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"Le gouvernement congolais a décidé de mettre un terme aux fonctions de Ignace Gata Mavita en qualité de représentant permanent de la RDC auprès de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) à New-York et le rappelle définitivement au pays", annonce la ministre d'État en charge des Affaires étrangères, une "décision qui usurpe les fonctions et la compétence du Président" de la République, estime Yves Kisombe.

Dans une correspondance adressée au chargé d'affaires de la RDC à New-York, Marie Tumba Nzenza le "prie de prendre des dispositions requises pour le rapatriement de sa famille" à Kinshasa.

Prérogatives du chef de l'État usurpées

Sur Top Congo FM, l'ancien vice-ministre des Affaires étrangères rappelle "qu'un ambassadeur en poste ne peut être définitivement rappelé au pays qu'après avoir vu ses fonctions prendre fin par décision du Président de la République".

"Juridiquement, la note diplomatique de la ministre d'État en charge des Affaires étrangères est nulle et non avenue", a-t-il fait savoir.

Pour lui, "c'est une prérogative constitutionnelle du chef de l'État que de nommer, de relever de ses fonctions et de révoquer éventuellement un ambassadeur".

Yves Kisombe reste donc convaincu que "le gouvernement, notamment la ministre des Affaires étrangères, n'a pas la compétence de rappeler définitivement un ambassadeur tant que ses fonctions n'aient pas été mises fin par ordonnance présidentielle. C'est le Président qui nomme, qui met fin à ses fonctions et le révoque".

Il reconnaît tout de même que "la ministre des Affaires étrangères peut rappeler un ambassadeur pour consultation, mais elle ne peut pas lui notifier un rappel définitif sans que le chef de l'État, seule autorité compétente, n'ait mis fin à son mandat".

Barick Bwematelwa
Top Congo FM
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