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La lutte contre la corruption semble avoir pris un coup d’accélérateur ces dernières semaines. C’est du moins le message que veut faire passer le régime Tshisekedi qui, selon certaines indiscrétions, met la pression sur l’appareil judiciaire de la République Démocratique du Congo pour que les pilleurs des deniers publics soient mis hors circuit. L’arrestation de Vital Kamerhe, l’homme de la cour, aurait donc servi de point de départ de cette campagne.

Démarche fortement applaudie par ceux qui attendaient des « signaux forts » de Fatshi, ce vent de nettoyage ne manque pourtant pas de susciter le débat car, pour de nombreux observateurs, les intérêts politiques et les règlements de compte ne sont jamais bien loin.

Les partisans de Vital Kamerhe dénoncent ainsi une cabale dont le seul objectif est d’éteindre leur leader qui nourrit, il est vrai, des sérieuses ambitions pour 2023.

Et puis il y a ce côté justice sélective qui met mal à l’aise l’opinion qui attend de voir jusqu’où ira cette détermination à lutter contre la corruption.




Les doutes sont déjà nombreux d’autant que la Présidence de la République elle-même est pointée du doigt pour s’être embourbée dans une gestion catastrophique des deniers publics. Au cœur des préoccupations, il y a, entre autres, la reconstruction du palais présidentiel dont le montant déjà décaissé s’élève à 180 millions de dollars.

Le problème c’est que ce palais à construire ou à reconstruire n’a pas encore vu le jour. L’argent se serait donc évaporé et il semblerait que Vital Kamerhe n’est pas concerné par cette moisson abondante.

Les longues mains se trouveraient vraisemblablement dans le cercle direct de Fatshi. Toucher à ce dossier c’est donc allumer un feu au milieu de la maison car le Président de la République pourrait ne pas en sortir indemne.

Après la pression qu’elle subit du camp de Fatshi, la justice congolaise s’expose à la foudre du peuple qui refuse toute instrumentalisation politique. Le risque est énorme pour le chef de l’état, observe le politologue Michel Bukasa, pour qui le numéro un congolais joue son avenir électoral. Pourra-t-il aller jusqu’au bout et donner un coup de balai devant sa propre porte ou l’opération mains propres ne continuera qu’à viser certains dossiers hautement politiques, s’interroge-t-il.

Ce montant colossal englouti dans un palais présidentiel aujourd’hui invisible aurait sans doute été d’une grande utilité dans la mise en œuvre de la politique de la gratuité de l’enseignement. Hélas, la corruption qui a élu domicile au sommet de l’état congolais profite à un tout autre agenda bien éloigné des slogans et des phrases mobilisatrices, rappelle le politologue Bukasa. Il est évident que le mal est plus profond qu’on ne l’imagine car, entretemps, la justice aurait opté la diversion avec un focus sur certains cadres du FCC.


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