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L’économiste congolais, Noël Tshiani, a réagi suite à la baisse constatée du taux de la monnaie américaine, le Dollar face au Franc congolais.

« Je salue la baisse du taux de change du $ par rapport au FC (de 2030 FC à 1500 pour $1). Ceci est le résultat d’une injection des $ sur le marché par la BCC qui a, par la même occasion, épongé la surliquidité des FC après injonctions par le président Félix Tshisekedi. La Banque Centrale du Congo a agi en sapeur pompier », estime Noël Tshiani.

L’auteur du plan Marshall pour la reconstruction de la RDC déclare que la BCC est la source de nos problèmes.

« En faisant la planche à billet, elle provoque la dépréciation monétaire, suscite l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat. En injectant le Dollar sur le marché et en absorbant le Franc congolais, elle a créé l’appréciation du FC. « Est-ce durable? » S’interroge-t-il.

Et de poursuivre:

« Pourquoi la BCC est-elle vite intervenue sur le marché de change pour provoquer l’appréciation artificielle du Franc?

Le candidat président à l’élection de 2018 donne deux raisons:

  • premièrement, la crainte d’une action par le président de la République contre les dirigeants de la BCC;
  • deuxièmement, la menace d’une manifestation, le 5 ooût, pour réclamer la démission du gouvernement de la BCC.

Selon lui, « une banque centrale sérieuse ne devrait pas attendre les injonctions du président de la République avant d’intervenir sur le marché de change pour stabiliser le taux de change.

« En agissant ainsi, la BCC démontre son incompétence quant à la conduite de la politique monétaire et de change », indique Noël Tshiani Madiamvita.

Il estime, en outre, que les fondamentaux de l’économie ne justifient pas une appréciation du Franc congolais par rapport au Dollar américain.

« L’appréciation du Franc congolais résulte de la spéculation et d’une intervention de la BCC sur le marché. Mais les réserves en $ ne justifieraient pas une intervention soutenue de la BCC sur le marché », conclut-il dans son analyse.

Du côté de la BCC, on justifie cette baisse du taux de change par la loi de l’offre et de la demande.

« C’est la loi de l’offre et de la demande qui produit les effets. Il y a moins de francs congolais et le niveau de l’offre de la devise commence à augmenter », a expliqué, sur TOP CONGO FM, Jean-Louis Kayembe. 

Il déplore, par la même occasion, la « spéculation des cambistes », mais rassure qu' »il y aura un moment où le taux sera stable ».

Bien que « les cambistes spéculent à la baisse, comme ils speculaient à la hausse », le DG de la BCC relève tout de même qu' »avec toutes les mesures qui étaient prises, il était normal que le Franc congolais s’apprécie », indique le DG de la BCC.

Il sied de rappeller qu’au cours de la 41ème réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 24 juillet 2020, « le chef de l’Etat avait réitéré l’instruction qu’il avait déjà donnée au Premier ministre de veiller à ce que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque Centrale du Congo qui ont la responsabilité de la stabilité de notre monnaie, prennent les mesures appropriées pour arrêter la dépréciation » du Francs congolais.

Parce que « le pouvoir d’achat de nos compatriotes, principalement les couches sociales les plus vulnérables et les masses populaires laborieuses qui subissent de plein fouet la dépréciation monétaire, continue de baisser depuis un certain temps ».

Thierry Mfundu

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