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Lamuka Au Bord De L’implosion : Katumbi Et Bemba Désavouent Muzito
Posted By: Rédaction 0 Comment implosion, Katumbi et Bemba, lamuka
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Les deux membres du présidium de Lamuka qualifient de perfidie la sortie médiatique d’Adolphe Muzito qui voudrait que la République démocratique du Congo déclenche une guerre contre le Rwanda afin d’instaurer la paix dans l’Est. Face à cette déclaration belliqueuse, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, tout en se désolidarisant des propos de l’actuel président de Lamuka, le désavouent dans sa démarche.

Le Potentiel

La plateforme Lamuka est sans nulle doute en perte de vitesse tant au niveau de l’opinion nationale qu’internationale. Après la reconnaissance de Félix Tshisekedi comme président de la République par les instances judiciaires nationales et toute la communauté internationale à l’issue des élections du 30 décembre 2018, Lamuka a du mal à définir son action. Conséquence, sa côte périclite dans l’opinion.

D’un coté, il y a Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba qui ont accepté de mener une opposition républicaine afin de veiller aux intérêts supérieurs du peuple et de l’Etat congolais. De l’autre, l’on trouve Adolphe Muzito -l’actuel président de Lamuka- et Martin Fayulu qui ne se reconnaissent plus dans l’opposition mais plutôt dans la « résistance » pour rétablir la vérité des urnes.

Entre les deux camps, se situent le professeur Freddy Matungulu, qui a accepté l’appui de Kinshasa pour être administrateur de la Banque africaine de développement ; et Mbusa Nyamuisi, qui a offert un coup de main au pouvoir de Kinshasa dans la riposte contre Ebola et la lutte contre l’insécurité dans le Nord-Kivu.

C’est dans ce contexte d’une coexistence difficile au sein de Lamuka, que Fayulu a traité de guignol le ministre français des Affaires étrangères et l’ambassadeur américain en RDC d’agent de marketing. Quid ? Adolphe Muzito se montre, comme Martin Fayulu, obstiné dans la quête de faire exister une plateforme politique qui n’a plus de crédit dans la communauté internationale. De même, beaucoup de Congolais trouvent déroutante la ligne politique que tente d’imprimer le duo Muzito-Fayulu.

C’est donc dans cette frénésie à vouloir être dans l’actualité et la scène politique à tout prix qu’il faut attribuer cette déclaration « perfide » d’Adolphe Muzito d’engager la guerre contre le Rwanda voire de l’annexer à la RDC afin de mettre fin à l’insécurité dans l’Est.

Cette déclaration du président de Lamuka a été faite lors de sa conférence de presse tenue le lundi 23 décembre au siège de son parti à Kinshasa. Muzito répondait à une question d’un journaliste sur l’insécurité dans l’Est de la RDC.

« Il faut faire la guerre au Rwanda pour rétablir la paix dans la région. Le Rwanda influe sur la politique congolaise. L’Ouganda aussi. Nous ne pouvons faire la paix qu’en menaçant le Rwanda, en occupant son territoire si possible. Ce n’est pas un objectif en soi, c’est une posture si rien ne change », a déclaré Adolphe Muzito devant la presse tant nationale qu’internationale.

Il a suffi de quelques heures seulement pour que les autres membres du présidium, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi réagissent à cette déclaration en se désolidarisant de l’actuel président de Lamuka.

« Nous avons appris avec surprise – par la voie des ondes – les propos tenus, ce lundi 23 décembre 2019, à Kinshasa, par l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, soutenant la thèse perfide alléguant que pour retrouver la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, notre pays devrait engager une guerre contre le Rwanda et l’annexer à la RDC », notent les deux leaders.

Sans langue de bois, ces hauts cadres de Lamuka qui ont eu déjà à assumer aussi la présidence tournante de cette plateforme de l’opposition disent se désolidariser des propos d’Adolphe Muzito. « Tout en se désolidarisant énergiquement de ces propos, on ne peut plus gravissimes, nous tenons à rappeler qu’au regard du droit international et des accords bilatéraux avec ce pays voisin͕, une telle démarche ne peut en aucun cas recevoir l’͛approbation des forces vives locales ni de la communauté internationale », expliquent-ils.

Ne s’arrêtant pas là, ils ont rappelé à Muzito les prescrits du droit international que tous les pays membres de l’ONU doivent respecter. « Aussi, nous rappelons au coordonnateur de la plateforme Lamuka que le combat dans lequel nous sommes engagés consacre le respect des lois nationales et prescrits internationaux de telle sorte qu’aucunement et quelle qu’en serait la raison ͕ nous serions portés à enfreindre ces lois », dit le communiqué signé par Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Avant de clore leur communiqué, ils demandent à Muzito de revenir simplement et purement sur ses propos. « Au demeurant, Lamuka lutte pour l’érection d’un État de droit fort͕ pacifié͕, inclusif et prospère͖. Toute autre considération de nature à s’écarter de cet idéal ne saurait recueillir notre soutien. Nous invitons donc le camarade Muzito – le coordonnateur de Lamuka – à revenir sur ses propos de manière à ne pas compromettre l͛’idéal que nous défendons ensemble pour le bien de nos populations ».

Certes, le Rwanda n’est pas exempt de l’insécurité qui prévaut dans la partie Est voici bientôt deux décennies, mais il est anormal qu’un ancien Premier ministre monte au créneau pour réclamer la guerre contre ce pays. La République démocratique du Congo, depuis l’avènement de l’actuel leadership national, a opté pour une cohabitation pacifique avec ses neuf voisins, dont le Rwanda et l’Ouganda. Kinshasa joue même avec Luanda les bons offices dans le conflit entre le Rwanda et l’Ouganda.

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