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La prestation controversée des trois juges de la Cour Constitutionnelle a eu lieu ce 21 octobre 2020 devant Félix Tshisekedi dans un Palais du peuple qu’avaient séché la majorité des députés et sénateurs du Front Commun pour le Congo (FCC) sur un mot d’ordre leur donné la veille. Outre ces derniers, il sied de remarquer l’absence d’une autre composante non moins importante dans une cérémonie hautement officielle comme celle-ci, à savoir les ambassadeurs accrédités à Kinshasa. En effet, pour le FCC, les chefs de mission diplomatiques ont majoritairement boudé l’hémicycle de l’Assemblée nationale suite au malaise national observé par la situation de passage en force de la Présidence de la République face à la proposition de dialogue institutionnel lui offerte par le Parlement. Étaient uniquement visibles, les ambassdeurs étiquetés pro-Fatshi dont Mike Hammer des États-Unis et Vincent Karega du Rwanda. Les ambassadeurs des pays membres du Conseil de Sécurité à savoir les P5 dont la Chine, la Russie, la Grande Bretagne et la France ont séché la cérémonie et se sont faits représenter à faible niveau des attachés ou conseillers. 

 Plus grave, fait remarquer le FCC, aucun ambassadeur de l’Union Européenne à Kinshasa soit 15 pays représentés n’a été vu au Palais du Peuple en commençant par leur chef de délégation, le charmant diplomate français Jean-Marc Chataigner, les plénipotentiaires du Roi Philippe de Belgique, destination européenne favorite de l’actuel chef de l’état congolais, d’Angela Merkel ou de la Couronne Suédoise. Ni la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, l’algérienne Leila Zerrougi ni son adjoint n’ont été aperçus sur les bancs du Palais du Peuple. Bouderie passagère ou rupture entre un président qui se présente charmeur à l’étranger mais liberticide à l’intérieur ?, s’interroge un cadre du FCC qui s’est confié à Scooprdc.net.


 «Le niveau de représentation diplomatique dans un pays ou dans une cérémonie est un message politique à décrypter subtilement qui permet de savoir si un pays vous soutient ou pas», affirme l’interlocuteur du média en ligne avant de donner un exemple : «tous les pays africains et arabes avaient boycotté la cérémonie d’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem car n’y adhérant pas. Sommes-nous dans ce cas d’espèce?» Selon un autre cadre du FCC, « le forcing fait par la Présidence de la République dans ce dossier depuis la démission controversée du président de la Cour et la nomination querellée des deux juges n’est pas de nature à consolider la fragile paix sociale congolaise et nous ne pouvons y souscrire comme pays défenseurs de l’état de droit ».


 Pour lui, « alors que la prison de Béni a été attaquée par l’état islamique nécessitant une union nationale face aux terroristes comme la France la connaît avec le décapitement du professeur, celui qui devait créer les conditions de concorde nationale, affaiblit encore plus l’unité nationale par cette affaire. Alors qu’il a été élu sur une promesse de rétablir l’état de droit, le Président Tshisekedi semble accumuler de plus en plus de tâches noires sur le plan des libertés et droits souvent répertoriées par Human Right Watch, Journaliste en Danger ou encore le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme». Et de s’interroger : «Est-ce la fin de l’état de grâce diplomatique pour le fils de Sphinx ?». Wait and see.

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