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La République démocratique du Congo est confrontée à des actes de violences et de massacres à l’est de son territoire et principalement dans la région de Kivu, dont les auteurs sont de milice telle que l’ADF. Une situation qui dure une vingtaine d’années. Ces jours-ci, des attaques ont reparti de plus belle. Les évêques catholiques de cette région exhortent les autorités à s’impliquer davantage et le Pape François, dans un de ses tweets de ce dimanche, évoque l’implication de certains à partir de l’étranger.

Lundi 2 décembre 2019 est décrété « journée de deuil, de prière et de communion » par les évêques de cette partie du pays, membres de l’Assemblée épiscopale provinciale de Bukavu, réunis en assemblée extraordinaire du 24 au 30 novembre. Ce, ont-ils dit dans un communiqué de presse, en signe de compassion et de solidarité avec les populations éprouvées.



Ce jour de deuil et de prière sera chômé dans les services ecclésiaux et sociaux, tels qu’instituts supérieurs, universités et écoles, sauf dans les services médicaux.

En effet, l’église veut compatir, à l’égard des « violences qui sévissent de manière toujours plus aiguës et plus terrifiantes dans les territoires de Béni et Lubero au Nord-Kivu, ainsi que dans les territoires de Fizi, Uvira, Mwenga et Kalehe, en province du Sud-Kivu », exhortant les autorités nationales, régionales et internationales de s’impliquer d’avantage pour en finir.

Le dimanche sur son compte twitter, le Pape François a lancé de son côté un message purement politique, dénonçant l’implication de l’extérieur dans les malheurs qui s’abattent à l’encontre de populations congolaises. « Aujourd’hui, nous prions pour la paix en RDCongo, gravement menacée dans l’est du pays, où font rage des conflits, nourris également de l’extérieur, alors que beaucoup se taisent. »



Ces derniers jours, après l’offensive militaire lancée en octobre contre les groupes armés dans cette région funeste de l’est, les représailles de ces milices contre les populations civiles dans le territoire de Béni et ses environs ont rebondi.

Un reportage détaillé de la télévision française France24, qui est revenu sur une attaque ayant fait 24 morts à Eringeti, démontre de manière détaillée la passivité de la Monusco, la mission onusienne dans le pays. Alors que les massacres se déroulaient à quelques 800 mètres, c’est-à-dire « à proximité immédiate », d’une de ses bases abritant de surcroît une brigade d’intervention rapide, les casques bleus n’ont pas reçu l’ordre d’intervenir. De quoi alimenter de thèses complotistes. Les populations civiles ont d’ailleurs multiplié de manifestations contre les postes de la Monusco, exigeant leur départ.



Tony-Antoine Dibendila
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