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Une semaine, jour pour jour, après le discours solennel du chef de l’Etat, M. Félix Tshisekedi Tshilombo, annonçant l’organisation prochaine des consultations destinées à la reconfiguration du paysage politique national, Samy Badibanga a décidé de donner de la voix. L’ancien Premier ministre soutient pleinement cette initiative et invite l’opinion nationale et le peuple congolais à saisir la pertinence de la démarche car, finalement, la politique est censée être une activité au service de la population.


C’est l’un des poids lourds de la planète Tshisekedi, l’une des égéries du camp présidentiel. Premier Vice-président du Sénat et ancien Premier ministre, Samy Badibanga Ntita est la personne la mieux  placée dans les institutions issue du CACH après le chef de l’Etat lui-même. Autant dire toute la portée de ses interventions lorsqu’il décide de livrer sa parole – une parole réputée pour sa rareté. En fin de semaine dernière, c’est autour d’un panel de journalistes triés sur le volet qu’il s’est livré à la presse. Objet : les consultations initiées par le président de la République. Outre qu’il en fait une analyse politique dans un champ pluridisciplinaire, et une approche institutionnaliste examinant principalement la situation politique de l’heure par rapport au fonctionnement des institutions, il apporte un soutien de taille et non équivoque au président de la République, en expliquant leur bien-fondé dans la situation politique actuelle.




«L’ensemble des institutions, des politiques publiques, des accords ne sont que des moyens à la disposition des acteurs pour accomplir leur devoir sacré de servir le peuple . Quand on comprend cela, on peut alors intégrer l’autre corollaire, à savoir la nécessité d’évaluer l’efficacité de ces choix au regard des résultats obtenus», nous déclare-t-il avec sa sérénité légendaire.

Engagement pour le bien du peuple

Avant de renchérir : «Les deux axes vont de pair. L’action et la réflexion sont les deux paradigmes de la vie politique. Le Président Félix Antoine Tshisekedi se devait de poser un regard critique sur sa propre action afin de l’évaluer au prorata de la satisfaction de la population. Car, le sens de son engagement est lié à la puissance et à l’efficacité des actions menées pour le peuple, ultime destinataire de l’action de bonne gouvernance. Il faut reconnaitre là les signes d’un grand homme d’Etat, qui refuse tout culte de la personnalité liée à l’auto satisfaction et qui accepte les résultats d’une analyse froide pour vaincre éventuellement les écueils dans sa gouvernance». Les mots sont forts et la terminologie bien choisie.

Poursuivant sa réflexion, Samy Badibanga invite «toute personne éprise d’amour et de paix pour le pays» non seulement à encourager la démarche présidentielle, mais aussi d’y participer si la demande lui est faite, car, ajoute-t-il, il s’agit de conserver les chances de changement qualitatif de la gouvernance de la Nation dans cette période post première alternance. «Il est loin du Président l’idée de construire des conditions d’une dictature comme certains tentent de le faire croire», déclare M. Badibanga, qui considère ce genre d’insinuations comme «une pensée négative qui serait en contradiction avec la démarche menée jusqu’ à ce jour pour l’instauration d’un Etat de droit et la démocratie participative».



Le patron des Progressistes, un regroupement membre de la grande famille UDPS, rappelle aux acteurs politiques que, tout au long de son histoire, la RDC a été bâtie sur une recherche permanente du consensus et a ses plus belles pages écrites grâce à une recherche acharnée du bonheur de tous par un renoncement aux solutions particulières. «Si nous revisitons les grandes étapes de notre histoire, depuis l’accession du pays à l’indépendance jusqu’à ce jour, la recherche du consensus est une constante permanente. Déjà, il a fallu une union sacrée pour sortir le pays de l’esclavage de la colonisation et obtenir la souveraineté nationale et internationale», soutient Samy Badibanga.

Avant de souligner que ceux qui n’auront pas saisi la quintessence de cette démarche présidentielle dans ce qu’elle a de noble et de profondément politique vont poser des actes antinomiques du progrès collectif. Raison pour laquelle, il espère que chaque camp politique, sans pour autant se renier, soit capable d’adopter une éthique de responsabilité afin de conduire le pays sur les sentiers de l’espérance, vers son ambition de grandeur.

La Pros.

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