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"La Coalition ne doit pas être une espèce d'oasis où se cachent les criminels", affirme le docteur Dénis Mukwege, prix Nobel de la paix.

À l'issue de son échange de plus d'une heure avec le Chef de l'Etat dans le cadre des consultations nationales, il estime que "ces crimes sont imprescriptibles. Qu'on ne se fasse pas d'illusion. Le temps viendra pour que les morts Congolais aient justice".

Pour lui, "s'il y a dans la Coalition des gens qui ont commis des crimes, vous êtes dans la Coalition et que vous avez commis des crimes, vous devez répondre de ces crimes. Nous avons l'avantage d'avoir un président qui n'a pas trempé dans ces crimes".

Rompre avec le passé 

"Nous avons présenté au président de la République notre point de vue par rapport à cette crise à répétition. Il est clair que pour sortir de cette situation, il faut absolument que nous dirigeants fassent une rupture avec les antivaleurs qui caractérisent notre pays dont la corruption, un système de gouvernance qui a conduit notre pays dans ce chaos et surtout la rupture avec toutes les personnes qui ont commis le crime de violation grave des droits humains, des crimes de sang et économique".

Le Docteur Dénis Mukwege reste convaincu que "la rupture avec le passé doit se faire pour commencer à penser à un avenir meilleur".

Pour y arriver, "il faut une lutte contre l'impunité qui passera par la mise en œuvre des recommandations du rapport Mapping. Il faut faire une autre cartographie qui permettra de cartographier tous les crimes qui ont été commis de 2003 à ces jours, parce que ces crimes continuent".

Ensuite, "il y a la recommandation de la justice transitionnelle qui incluera les mécanismes des poursuites et des jugements internationaux. Ces poursuites devraient être extra-judiciaires, mais aussi judiciaires".

C'est dans ce cadre que "nous avons demandé au président de la République de s'impliquer personnellement afin d'être le porte-flambeau de cette lutte contre l'impunité en demandant au secrétaire général des Nations-Unies de s'adresser au Conseil de sécurité pour la mise en œuvre d'un Tribubal pénal international pour la RDC".

Il faut des institutions apolitiques

"Nous avons évoqué les réformes institutionnelles. Le décollage de notre pays sera toujours hypothétique, si nous n'avons pas de réformes profondes, courageuses et ambitieuses qui vont permettre que nous ayons une Armée, une Police, des services des renseignements tout à fait apolitiques et professionnels".

En ce qui concerne la justice, "nous avons également besoin d'avoir une Cour constitutionnelle et une CENI tout à fait apolitiques. Toutes les crises que nous connaissons (découlent du fait que) chacun veut contrôler les institutions pour se maintenir au pouvoir".

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