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L’affaire de Ne Muanda Nsemi a été une aubaine pour certains députés nationaux et provinciaux du Kongo central, notamment Albert-Fabrice Puela, Modero Nsimba, Papy Matenzolo, Nelly Mwinga, Papy Mambo, avec à leur tête Pierre-Anatole Matusila, président de l’Assemblée provinciale du Kongo central, de faire ce qui paraît comme un «raccordement frauduleux» dans leur lecture de la situation et exigences vis-à-vis des autorités de Kinshasa en ce qui concerne le gouverneur Atou Matubuana.

En effet, dans leur déclaration politique ce lundi 27 avril au Palais du peuple pour fustiger le traitement «dégradant» qu’a subi le leader du Bundu dia Mayala lors de son arrestation vendredi 24 avril dernier par les forces de l’ordre, ces parlementaires ont dénoncé la nonchalance des autorités de Kinshasa de résoudre la crise politique qui perdure depuis le 28 août 2019 dans leur province, allusion faite à la présence d’Atou Matubuana comme gouverneur à la tête du Kongo central. «Comment comprendre qu’une personne ayant perdue toute légitimité et légalité puisse être l’acteur principal pour résoudre cette crise ?», s’interrogent-ils, en exigeant, sans aller par quatre chemins, la prise d’acte par le président de la république, de sa déchéance décidée depuis le 4 décembre 2019.





Non sans chantages, Pierre-Anatole et les siens, menacent tacitement : «Le Kongo central étant l’une de 3 premières contributrices au Budget du Pouvoir central mérite d’être traité avec considération, à l’instar de deux autres provinces. Nous souhaiterions que le Pouvoir central commence à tenir compte de la montée des frustrations du peuple Kongo qui pourraient avoir des conséquences politiques néfastes pour l’avenir politique de son Excellence monsieur Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo, président de la république, dans cette province dont l’importance géostratégique n’est plus à démontrer».

S’agissant de l’affaire Ne Muanda NSemi proprement dite, ils ont exigé sa soumission à des examens médicaux appropriés pour déterminer le degré de son éventuelle responsabilité pénale et morale; le droit à un procès juste et équitable pour lui et ses adeptes incriminés; la prise en compte de certaines de ses revendications légales et légitimes par les pouvoirs publics; la suspension, à titre conservatoire, du commissaire provincial de la police du Kongo central, du Redoc et de ses adjoints pour avoir failli à leur devoir d’Etat; des enquêtes parlementaires sérieuses tant nationale que provinciale afin qu’éclate toute la vérité sur cette affaire de Bundu dia Mayala.


Par Owandi.
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