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Annoncée avec pompe, la déclaration politique du Front Commun pour le Congo (FCC) de ce dimanche 3 janvier 2021 n’a été que du déjà entendu. En effet, la plateforme de Joseph Kabila est revenue sur l’inviolabilité du siège du Parlement par les militants du l’UDPS et les éléments de forces de sécurité ; sur la violation de la constitution par le président de la République à travers les nominations des juges de la Cour constitutionnelle ; sur l’arrestation de Célestin Tunda ya Kasende ; sur l’immixtion du président de la République dans les affaires des Assemblées provinciales ; sur l’Union sacrée avec sa démarche de la requalification de la majorité parlementaire. Rien de nouveau dans cette déclaration si ce n’est que du rabâchage !

Pleurnichard, le FCC se l’est aussi montré. «Le FCC dénonce et s’inscrit en faux… ; le FCC condamne… ; le FCC s’opposera…», lit-on dans plusieurs paragraphes de cette déclaration qui rappelle bien les formules jadis utilisées par les opposants au régime Kabila pendant 18 ans. Bel exercice démocratique ! Néanmoins, le FCC dit s’associer à toutes les initiatives visant à consolider la jeune démocratie congolaise notamment à travers la revisitation de l’arsenal légal en vue d’y renforcer entre autres l’indépendance et l’impartialité de la Justice de même que les mesures de transparence du processus électoral et de dépolitisation de l’administration territoriale. Ce que la Majorité Présidentielle (MP), l’ancêtre du FCC n’a pas fait malheureusement alors qu’elle avait la Présidence de la République, le Parlement et la Justice entre ses mains.

Bien que certaines de revendications du FCC soient valablement discutables, certains observateurs estiment que les sociétaires de cette plateforme politique alignée derrière le président honoraire Joseph Kabila, ne paient que ce qu’ils ont fait subir aux autres. Non sans raison, ils rappellent la «shadarisation» à outrance dont étaient victimes les assemblées provinciales. Le Kongo central s’est vu terminer la législature passée sans assemblée provinciale, du fait que le PPRD à travers Henri Mova, alors ministre de l’Intérieur, tenait à protéger feu gouverneur Jacques Mbadu de la motion de défiance que les députés provinciaux avaient initiée. L’on est loin d’oublier le piétinement par Emmanuel Shadary de l’arrêt de la Cour constitutionnel réhabilitant le gouverneur déchu Jean-Claude Kazembe au Haut-Katanga. Les exemples sont légion.

Aussi, la violation de la constitution par le président Joseph Kabila était devenu sa seconde nature et sa nourriture quotidienne. Si il avait été respectueux de cette constitution, il n’y aurait pas eu de morts en janvier 2015, de Rossy Mukendi et Thérèse Kapangala tuées, et d’autres violations graves des droits humains. Pour l’instant, les sociétaires du FCC sont en train de purger le karma et c’est le retour de la manivelle.

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