Liens commerciaux
Collecte des fonds pour soutenir Sango ya Congo.
Il suffit de cliquer sur ce lien 👇👇👇👇 pour transférer votre argent.

0
Lundi 1er juin dernier, au cimetière municipal de Benseke-Futi, dans les faubourgs de la ville de Kinshasa sur la route du Kongo central, la tombe de Floribert Chebeya Bahizire dit « Flory », ancien directeur exécutif de la VSV, a reçu du monde. C’est à l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire du double assassinat de ces deux activistes des droits de l’homme à savoir Chebeya et son compagnon d’infortune Fidèle Bazana Edadi, chargé du Dispatching-courrier, un certain 1er juin 2010, dans les installations de l’Inspection générale de la Police (PNC) alors dirigée par le général John Numbi Tambo.
Voici dix ans que chaque 1er juin de l’année commence toujours par ce recueillement devant la tombe modeste de Floribert Chebeya Bahizire dominé par les pleurs de douleur et aussi des tonnes de larmes que déverse Mme Adélaïde Chebeya, la sœur ainée de Floribert qui l’a élevé comme un fils. C’est donc une maman qui est doublement éplorée par ce double assassinat.
Cependant, il sied de noter que la commémoration de cette année se déroule différemment, dans le contexte du Covid-19 et l’état d’urgence qui s’en suit pour imposer l’observance des mesures-barrières. D’où l’atmosphère de guerre. Ce qui a eu pour effet négatif de voir disparaître dans le séquençage de la journée certaines phases-clé de la commémoration comme la célébration eucharistique (messe) pour invoquer l’action des grâces au Très-Haut. Il n’y avait pas non plus devant la tombe, comme lors des autres commémorations des diplomates occidentaux, des officiels de l’ONU dont la Monusco et le Bureau conjoint des droits de l’homme. Le Gouvernement congolais n’était pas non plus représenté et encore moins la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)







La cérémonie a commencé par la prière afin de mettre tout entre les mains de Dieu. S’en est suivi le dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de l’illustre défenseur des droits de l’homme et ensuite aux différents messages de la commémoration de ce dixième anniversaire où tous les orateurs qui se sont exprimés ont exigé au nouveau Président de la république, Félix Tshisekedi, en sa qualité de magistrat suprême d’ordonner la réouverture du procès de Floribert Chebeya qu’ils ont qualifié de déni de justice.
Première à prendre la parole côté famille biologique de Floribert Chebeya, sa grande sœur Adélaïde Chebeya Chibalonza. Avec amertume, elle parle, à juste titre, d’un anniversaire de mauvais goût. Puis, elle décrit avec minutie la scène du double assassinat de ces deux activistes des droits de l’homme à l’Inspection général de la Police.
Quant au procès qui s’est déroulé, en sa présence, à la Haute cour militaire, Adélaïde Chebeya Chibalonza loue le professionnalisme dont ont fait preuve les magistrats militaires qui ont siégé au premier degré d’instance. En effet, en première instance, la Cour militaire a conclu qu’il s’agissait bien d’un crime d’Etat. En outre, les prévenus ont été condamnés pour assassinat, enlèvement et association des malfaiteurs.
Ce qui n’est pas le cas au deuxième degré où Adélaïde Chebeya Chibalonza constate que l’objectif poursuivi était "d’étouffer la vérité". Elle avait l’impression qu’il y avait une main noire pour manipuler tout le cours du procès. D’où des tergiversations qui ont malheureusement transformé le procès en une mascarade récréative.
Mais la sœur aînée de Floribert Chebeya est convaincue que tôt ou tard, la vérité finira par triompher. Raison pour laquelle la famille biologique de Floribert Chebeya lance un cri de détresse aux nouvelles autorités pour la réouverture du procès pour que toute personne impliquée dans cet ignoble double-assassinat soit jugée sans complaisance et condamnée aux lourdes peines.
Est venu le tour du représentant de la famille de Fidèle Bazana Edadi qui parle d’un anniversaire de mauvais goût, du goût du sang. Il s’agit d’un crime odieux perpétré dans les installations de l’Inspection générale de la Police.








Par ailleurs, la famille de Fidèle Bazana Edadi avait fondé tous ses espoirs sur l’établissement d’un Etat de droit en RDC avec l’avènement de Félix Tshisekedi. Mais mal lui en a pris lorsqu’elle l’a entendu, de sa propre bouche, refuser catégoriquement de fouiner dans le passé. La famille évoque le corps de Fidèle Bazana Edadi qui a été livré aux chiens et enterré dans une fosse commune dans la commune de Mont-Ngafula. La famille réclame à l’Etat congolais de trouver le corps de Bazana Edadi pour leur permettre enfin d’organiser le deuil.
Est venu le tour de la VSV par son directeur exécutif, Rostin Manketa Nkwayata pour qui ce moment ne constitue ni plus, ni moins qu’une occasion pour raviver la mémoire de l’opinion sur la lutte que Chebeya et Bazana avaient menée. Il s’agit donc d’un message fort et clair aux autorités congolaises que la VSV tout comme les autres ONGD sont dans l’attente d’une justice équitable en leur faveur.
Le directeur exécutif de la VSV décrit ces dix ans comme une période où justice n’a jamais été rendue à Chebeya et Bazana. C’est là où l’actuel Président de la république Félix Tshisekedi doit donner un signal fort en ordonnant la réouverture du procès.
La cérémonie a pris fin par le mot de Jonas Tshiombela de la NSCC qui plaide pour l’avènement d’un Etat de droit qui verra une RDC sans intouchables. Le souci de tous ici rassemblés, assure-t-il, c’est qu’il y ait la recherche de la vérité dans cette affaire. On réclame la justice. Rien que la justice. Pour le coordonnateur de la NSCC, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana sont morts mais ils sont vivants.


KANDOLO M.
LIENS COMMERCIAUX

Post a comment Disqus

[VIDEOS][carouselslide][animated][20]

[Musique][vertical][animated][30]

 
Top