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C’est l’heure de grandes révélations au sujet de tueries des civils qui ont longtemps duré dans la région de Beni (Nord-Kivu), plus de 5 ans maintenant, avec des pertes accablantes dans le rang de la population. Le combat engagé contre les ADF pourrait enfin avoir son répondant. C’est le moins qu’on puisse dire à l’issue d’un point de presse tenu ce lundi 23 décembre en ville de Beni par Léon Richard Kasonga, porte-parole des FARDC.

En effet, 37 rebelles dont au moins 18 Ougandais, 3 Tanzaniens, 3 Kényans, 1 Burundais et 1 Centrafricain sont parmi les rebelles identifiés ADF présentés lundi 23 décembre devant l’opinion et la presse de Beni par les Forces Armées de la République démocratique du Congo.


Il s’agit d’une toute première vague d’assaillants arrêtés parmi plus de 500 autres déjà entre les mains des services compétents. Le général Léon Kasonga indique qu’ils ont été capturés lors des conquêtes de leurs bastions dans le Mayangose, à Mwalika, Chochota, Mapobu, La Haye, Kididiwe, etc.

Le porte-parole militaire annonce que grâce à cet exploit, l’armée a su accéder à des informations importantes qui ont permis d’identifier la filière de la mort. Ces révélations portent notamment sur l’identité réelle du tueur de Beni, son mode d’approvisionnement, les auteurs intellectuels, etc. A l’en croire, des politiciens, des hommes d’affaires et des jeunes militants aussi bien congolais qu’étrangers, dissimulés à Beni, Butembo, Lubero, Kinshasa ou en dehors du pays sont cités parmi les responsables du désastre qui s’abat sur Beni depuis de nombreuses années. Parmi les assaillants présentés à la nation, Babilia Madjuma, une femme d’origine ougandaise qui avait été capturée avec une bombe artisanale. Celle-ci avait un bébé qu’elle avait exécuté quelques minutes après.

A l’occasion, Léon Kasonga a fait savoir que les FARDC ont dû libérer 70 otages d’entre les mains des Mai-Mai à Badengaido dans l’Ituri.


« Le soutien de la population a permis d’identifier la filière de la mort que vous voyez représentée devant vous. Les forces armées ont capturé plusieurs éléments ADF d’origine ougandaise, tanzanienne, burundaise, kényane et centrafricaine et des Mai-Mai d’origine congolaise. On a aujourd’hui une idée exacte sur le tueur. Ces terroristes ont fait des révélations accablantes, troublantes axées sur l’identité des tueurs, qui ils sont, les commanditaires des tueries parmi lesquels des politiciens, des hommes d’affaires, des membres des mouvements citoyens, des collaborateurs. Ils ont également fait des révélations sur les sources de financement locales et externes mais aussi sur la localisation des auteurs, co-auteurs et complices basés à Beni, à Butembo, à Lubero, à Kinshasa et même à l’extérieur« , révèle-t-il.

La thèse de la balkanisation confirmée


Selon le général Léon Kasonga, les commanditaires des massacres tentent de chasser les populations autochtones en vue d’installer un nouveau territoire qui s’étendrait jusque dans une bonne partie de la province de l’Ituri. Ceux-ci visent également les grands notables de la région, dont le maire de Beni qu’ils comptent assassiner selon leurs révélations. D’ailleurs, cet officier militaire a révélé que le père assomptionniste Vincent Machozi, président du Kyaghanda Yiira, assassiné en 2016 en avait été l’une des victimes.

« C’est un échantillon, parce qu’ils sont plus de 500 à être dans nos prisons, des ADF sous couverts de différentes nationalités. Les objectifs poursuivis par ces égorgeurs sont créer la terreur, pousser la population à abandonner ses habitations en perspectives de laisser ces terres vides et qu’elles soient occupées par d’autres personnes à la solde de ces criminels. Opposer la population à l’armée, à la police et à la Monusco. Ils ont également en perspectives, l’assassinat des notables et des notabilités. Il y en a ceux qui nous ont dit que leur objectif était d’assassiner le maire de la ville. Leur objectif final, c’est de créer une nouvelle entité qui partirait de Béni jusqu’en Ituri, qui serait une nouvelle entité administrative et politique« , apprend-on.

C’est dans cet ordre d’idées que le porte-parole des FARDC appelle la population à un engagement patriotique et citoyen afin d’aider l’armée à restaurer l’autorité de l’État longtemps négociée dans la région.

Charles M. Bin Kisatiro, correspondant à Beni
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