs de la vie nationale. Ceci aurait comme conséquence de réduire le cout financier qu'induit le déplacement du Chef de l'Etat. Car, le voyage d'un membre du Gouvernement coûterait moins cher au Trésor public, que celui du Président de la République. Grevisse KABREL
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