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Les Nations unies en République démocratique du Congo ont avancé vendredi un bilan provisoire moins élevé des deux massacres en Ituri (nord-est) que celui des autorités congolaises qui ont parlé de 58 victimes.

« Nous n’avons pas confirmation des chiffres« , a indiqué une source onusienne à l’AFP. « Pour l’instant, on peut confirmer que le 9 septembre, il y a eu 12 personnes qui ont été tuées« .
Le ministre provincial de l’Intérieur Adjio Gidi avait précisé jeudi à l’AFP que 23 personnes avaient été tuées mardi 8 puis 35 jeudi 10 septembre, en territoire d’Irumu dans le sud de l’Ituri.
Le ministre provincial avait attribué ce double massacre au groupe armé d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF).
« Il ne nous semble pas que cela soit les ADF« , poursuit la source onusienne, selon laquelle les violences seraient liées à « des conflits inter-communautaires« . Les victimes seraient une communauté hutue présente dans la région.
Les ADF ont tout de même mené des attaques dans la zone le 5 et le 6 septembre « avec deux personnes qui ont été tuées« , et le 8 « avec trois qui ont été tuées« , de sources onusiennes.
Une brigade de réaction rapide de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) « s’est rendue sur place jeudi avec l’armée congolaise. Nous allons envoyer une mission conjointe la semaine prochaine », ajoute-t-on.
« Certaines sources attribuent les tueries aux conflits inter-communautaires entre Nande-Nyali et les Hutus accusés d’être la source de l’insécurité et d’envahir leurs terres« , selon une autre source onusienne.
« Le 8 septembre et le 10 septembre, il y a eu des attaques, je confirme« , a déclaré le ministre provincial de l’Intérieur, de nouveau joint par l’AFP vendredi soir.
« Peu importe les chiffres, il faut savoir qu’il y a eu des massacres. On a tué des gens. Les gens se sont déplacés« , a-t-il ajouté, allusion aux civils qui fuient les violences. « Nous présumons que ce sont les ADF, parce qu’ils sont très actifs » dans la zone, a-t-il ajouté sur les auteurs.
Les Nations unies étudient avec les autorités locales « les possibilités de descendre sur le terrain pour vérifier si toutes les données reçues sont exactes« , a-t-il dit.
Les événements ont eu lieu dans « la zone de Tshabi, une zone forestière donc les recherches sont très difficiles« , avait indiqué jeudi une source de la société civile.
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