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"La ligne qui prend en charge l'ancien Président de la République (Joseph Kabila) n'émarge pas du budget de la Présidence de la République, mais plutôt du ministère du Budget", révèle le ministre des Finances, Sele Yalaghuli, invité du Magazine TOP PRESSE sur TOP CONGO FM.

Et pourtant, Marcellin Bilomba, principal conseiller économique et financier du Président Félix Tshisekedi affirmait tout le contraire, soutenant que "le budget 2019 n'avait pas prévu, par exemple, (la prise en charge) du sénateur à vie qui est sous la charge (par conséquent) de la présidence" de la République. 

Marcellin Bilomba avait encore laissé entendre, sans dévoiler les chiffres, que les sommes payées à l'ex-Chef d'État étaient "exorbitantes".

En réponse, Sele Yalaghuli, qui dit ne pas être personnellement gêné par ce traitement, note que "la politique salariale est décidée au ministère du Budget. Le ministère des Finances se trouve au pôle d'exécution de cette politique conçue par le ministère du Budget et qui a fait l'objet d'un vote au niveau de 2 chambres du Parlement".

Kabila coûte 400 millions des Francs Congolais

Sele Yalaghuli avance, sous réserve de vérification puisque n'ayant pas le montant en mémoire, que la prise en charge de l'ancien président de la République "doit être autour de 400 millions de francs congolais le mois".

Et d'ajouter d'emblée : "maintenant, il faut le prendre en dollars américains. Ça se paie trimestriellement comme tous les autres salaires".

Quid du chiffre de 680 000 dollars de salaires qui serait payé à Joseph Kabila, Sele Yalaghuli tranche net et clair, "c'est archifaux".

Par ailleurs, le ministre des Finances révèle que les anciens Premiers ministres touchent eux, "l'équivalent d'environ 10 000 dollars".

Quant aux autres anciens Chefs des corps, l'argentier national répond calmement "ne pas en savoir grand-chose".

Sanctions pour dépassements budgétaires ?

"L'autorité budgétaire, c'est le Parlement. C'est à ce niveau qu'il faudrait poser la question" des sanctions pour les institutions et services qui s'illustrent par des dépassements budgétaires, pointe le ministre des Finances.

Seulement, nuance-t-il, "si les raisons de dépassement sont acceptées par l'autorité budgétaire, le Parlement, pourquoi sanctionnerait-on"?


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