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L’ex candidat à la présidentielle de décembre 2018 est revenu au Congo dimanche dernier deux mois passés en Europe. Martin Fayulu continue de remettre en cause l’élection du président congolais Félix Tshisekedi, accuse « les occidentaux » de laxisme et l’ancien président congolais Joseph Kabila d’instigateur de « fabrication des chiffres » de dernières élections. Dans Afrikarabia et Opinion internationale, deux médias européens très alignés, il affiche donc son jusqu’au-boutisme.

Dans sa croisade contre, entre autres, la coalition au pouvoir, l’opposant Fayulu qui ne se reconnait dans ce qualificatif mais plutôt comme « le président élu », table sur des élections anticipées après une transition de 18 mois où il sera à la tête d’un Haut conseil national de réformes institutionnelles(HCNRI), ses propositions qu’il dit pouvoir mettre fin à « une crise de légitimité » à la tête du pays.



Dans les entretiens accordés simultanément aux deux médias acquis à sa cause, il fait de Felix Tshisekedi « la cause de la misère actuelle du Congo » et remet l’Occident dans sa ligne de mire.

« Si les occidentaux veulent de la stabilité dans ce pays de 85 millions d’habitants (110 en 2030) aux richesses innombrables, que les épidémies sanitaires reculent, que la gangrène islamiste n’arrive pas chez nous, eh bien il faut nous laisser revenir au pouvoir car tout le monde sait que c’est moi que le peuple congolais a élu président de la République le 30 décembre dernier. Seul un pouvoir légitime peut traiter ces problèmes », dit-il.

Et de menacer de mettre ses militants dans la rue : « très concrètement, je veux mettre les gens dans la rue. Le peuple est souverain. Je fais une proposition de sortie de crise… qui dit mieux ? On ne peut pas continuer à laisser Tshisekedi et Kabila jouer avec le peuple congolais. A terme, ce qui est prévu, c’est le plan Kabila pour déstabiliser le Congo, ce qu’on appelle la « balkanisation » du pays. »



Dans les faits, les prises de position de Martin Fayulu sont butées d’une part à une adhésion non négligeable de la population à certaines mesures du président Tshisekedi dont la gratuité de l’enseignement de base, mais aussi aux dissentiments de leaders de la plateforme politique Lamuka dont il fait partie aux côtés de l’ancien gouverneur de la richissime ex-province du Katanga Moïse Katumbi, qui a opté pour la reconnaissance des institutions actuelles et ce qu’il appelle de « l’opposition républicaine ».



Tony-Antoine Dibendila
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