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Après des révélations faites par certains médias sur la « vente » du Terill de Lubumbashi, longtemps connu comme propriété de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), des voix ne cessent de se lever soit pour dénoncer un acte « illégal », soit pour justifier un patrimoine régulièrement cédé à une société privée.

Dans un communiqué rendu public à ce sujet, les autorités de la Gécamines ont indiqué que « le Terril de Lubumbashi n’a fait l’objet d’aucune vente ni à monsieur Albert Yuma ni à une autre personne ». Pour le Conseil d’administration de la Gécamines, le protocole-cadre auquel il est fait référence dans certains médias, « fait partie des contrats signés en vue de finaliser la filialisation de STL, société appartenant à 100% à Gécamines ».

La Gécamines, pour de multiples raisons,notamment organisationnelles, managériales et économiques liées aux contraintes spécifiques d’un four unique en son genre, qui doit fonctionner 24h sur 24 et 7j sur 7, a décidé de lui accorder le cadre juridique indispensable à sa nécessaire autonomie de gestion opérationnelle qui ne s’accommode pas des contraintes organisationnelles qui pèsent encore sur Gécamines. Raison pour laquelle l’entreprise a décidé de filialiser complètement STL, en lui transférant non seulement le four, pour lequel la Gécamines a versé une indemnité et les contrats de vente noués avec les partenaires, ainsi que les dettes qui avaient permis le rachat du four.

Pour leur part, les organisations syndicales de la Gécamines ne l’entendent pas de cette oreille. Dans une correspondance adressée au président du conseil d’administration, les délégués de différents syndicats représentatifs à la Gécamines et au bureau syndical permanent s’opposent à cette démarche.

« Nous venons d’apprendre avec beaucoup de regrets qu’un protocole cadre de cession de notre filiale STL était signé en date du 20 décembre 2019 pour que celle-ci puisse exercer en son propre nom et pour son propre compte…Nous exigeons l’annulation pure et simple de cette vente »,ont indiqué les syndicalistes.

Dans les milieux des organisations de la Société civile, l’on ne cesse de réclamer l’annulation de cette cession qualifiée parfois de « frauduleuse ».
« L’ACAJ prie le Premier ministre de faire annuler la cession frauduleuse des actifs de la Gécamines liés à l’exploitation du Terril de Lubumbashi, signée le 20 décembre 2019. La prédation de cette société publique se poursuit et nous détenons plusieurs preuves », a fait savoir, via son compte Twitter, le président de l’Association pour l’action à la justice (ACAJ), Georges Kapiamba.








Pour sa part, Jean Claude Katende de la Voix des Sans Voix n’a pas caché son indignation. « Monsieur Albert Yuma au centre d’un scandale financier », a-t-il écrit sur sa page Facebook. « Le protocole cadre de cession des actifs liés à l’exploitation du terril de Lubumbashi…met monsieur Albert Yuma dans un conflit d’intérêt sans précédent. [...] Par ce protocole, la Gécamines représentée par Monsieur Albert YUMA, Président du Conseil d’administration vend à la Société Congolaise pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL) représentée par le même Monsieur Albert YUMA MULIMBI, Président, ses machines et matériels, stocks et droits fonciers pour un montant global 89.737.811 USD. [...] Ce type de montage financier nous permet de nous questionner sur la légalité et la transparence de toutes les opérations financières dans lesquelles Monsieur Albert YUMA MULIMBI est impliqué au nom de la Gécamines. [...] Ce type de protocole ne peut être signé qu’en RDC… », s’est-il indigné.

Avant de s'interroger sur ce contrat : « 1. Comment une même personne peut représenter le vendeur (Gécamines) et l’acheteur (STL) dans une opération aussi importante ? Elle est à la fois juge et partie. 2. Est-ce que les biens vendus par la Gécamines à la STL ont été évalués à leur juste valeur ; 3. Qui sont les actionnaires de la STL pour bénéficier de tels avantages au détriment de l’Etat congolais ? 4. A quoi la Gécamines a affecté cette somme importante encaissée ? » Et de demander l'ouverture d'une enquête à ce sujet. « Je demande au Président Félix TSHISEKEDI de faire ouvrir une enquête sur ce scandale et de prendre la mesure provisoire de suspendre Monsieur Albert YUMA MULIMBI de tes fonctions au sein de la Gécamines » car, selon lui, « La République ne peut plus fonctionner de cette façon. »

Toutefois, selon le communiqué publié par la Gécamines, cette cession s'est faite dans le respect de la légalité et des procédures en vigueur dans cette société minière étatique. « [...] concernant le respect de la légalité ou le processus de transfert d’actifs, GECAMINES tient à préciser que : 1. Le processus de double signature, qui s’impose à GECAMINES ne s’impose pas aux Sociétés par Actions Simplifiées (SAS) contrairement à ce qui est décrit comme étant un "premier couac". 2. Le processus de cession des actifs a été réalisé avec l’appui d’un cabinet juridique international associé à un cabinet d’audit international et à la direction financière de GECAMINES. »

A noter également que jeudi, la Gécamines avait révélé avoir été victime d’un cambriolage dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril 2020 au siège social de STL déplorant « le seul vol de l’ordinateur du directeur financier de sa société filiale. »

Pour cette entreprise d’Etat, tous ces évènements font partie d’une « campagne orchestrée pour nuire aux intérêts de l’entreprise et de sa filiale STL ainsi qu’à ceux de ses travailleurs (que l’on s’efforce désormais de manipuler à coups de mensonge) et de ses dirigeants, que l’on voudrait voir en difficulté avec la justice » et d’affirmer en outre avoir saisi « la justice pour examiner les faits et appliquer la loi. »


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