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* «Les opérations de guerre relevant du commandant suprême des Fardc, s’attaquer au ministre de la Défense, c’est s’en prendre indirectement au Chef de l’Etat», juge un analyste.
Une pétition assortie d'une motion de défiance contre le ministre de la Défense, Aimé Ngoie Mukena, serait en gestation à l’Assemblée nationale, apprend Forum des As, de sources qualifiées. Si cette démarche rentre dans le cadre du contrôle parlementaire, prérogative constitutionnellement reconnue à tout député national ou à tout sénateur, l’initiative contre le patron de la Défense pose déjà
problème.
Vu des analystes, la motion de défiance contre le ministre Aimé Ngoie Mukena sent de l’acharnement à mille lieues, quand don sait ce dernier a été entendu le 21 mai dernier à la Commission Défense et sécurité de la Chambre. Il y sera encore ce jeudi 4 juin pour répondre aux préoccupations et questions des députés nationaux membres de ladite Commission. Pendant que cette procédure est en cours, voilà qu’une motion s’annonce contre lui. Et donc, rien qu’à ce niveau, ca pose un vrai problème de forme.









UNE ATTAQUE PAR PROCURATION CONTRE LE CHEF DE L’ETAT ?
Ce qu’il faut peut-être rappeler ici, est que la Défense comporte deux aspects. A savoir la mise en condition et la mise en oeuvre. Pour si peu qu’il paraisse superfétatoire aux yeux des experts, ce rappel vaut son pesant d’or pour éclairer la lanterne de l’opinion. Ce qu’il y a à savoir, c’est que le ministre de la Défense nationale a dans ses prérogatives, la mise en condition. Il s’occupe donc de tout ce qui est d’administration et de logistique.
Par contre, tout ce qui a trait aux opérations sur terrain dépend de la compétence exclusive du commandant suprême des Forces armées de la RD Congo (FARDC), qu’est le Chef de l’Etat. Sur base de cette répartition sans équivoque de prérogatives, des esprits alertes postulent que lorsqu’un député national s’attaque au ministre de la Défense, par rapport à la situation des groupes armés à travers le pays, plus particulièrement dans la partie Est de l’immense territoire congolais, ce dernier s’attaque indirectement au Président de la République, commandant suprême des Fardc. Ca s’appelle rébellion.
A propos justement du ministre de la Défense, il faut rappeler opportunément que quand Aimé Ngoie Mukena prend ses fonctions en septembre 2019, l’opinion aura noté que ce denier avait fait le tour de tous les points chauds du pays. Cette itinérance lui a donc permis d’identifier le vrais problèmes liés aux questions de défense, sécurité (Béni, Bunia, Goma, Lubumbashi, Kolwezi), pour ensuite envisager des solutions appropriées.
JUSQU’AU «TRIANGLE DE LA MORT»
Il importe donc de rappeler que le ministre Ngoie Mukena s’est donc rendu partout jusque dans ce qu’on appelle le «triangle de la mort» pour encourager les troupes loyalistes. Du mois d’octobre à février, des opérations militaires de grande envergure ont été menées dans le grand Nord pour éradiquer les groupes armés actifs dans ce coin du pays. Y compris à Bunia, dans la province d’Ituri où les Fardc avaient littéralement battu l’ennemi. Sauf qu’il s’est posé par la suite de ces opérations, un problème de logistique pour continuer. Des problèmes liés aux difficultés financières que connait le pays depuis plusieurs mois et qui n’échappent pas à la connaissance des élus. Pas donc un secret.
En ce qui concerne le cas de la Zambie, parce que des troupes zambiennes se sont infiltrées depuis un certain temps dans le territoire congolais, précisément vers Moba et qui y occupent certaines localités, l’option levée a été celle de la diplomatie. Tout en mettant les troupes de l’armée congolaise en alerte maximale. Dans ces conditions, l’option armée ne devrait être levée qu’en cas d’échec de la voie diplomatique préconisée comme piste royale d’issue à ce problème de sécurité à l’intérieur du territoire national. A ce jour, on est encore à ce stade. Dans cette logique, le ministre de la Défense nationale a déjà été à Lusaka et à harare au Zimbabwe.
Tout le problème est qu’assez souvent, on confond les attributions du ministère de la Défense avec celles de l'Intérieur de la Police nationale congolaise (PNC). Doit-on également rappeler ici, que le ministère de la Défense, comme l’indique si bien son nom, s’occupe essentiellement de la défense de l’intégrité du territoire congolais, en cela compris les neuf frontières nationales. Le but étant de mettre le pays à l’abri de toute attaque éventuelle venant de l’extérieur.









Toujours dans les missions qui sont les siennes, le ministère de la Défense est fondé de mener la guerre lors que le pays est attaqué. En revanche, la Police nationale qui relève du ministère de l’Intérieur et sécurité, s’occupe justement de la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du pays. Donc, il y a des missions qui relèvent de la Sécurité. D’où, son appellation de ministère de l’Intérieur et sécurité. On rappelle, par exemple que sous feu M’Zee Laurent-Désiré Kabila, on avait même ajouté « ordre public ». Et le ministère s’appelait autrefois ministère de l’Intérieur, sécurité et de l’ordre public.
Partant, il existe des questions relevant de la sécurité et de l’ordre public qui sont les attributions constitutionnelles du ministère de tutelle. D’ores et déjà, des observateurs jugent que cet éclairage conceptuel met à nu, le vice de forme contenu dans la motion de défiance contre le ministre de la Défense. Evoquant le principe fondamental du droit qui postule que la forme corrompt tout, plus d’un analyste estime que l’initiative contre Aimé Ngoie Mukena est non avenue. Grevisse KABREL
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