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Le président de la République a poursuivi ses consultations hier mardi 3 novembre 2020 au Palais de la Nation.

Il a reçu pour la journée d'hier plusieurs organisations de la société civile, particulièrement celles qui œuvrent dans le domaine de droit de l'homme.

Contrairement à la majeure partie des activistes de la société civile qui ont proposé la requalification de la nouvelle majorité à l'Assemblée nationale avec comme conséquence collatérale la rupture de la coalition FCC- CACH, une frange de la société civile conduite par Christopher Ngoyi n'a juré que par la dissolution de l'Assemblée nationale.

Pour Christopher Ngoyi, la dissolution de l'Assemblée nationale devient inéluctable dans le contexte actuel pour sortir de la crise.

Concernant le financement des élections législatives anticipées qui doivent se tenir endéans 90 jours après la dissolution de l'Assemblée nationale, Christopher estime que les contribuables congolais qui ont pris en charge la globalité du financement des élections en 2018 sera de nouveau mis en contribution.

On apprend que pendant les conversations, Félix Tshisekedi a fait savoir à ses hôtes qu'il n'excluait aucun cas de figure à l'issue des consultations nationales.

Il entend faire de la dissolution de l'Assemblée nationale l'ultime recours dans l'hypothèse ou toutes les autres pistes pour sortir de l'impasse montreront leurs limites.

A travers cette réponse aux tenant de la dissolution de l'Assemblée, Félix Tshisekedi est bien conscient constant, les moyens pour organiser les élections législatives anticipées dans un pays qui a connu la crise covid ne seront pas facile à trouver 90 jours après la dissolution de l'Assemblée.

En consultant le lundi 2 novembre dernier, le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Corneille Nangaa à l'ouverture, le chef de l'État a bien voulu s'imprégner de la situation avant d'envisager une quelconque dissolution de l'Assemblée.

En plus du financement des élections, la question de la désignation de nouveaux animateurs de la CENI pour organiser les élections demeurent un autre challenge.

A l'issue de l'entretien avec le président de la République, Corneille Nangaa a déclaré que si le Chef de l'État décide de dissoudre l'Assemblée nationale, son institution d'appui à la démocratie sera dans l'obligation d'organiser les élections sans lui, étant donné qu'il est avec son bureau démissionnaire.

Le président sortant de la CENI attend donc impatiemment son successeur pour passer le flambeau.

Entériné par l'Assemblée nationale, le dossier de Ronsard Malonga continue à souffrir sur la table du chef de l'Etat.

Dans une correspondance adressée à la présidente de l'Assemblée nationale, Félix Tshisekedi avait ouvertement fait savoir à Jeanine Mabunda qu'il était dans l'impossibilité d'investir, Ronsard Malonda désigné par les confessions religieuses pour succéder à Corneille Nangaa suite aux contestations de la rue.

Dans le même registre, les langues se délient pour exiger la réforme de la CENI comme préalable avant la désignation de ces animateurs.

Une proposition de loi portant sur la réforme de la CENI déposée par Christophe Lutundula a été inscrite parmi les matières de la session en cours à l'Assemblée nationale.
Eric Wemba
Forum des As
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