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L’heure de fin des privilèges des passeports diplomatiques en faveur des dignitaires de l’ancien régime Kabila aura-t-il enfin sonnée se demande l’opinion au regard des derniers évènements survenus dans la capitale RD congolaise ?

Le hic dans cette affaire ce que lesdits « passeports diplomatiques » avaient été accordés mêmes à des personnes qui n’en avaient ni besoin, encore moins qualité ; simplement au fait qu’elles étaient les « chantres » du régime à l’instar des communicateurs désignés et fallacieusement nommées « Ambassadeurs de la Paix ».

L’affaire et la colère Kalev Mutondo

Le premier à se voir retirer son passeport diplomatique fin décembre 2018 ne fut autre que Kalev Mutondo, l’ancien puissant Directeur Général de l’Agence National des Renseignements (ANR) de triste mémoire. Cet homme du sérail sécuritaire depuis les régimes de Mobutu aux deux Kabila n’en a pas apprécié ni la méthode, encore mois la procédure ; se disant victime d’un « règlement de compte ».

Une situation qui l’a fortement vexé au point qu’après sa plainte ouverte auprès de Kabila en personne, il s’en est pris violement aux dirigeants de l’UDPS/Tshisekedi, le parti de l’actuel président de la République Félix Tshisekedi dans son dernier communiqué de presse daté du 28 janvier 2020.

Apparemment, les dirigeants de l’UDPS/Tshisekedi « le suspectaient » d’utiliser abusivement son passeport diplomatique pour effectuer certains voyages à l’étranger en guise de missions de renseignements officieuses pour le compte du clan Kabila auquel il demeure plus qu’attaché. Ce qu’il a évidemment nié de toutes ses forces.

Ce Katangais membre du pré-carré très proche de Joseph Kabila fut un homme redoutable et redouté de l’appareil sécuritaire de l’ancien régime. Nombre des congolais ont passé un séjour inimaginable dans les cachots secrets et autres geôles de l’ANR simplement pour avoir critiqué ou protesté contre Kabila.

Pour Kalev donc, les « attaques » lors de la matinée politique du 25 janvier 2020 du SG ai de l’UDPS, Augustin Kabuya en son endroit sur ses « présumés » voyages dans tous les pays visités par le chef de l’Etat ne sont que « faussetés et une cam pagne d’acharnement qui ne peut être inspirée que par une évidente obsession haineuse contre notre modeste personne » écrit-il.

Et comme pour comme faire « peur » du temps où il fut l’homme le plus craint pour ses méthodes brutales, l’ancien flic-maison depuis Mobutu aux Kabila menace : « Dans ce pays, nous avons été témoin et même acteur de plusieurs événements, péripéties, dossiers politiques et autres. Si le SG de l’UDPS/TSHISEKEDI souhaite voir parler des « sourds-muets » d’hier et que d’infimes détails soient portés sur la place publique, qu’il continue avec ce genre de provocations » conclut-il son communiqué du 28 janvier 2020.

Le duo Cishambo et Shadary


Marcellin Cihsambo

Les deux derniers à tomber dans le filet « retrait » de passeports diplomatiques sont des cadres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement (PPRD), l’ancien gouverneur du Sud-Kivu Marcellin Cihsambo et le candidat malheureux du Front Commun pour le Congo (FCC) à la dernière présidentielle Emmanuel Ramazani Shadary.

Les deux dirigeants du parti de Joseph Kabila se sont vus retirer leurs passeports diplomatiques par la Direction Générale des Migrations (DGM) alors qu’ils devraient prendre un vol pour Bujumbura au Burundi depuis l’aéroport international de la N’Djili à Kinshasa. En compagnie des huit autres membres de leur parti, ils étaient invités aux festivités du parti du président Pierre Nkurunziza auxquelles ils n’assisteront finalement pas.


Emmanuel Ramazani Shadary

Depuis lors, les deux hommes auraient obtenu des nouveaux passeports expressément grâce au vice-ministre des Affaires Etrangères qui est membre de leur parti politique.

Pour rappel, quelques jours avant son interpellation et au cours d’une intervention devant une poignée des militants de son parti ; Ramazani Shadary avait promis de « paralyser le pays » si quelque chose arrivait à Albert Yuma, Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Gécamines et cadre influent de son parti le PPRD. Cité dans une affaire des « détournements » des fonds au détriment du pays, l’instruction de cette affaire se trouve depuis lors entre les mains de la justice.

Et Jaynet Kabila


Jaynet Kabila

Autre affaire symptomatique des relations entre l’ancien et le nouveau régime reste celle concernant Jaynet Kabila, la sœur jumelle de l’ancien président. En effet, selon des indiscrétions, elle aurait été interpellée pour un « contrôle » inopiné le 30 janvier 2020 aux heures de midi alors qu’elle devrait prendre un vol en direction de l’Afrique du Sud. Certes « députée nationale » et donc porteuse d’une « immunité parlementaire », son interpellation jugée « vexatoire et humiliante » par ses proches démontre que les temps ont bien changés ; la période des « intouchables » de la République appartenant au passé.

De cette affaire, les indiscrétions expliquent qu’après le contrôle et le bref interrogatoire dont elle a été l’objet par les services de la DGM aéroport de N’Djili, Jaynet Kabila avait finalement été escortée vers son avion en partance pour l’Afrique du Sud.


Chose curieuse, l’agent qui avait procédé à cette action d’interpellation a été auditionné par le Conseil National de Sécurité dirigé par François Beya Kasonga, le conseiller à la sécurité de Félix Tshisekedi.

Considérée comme « une provocation de trop » par le FCC de kabila en coalition avec le CACH de Tshisekedi lors de sa réunion du 5 février 2020 et à laquelle l’on avait décidé de ne pas répliquer pour envenimer encore l’état des relations entre-eux, cette affaire Jaynet Kabila a coïncidé avec une autre : celle du « transfert d’une partie des stocks d’armes et autre artillerie encore entreposés dans la résidence de l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila à GLM non loin Du Fleuve Hôtel ».

Ces armes ont été ramenées à la Cité de l’Union Africaine où réside officiellement le nouveau président de la république Félix Tshisekedi.

Et ils sont encore nombreux les détenteurs de ce « fameux » passeport diplomatique qui devront rendre le « sésame » et ainsi redevenir comme le commun de mortel des congolais en matière de document de voyage ordinaire ; pourvu que la procédure de retrait engagée par les nouvelles autorités du pays ne s’arrête pas.

Roger Diku et Thaddée Luaba Wa Ba Mabungi
Afriwave
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