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Sans ouvrir prématurément le débat sur les dispositions à modifier, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) s'est limité le 8 janvier, lors de la cérémonie d'échange de voeux entre ses cadres, à évoquer notamment la délicate question de l’élection des gouverneurs par les Assemblées provinciales et leur contrôle parlementaire, mais aussi la rationalité économique de l’élection des députés provinciaux au scrutin universel direct.

La problématique de la révision de la Constitution est encore au cœur de la chronique politique. Après que le chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, l’a évoquée dans son dernier discours devant les deux chambres du Parlement réunis en congrès, c’est au tour du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD) de la remettre dans l’air du temps. Emboitant le pas au chef de l'Etat qui avait, à l’occasion, invité les élus du peuple à réfléchir sur un probable rétablissement de deux tours de la présidentielle, le PPRD estime que l’heure est venue de cogiter sur la délicate question de l’élection des gouverneurs par les Assemblées provinciales et leur contrôle parlementaire.

« Sans ouvrir prématurément le débat sur les dispositions à modifier, nous pouvons nous limiter à évoquer par exemple la problématique de l’élection des gouverneurs des provinces par les Assemblées provinciales et leur contrôle parlementaire, la rationalité économique de l’élection des députés provinciaux au scrutin universel direct, le coût financier des élections et de la mise en place des institutions locales, municipales et urbaines », a indiqué le secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, le mercredi 8 janvier, lors de la cérémonie d’échange de vœux au siège du parti.

L’ex-challenger de Félix Tshisekedi à la présidentielle de décembre 2018 estime qu’il faille procéder à certains ajustements pour éviter l’instabilité des institutions provinciales avec des motions à l’emporte pièce qui mettent en mal les exécutifs provinciaux en empêchant leur fonctionnement harmonieux. La déchéance, au cours de l’année 2019, de quatre gouverneurs par leurs Assemblées provinciales respectives dénote, d’après le PPRD, d’un dysfonctionnement qui mérite d’être corrigé.

L’heure est donc venue de retoucher la Constitution, s'est convaincu Emmanuel Ramazani Shadari qui pense que certaines dispositions de la loi fondamentale devenues anachroniques ont été motivées par des raisons qui ne seraient pas profitables à la République à l’heure actuelle. « Quant aux réformes touchant à la Constitution, il n’est un secret pour personne que notre loi fondamentale, adoptée en 2006, contient de nombreuses dispositions que les spécialistes qualifient des dispositions handicapantes, car elles étaient dictées par des élans des rancœurs vis-à-vis de notre pays et des règlements de comptes inexplicables. Nous n’en sommes plus là aujourd’hui, quoiqu’il y ait encore des survivances résiduelles qui ne devraient guère nous affoler », a-t-il précisé devant ses pairs du parti qui ont marqué leur adhésion à ce projet de révision constitutionnelle par des applaudissements nourris.

Alain Diasso
Adiac-Congo
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